La révolte gronde à Nox, le changement arrive et ça ne plait pas à tout le monde ! Choisissez votre camp et faites le vite, des têtes vont commencer à tomber.
 

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Oh come oooooon ! [Libre]

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MessageSujet: Oh come oooooon ! [Libre]  Jeu 7 Juin - 15:37

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Un pantin se déplaça dans sa direction d’une démarche saccadée et Lucius recula. Il était dans une arène, un endroit de mort, bien sûr, mais il savait qu’il pourrait s’échapper s’il essayait assez fort. On lui jeta une arme et le pantin lui sourit de cette drôle de grimace flippante qui barrait son visage cireux. Il avait un visage familier mais sous cette lumière étrange, il ne le reconnaissait pas. Il n’aurait pu mettre un nom sur cette figure.
Il refusa de prendre l’arme et insulta la foule en délire. Il ne voyait pas leurs visages, juste une masse de corps grouillants et pressés contre les garde fous des gradins. Des sifflets lui répondirent, ainsi que des huées. Pendant ce temps, le corps désarticulé du pantin s’avança un peu plus dans la lumière et Lucius le reconnut aisément, cette fois-ci. C’était Milo. Il tenait un couteau de boucher, ce qui n’était pas anodin.
“Milo ! Qu’est-ce que tu fais ?
- C’est moi qui t’écorcherai, Lucius !”
Il y eut une clameur dans l’arène et il eut un haut le coeur. Des spectateurs se levèrent et se jetèrent dans l’arène. Ils étaient, eux aussi, désarticulés. Il put enfin voir leurs visages. Ils étaient ses amis, pourquoi l’attaquaient-ils ? Les pantins touchèrent le sol en soulevant un nuage de poussière et Lucius toussa un peu. Il se sentit poussé par une forme inconnue et avança, bien contre son avis.
Lorsqu’il mit sa main devant sa bouche alors qu’il toussait de nouveau, il vit qu’elles n’étaient pas normales. Elles étaient ... désarticulées.


En sueur, il se redressa dans son lit. Haletant comme un chien fou, il se laissa tomber sur ses oreillers. Luce gronda près de lui mais il ne se réveilla pas. Son coeur refusait de se calmer. Il avait encore l’impression d’être talonné par une horde de pantins. Il tendit la main vers la cruche d’eau près de son lit mais il ne rencontra que le mur. Oh oui, il était chez Milo et plus au château, depuis un moment.
En grognant, il fit tomber Luce de ses pieds et se leva. Le soleil était encore haut dans le ciel mais il ne pourrait plus se rendormir cette nuit, il le savait. Autant se rendre utile comme il pouvait. Il enfila des vêtements simples - un pantalon foncé et une chemise en flanelle par dessus un maillot de corps gris - puis sortit de la chambre.
En croisant le grand gaillard qui s’occupait des cochons - Polikarp si sa mémoire était bonne - il lui expliqua qu’il n’arrivait plus à dormir. Le porcher, lui, venait de se lever pour donner la collation diurne aux porcs. Lorsque Lucius lui demanda s’il pouvait venir avec lui, Polikarp n’osa pas hocher la tête mais lui signifia qu’il pouvait s’il le voulait. En chemin, ils conversèrent sur le sujet des porcs.
“Comme tu dois le savoir, ils ne sont pas franchement faciles à élever. Selon l’espèce, ils ne mangent pas la même chose et aux même heures. Mais c’est plaisant quand on voit un petit porcelet s’ébattre dans la boue et qu’on peut se dire que c’est grâce à nous.”
Il s’avéra rapidement que nourrir les porcs était une tâche fastidieuse et ennuyeuse. Lucius finit par demander s’il pouvait être utile ailleurs et on lui répondit qu’il y avait du bois à couper avant la pluie prévue cette nuit, de l’autre côté de la ferme. Enthousiaste à l’idée de sortir de cette porcherie odorante, il pressa le pas. Il n’avait pas demandé où trouver une hache mais n’avait pas envie de faire demi-tour.
Finalement, il arriva au niveau du tas de bois et sortit la jolie hache plantée dans le bois épais. Eh bien, il avait de quoi s’occuper.
En coupant des rondins en deux, il réfléchit à la situation. Il n’éprouvait qu’une pitié modérée pour le baron Kotka - il n’en revenait toujours pas, son frère était baron !! - par rapport à son mariage. Certes, Konstantin n’était pas son genre et il ne jalousait pas la brute plein de muscle qui s’unirait à Milo à l’hôtel mais il avait l’air vraiment gentil, sous ses atours d’ours mal léché. Il l’était avec Milo, du moins.
A deux ou trois reprises, il avait surpris des moments un peu gênants entre eux et il était convaincu qu’ils feraient un  beau couple un de ces jours. Il avait cru être jaloux mais il ne ressentait qu’une envie saine pour son frère. Bien sûr, ce métamorphe allait lui voler son frère mais ... il ne voulait plus de Milo, ni de son amour inconditionnel, ni de son corps. Cette séance de sexe sous la cascade l’avait vacciné. Il avait compris qu’il avait tort.
Le soleil allait se coucher quand il entendit un bruit inquiétant venant de la forêt. La compagnie des bandits et des voleurs lui avait appris à reconnaître des pas qui souhaitaient se faire discrets et c’était complètement ce qu’il entendait actuellement. La brume produite par la descente des température lui cachait l’orée du bois mais il était sûr de ce qu’il avait entendu. Quelqu’un approchait.
Il extirpa sa hache du bois. C’était ennuyeux mais il devrait peut-être se battre contre quelqu’un ... Un assassin ? Un homme du Comte de la Filsdeputerie ? Il s’approcha du bois, prudent et lorsqu’une ombre se profila sur sa droite, il s’élança, passant la lame de la hache sur son cou. A l’aide de sa magie, il dissipa la brume autour d’eux. Il allait pouvoir voir son visage.
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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Dim 10 Juin - 17:01

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Le hululement outragé d’un hibou le tira du sommeil et de son rêve. En vérité, ce dernier tenait plus de la vision que du rêve. Plus il se rapprochait, plus il voyait son visage. Comme si son instinct le guidait irrémédiablement vers le prince de l’Empire. Son jeune garçon aux cheveux blancs et aux yeux perçants. Finalement, ça l’arrangeait bien que Taesch lui ait donné la tâche de le retrouver. Il était curieux de savoir pourquoi cet adolescent l’attirait à ce point. Il l’avait déjà dans la peau et était obsédé par l’idée de le retrouver. Bizarre. Jusqu’ici il n’avait pensé qu’à son frère et sa volonté de le rejoindre n’avait jamais été aussi forte que pour lui. Lucius.

Il se redressa entre les deux grosses racines qui lui avaient servi de lit et balança une pierre dans les branches qui formaient comme un rideau protecteur au-dessus de sa tête. Le hibou hoqueta de surprise et de douleur, tomba comme une pierre, puis fit battre furieusement ses ailes afin de s’élever, juste à cinq centimètres de toucher le sol. Voilà qui devrait lui servir de leçon, à ce satané volatile !
Aleister se leva ensuite, s’étirant. Il n’était pas facile pour lui de vivre principalement la nuit, les corps humains étaient plutôt attirés par la lumière du jour. D’ailleurs, l’esprit d’Aloïs était profondément endormi. Tant mieux, il aurait la paix pour encore un petit bout de chemin.
Sans chercher à être discret, il piétina les feuilles mortes qui croustillaient sur son passage. Il avait passé un village la veille et avait décidé de s’endormir en pleine forêt, juste comme l’aube se terminait. Les yeux encore collés par le sommeil et ses boucles d’argent ébouriffées, il progressa en se fiant à son sixième sens. Ou onzième. Personne n’avait jamais mis de numéros sur ces trucs-là. Il y avait juste les cinq sens de base, que possédaient à peu près tous les êtres vivants animaux. Et puis les autres, bien plus innombrables.
A présent, il ressentait Lucius, c’était comme être relié à lui par un long fil invisible. La douleur qui lui pinçait la peau n’était pas agréable, il avait vraiment l’impression d’être hameçonné à lui. Quelle guigne d’être débarrassé d’une laisse pour en récupérer une autre !

Un bruit régulier et sourd commença à parvenir à ses oreilles alors que la forêt était moins dense. Il n’y avait plus que des pins à présent. Entre les minces troncs, il reconnut les reliefs d’une ferme. Il pensait savoir où il se trouvait et il y avait donc des chances pour que Lucius et la fille se trouvent ici. C’était soit ça, soit la campagne perdue, ce qui n’aurait pas beaucoup de sens.
Délaissant son instinct, Aleister prit la direction du bruit. Il ne faisait toujours pas attention aux bruits de pas qu’il pouvait produire, qui restaient de toute façon discrets, qu’il le veuille ou non. Il mangeait peu et sa nature de démon le forçait plus ou moins à ne pas faire un boucan du Diable.
La tension sur sa peau s’intensifia brusquement, son corps humain se trouva à bout de souffle. Il devait se concentrer pour respirer et conserver un rythme cardiaque. Une lame froide se posa sur sa gorge et Aleister faillit sortir les mains de ses poches, avant de se souvenir qu’il devait éviter de tuer qui que ce soit avant d’en apprendre plus. Lucius était tout prêt. Peut-être prisonnier. Il chercha au-delà des arbres, espérant apercevoir une lueur blanche. Alors, la brume qui l’encerclait et mouillait ses vêtements se dissipa.

Ce fut comme dans ses visions. Une image floue, puis de plus en plus nette, jusqu’à l’émerveillement. Il était encore plus beau que dans sa tête et il était certain que Taesch ne lui avait pas montré de fausse image. Dans la réalité, il faisait bien son âge, ou peu s’en fallait. Ca ne l’arrêterait pas, il n’avait rien contre les puceaux.

« C’est bien toi, Lucius von Dast, le fils de l’Empereur, héritier de Nox ?»

Il avait demandé pour la forme, et aussi pour entamer une conversation polie. Sans plus faire attention à la hache pressée contre sa gorge, il lui tendit la main.

« Aleister. J’ai été envoyé par Taesch Condé pour te retrouver, toi et sa fille.»

Un homme s’en mêla alors. Il lâcha le porcelet qu’il avait dans les bras, l’animal s’enfuit pour sauter dans une flaque de boue, comme s’il avait prévu ça depuis longtemps.

« Est-ce que je dois le tuer ?»

Il interrogeait Lucius, mais ses yeux étaient rivés au visage de l’autre homme. Ce dernier ne montrait pas encore de franche peur, cependant il n’était clairement pas de taille. A ce rythme, songea Aleister, il allait devoir changer de corps très bientôt. Il avait déjà forcé dessus avec la mort du chasseur.

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Mar 12 Juin - 15:53

Oh come oooooon !  
Lucius n’appréciait vraiment pas qu’on vienne empiéter sur son territoire. Il sentait bien que cette créature était imprégnée de magie, d’une façon ou d’une autre. Il ne pensait pas que c’était possible mais il sentait en cet homme le même pouvoir contenu que dans le corps, désormais bien plus imposant, du démon Luce. Deux démons, dans son empire, au même moment ? Il ne détestait pas cela mais il s’en inquiétait un peu.
Est-ce que tout cela avait un lien avec le démon de compagnie de Milo ? Lucius était pressé d’atteindre Cardinal mais Milo et les autres étaient frileux à cette idée. Même si les choses semblaient réglées, ils n’avaient pas encore confronté le Comte de façon officielle. Il pouvait encore les prendre à revers. Oh comme ils avaient raison. Malgré tout cela, Lucius sentait un danger poindre dans la baronnie de Kotka ... sans savoir vraiment pourquoi.
Ce démon - ou cette créature magique, dans tous les cas, était-il ce danger ? Non, il ne ressentait rien de néfaste émaner de sa personne. Bien sûr, il pouvait cacher ses vraies intentions facilement. Sans doute. Sûrement, ouais.
La première fois que son père avait invoqué un démon devant lui, il avait choisi une succube. Un démon mineur. Elle avait l’apparence la plus angélique qui soit - cheveux blonds, bouche en coeur, robe gentillette, souliers vernis - et Lucius avait pensé qu’elle était inoffensive. Bien sûr, quand son père avait brisé le cercle pour la laisser sortir, elle avait immédiatement essayé de le tuer. Elijah, avec rapidité, l’avait révoquée. C’avait été sa première leçon de démonologie ... Ne jamais se fier aux apparences.
Après cela, son père lui avait parlé de ce qui venait de se passer. “Sais-tu ce qui prime encore plus aux yeux d’un démon que le pouvoir ? La liberté.” Ce démon là était-il libre ? Avait-il tué spn maître ? Ou bien avait-il été envoyé pour leur chasser le train ? Son père aurait parfaitement pu l’envoyer mais alors il aurait choisi un démon moins puissant, un éclaireur volatile ou un renard. Cela lui aurait plus ressemblé.
La théorie d’Elijah était une bien séduisante possibilité mais il y avait des invocateurs dans les deux camps. On ne pouvait décemment pas parier sur une telle situation ... C’était assez risqué pour y laisser sa peau.
Il ne pouvait pas s’empêcher de penser à ce qui se serait passé s’il avait dormi toute la journée d’un sommeil de plomb. Il avait peut-être évité le pire. Ou peut-être bien que son rêve avait une signification, après tout.
Finalement, l’homme parla. C’était donc lui qu’il cherchait ! Sa prise sur la hache se resserra doucement et il gronda légèrement. Sa magie sauvage nébulait autour de lui mais il la retenait. Il n’avait aucune preuve de l’hostilité du démon. Pas pour le moment, en tout cas. Sa bouche se fit sèche et il jeta un coup d’œil assez préoccupé aux pas qu’il entendait écraser l’herbe derrière lui. Un habitant de la maison.
Avait-il amené la mort sur cette maison ? Il avait combattu vaillamment Slythe mais les choses avaient été différentes. Il ne pouvait pas se permettre de laisser aller sa magie ici ! Si seulement Luce était là, il pourrait l’envoyer contre lui ! Mais non, monsieur le démon était dans sa chambre à roupiller calmement. Il prenait certainement tout le lit. Luce était comme ça, il ne laissait jamais rien aux autres.
Lorsque le démon parla pour la seconde fois, Lucius retira sa hache, sous le coup de la surprise. Taesch Condé ? Impossible. Il n’avait pas pensé une seule seconde que Taesch était capable d’invoquer un démon. Mais son attachement envers Charlie était tel que l’hypothèse était viable.
Derrière lui, Polikarp laissa tomber son porcelet. Lucius le sentait troublé comme jamais et il comprenait bien pourquoi. Les intrus devaient être rares ici et ils venaient certainement tous de la part du Comte. La tension grimpa rapidement. Le prince soupira doucement. Ce démon avait grillé sa couverture comme personne n’avait su le faire et Polikarp ne mettrait pas de temps à mettre la maisonnée au courant.
“Je - quoi ? Le tuer ?”
Il regarda Polikarp qui venait de sortit un long bâton de sa ceinture et s’interposa entre le porcher et le démon.
“D’abord, vous allez vous calmer tous les deux. Nous sommes tous dans le même camp ici. Enfin je crois. Polikarp, vas réveiller les autres.”
Le serviteur le regarda, un peu hébété et Lucius fit dos au démon. Polikarp voulut brandir son arme mais Lucius fronça les sourcils.
“Obéis à ton prince !”
Bien sûr, les choses avaient dû se compliquer. Lui qui voulait prendre des vacances. Lorsque le porcher fut parti, il traça une ligne nette avec sa magie.
“Tu n’iras pas plus loin tant que tu ne m’auras pas prouvé que tu es lié à Taesch Condé. Il a dû te donner quelque chose, non ?”

Lucius effleura le bras de Milo puis retira sa main sous le regard assassin de Konstantin, pas vraiment réveillé mais déjà disposé à protéger la vertu de son fiancé chéri.
“Isobel, tu passer chocolats ? Merci, tu bien bonne.”
L’accent de Konstantin et sa grammaire étaient ridicules mais le fait qu’il parle en langue commune communiquait sa volonté de sa faire comprendre. Bientôt, ils se retrouvèrent tous assis à la table de la cuisine, un chocolat chaud lui réchauffant les mains. Charlie tenait encore le bracelet de son père contre son cœur. Elle avait affirmé que c’était une preuve irréfutable.
“Comment va papa ? Il n’est pas trop agacé, j’espère ? Je ne voudrais pas lui faire de mal.”
Lucius, assis entre Alianora et Milo - plus près de celui-ci que de la Dame - était assis face au démon. Il soupira doucement après avoir bu une gorgée.
“Nous ne rentrerons pas.”
Alianora sembla s’en étonner. Elle plaça une main devant sa bouche.
“Ah vraiment ? Nous ne rentrons pas ?
- Honnêtement, il y a des moments où je me demande bien ce qu’ils ont les adultes. Il y a quatre ans, mes parents voulaient m’envoyer seul à Hochen pour que je devienne un homme et maintenant que je suis bien entouré, ils ne veulent plus.”
Il haussa les épaules. Félix, juché sur une commode, observait Aleister - puisque tel était son nom - avec mépris. Luce n’était pas descendu. Lucius ne voulait pas griller toutes ses cartes en un coup.
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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Jeu 14 Juin - 16:59

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Ninth odd smell ♫ THE GAZETTE

Non, il ne devait pas tuer. Et bien, il allait vite s’ennuyer dans cette ferme. Aleister capitula néanmoins sans discuter. Il ne désirait pas faire mauvaise impression auprès de Lucius, pas déjà. Alors il baissa sa garde, ses épaules s’affaissèrent. L’homme de ferme le remarqua et, au lieu de laisser tomber son bâton, raffermit sa prise. Ah, il voulait en profiter ? Comme si Aleister pouvait réellement se laisser surprendre ! Il était un démon, bien que diminué ! Heureusement Lucius n’avait pas l’intention de laisser le chaos s’installer et ordonna carrément à l’homme de foutre le camp. Un sourire envieux étira le visage du démon. Il le désirait tellement, ce jeune prince qui savait déjà où était sa place et comment se comporter. Il devrait néanmoins reporter la drague à plus tard, car il devait maintenant prouver son identité. Fouillant dans les poches de sa longue veste, il espéra ne pas avoir égaré le fameux bracelet que lui avait confié Taesch. Il serait alors obligé d’assommer Lucius, de retrouver la fille, de la rendre inconsciente également, puis les ramener tous les deux à Cardinal. Ce serait lent et pénible, il devrait se faire lui-même la conversation et vérifier sans arrêt qu’ils ne se réveillaient pas. Non, vraiment, il avait imaginé le voyage retour tout à fait autrement.

« Ha, le voici !»

Il extirpa le bijou sous les yeux intelligent de Lucius, qui l’examina. Satisfait, il l’enjoignit à le suivre à l’intérieur de la maison.

La ferme était un endroit plutôt coquet, confortable et chaleureux. Bien sûr, c’était la campagne et vivre ici n’avait donc rien d’excitant, mais il s’en accommoderait parfaitement pour le peu de temps qu’il y resterait. Le salon dans lequel ils se réunirent tous (et bien, Taesch ne lui avait pas dit qu’ils étaient autant !) était à l’image du reste de la maison. Aleister avait très envie d’essayer chacune des bouteilles d’alcool soigneusement étiquetées disposées en une ligne parfaite sur un meuble.
La fille de Taesch - il la reconnut aussitôt - ne sembla pas plus perturbée que cela par sa présence. Elle cajolait presque le bracelet de son père, si bien qu’il vint à se demander si elle avait vraiment choisi de participer à cette expédition. La fille à l’air revêche, à côté d’elle, lui semblait bien être du genre à jeter des gens en travers de la selle de son cheval avant de partir au grand galop pour une destination aventureuse.
Quand Charlette, la fille de Taesch, lui demanda des nouvelles de ce dernier, Aleister prit le temps de la réflexion. Et puis, il haussa les épaules.

« Tu connais ton père. Il n’a pas l’air d’en avoir grand chose à foutre alors qu’au fond il est mort d’inquiétude. Il est quand même venu jusqu’à Cardinal, je suppose que ça veut bien dire quelque chose. Après, je peux me tromper, ça faisait un moment qu’on ne s’était pas vus.»

Oh oui, un très long moment. Comme il avalait un peu de son chocolat chaud, Lucius balança une révélation qui le fit tousser plusieurs fois. Il ne fut pas le seul à avoir envie de protester. Tout ça ne l’arrangeait pas du tout, il devait retourner à Cardinal pour rapporter ses enfants à Taesch et reprendre... Oh, mais finalement, tout ça ne l’arrangeait-il pas ?
Bien sûr, il finirait par les ramener à Taesch, mais en attendant, il pourrait se rapprocher de Lucius. Et puis, plus il restait loin de ces maudites menottes dorées, mieux il se portait. Sans même parler du fait que quelques jours de réflexion bien menée lui permettraient de faire un coup en traître à l’ancien démon. Rien de personnel, il devait vraiment retrouver son petit frère.

« C’est bien vrai ça, dit-il alors. Un jeune homme tel que toi a besoin de vivre des aventures. Tu dois te forger, t’amuser, apprendre. En plus, tu es le prince héritier. Tu devrais savoir te débrouiller quelques temps par toi-même. Quelqu'un d'aussi beau et intelligent ne devrait pas avoir de problème. »

Le grand barbu à moitié nu qui maintenait jalousement son petit ami contre lui le regarda avec beaucoup de suspicion. Aleister lui sourit franchement. Il avait vite compris que c’était lui le maître de maison, à la manière dont agissaient les serviteurs avec lui.

« Est-ce que je peux en avoir ?»

Il pointa l’une des bouteilles en exposition sur le buffet. L’étiquette disait « Vin de Kotka - année 815». Tout de suite après, il tourna la tête sur le plus jeune de la bande. Un garçon aux boucles d’or et à l’œil le plus méprisant du monde. Si lui n’était pas frappé d’Orgueil, il n’était plus un démon de l’Envie.

« Bien sûr, certains devraient probablement se contenter de cette chaleureuse boisson sans alcool.»

La fille avec une grand robe élégante sembla terrifiée à l’idée de devoir ingurgiter une goutte d’alcool. La main sur le coeur, soulignant avec grâce son parfait décolleté, elle lança presque timidement :

« Oh, si nous devons boire à cette heure, je ne prendrais rien de trop fort. Merci.»

A présent, le grand barbu n’avait plus le choix. Il devait payer sa tournée.

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Ven 15 Juin - 15:28

Oh come oooooon !  
Un démon. Taesch avait envoyé un démon pour leur filer le train. Félix en semblait profondément déçu. Peut-être parce que la recherche ne le concernait pas lui - alors qu’il était censé être un genre de fils pour Ser Taesch, non ? - mais sans doute surtout parce que Taesch ne lui faisait pas confiance pour prendre soin des autres. Et en même temps, qui lui aurait fait confiance ? Il avait neuf ans et demi à tout péter.
Félix faisait trembler les gens dans leurs chausses mais pas lui. Madame de Mavran lui avait confié un jour qu’elle avait parfois peur de le retrouver à la suivre. Lucius ne comprenait pas vraiment cette crainte ... Il avait une langue de pute et pouvait se servir correctement d’un couteau. A son âge, Lucius avait déjà été couronné vainqueur d’une chasse à l’ours au manoir des Von Hochen.
Aleister, puisque tel était son nom, sentait la terre, les cendres, le feu, comme la plupart des démons. Mais aussi, étrangement, un muscat délicat et quelque chose de plus végétal. Lucius appréciait son don de double vue qui lui permettait de respirer les auras. C’était beaucoup plus facile de se faire une idée sur la personne, avant même de dire bonjour. Charlie, par exemple, sentait la neige et la pomme comme une fille de bonne famille mais au delà de cela, il y avait cette odeur de terre humide, de mousse et de troène forestier.
Lucius regarda Charlie du coin de l’oeil. Il ne l’aimait vraiment pas au début et mais il ne pouvait s’imaginer la détester désormais. Et la façon dont elle serrait le bracelet contre son cœur donnait l’impression qu’elle tenait dans ses mains une relique sainte. Qu’est-ce qu’il avait de si particulier, ce morceau de cuir ? Konstantin se rassit plus confortablement et croisa les jambes, ce qui fit trembler la balsamine impatiente dans son petit vase. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle faisait là ? La Balsaminaceae Impatiens ne poussait pas en région montagneuse.
Lorsque le démon parla à la fille Condé, Lucius haussa un sourcil. Taesch les attendait donc à Cardinal ? Lui qui détestait le festival des fleurs et qui ne pouvait supporter la vue d’une oliveraie ? Lui qui déblayait les grandes arches de menthe de Cardinal du jardin des Von Dast comme s’il s’agissait de simple fougères ? Wow. Il devait réellement s’inquiéter pour en arriver à de telles extrémités.
Lucius, un peu boudeur, examina le visage du démon. Petit, il lisait des manuels d’invocations comme certains lisaient des recueils de contes de fées. Et déjà à l’époque, il avait compris trois choses essentielles à la survie d’un démon : un corps fiable, une volonté de se dissimuler et un grand sens du maquillage. Hors, Aleister ne semblait s’embarrasser de sa survie. Il avait un corps humains, des yeux qui criaient à la magie et son aura pétillait tellement que n’importe quel mage l’aurait repéré à des lieues à la ronde.
Et puis, brusquement, l’atmosphère changea du tout au tout. Lé démon était ouvertement en train de le draguer. Lucius écarquilla les yeux comme Anastasy leur apportait un pain fourré de fromage de chèvres. Rougissant un peu, il détourna les yeux et les fixa sur le pain fumant au fromage.
“Hm. Ce plat sent bon.”
Anastasy le regarda avec insistance et il se retira après un signe de tête. La nouvelle de Polikarp avait déjà dû faire le tour du domaine. Lucius fusilla le démon du regard pour ça et décida de se se servir un bout de pain. Une odeur fromagère se répandit dans la pièce, forte et agréable, et Lucius se demanda soudain comment toute la maison pouvait ne pas sentir la fondue en permanence. Sans doute une astuce de serviteur.
Beaucoup de gens faisaient à peine la différence entre un bon et un mauvais fromage de chèvre mais celui-ci était excellent et Lucius émit un petit son de plaisir en plantant ses dents dans le pain. Le fromage brûlant coulant dans sa gorge, la mie chaude qui gonflait ses joues. Bon sang qu’il aimait la campagne ! Il aurait pu vivre ici toute l’année si on lui avait servi de tels plats tous les jours.
Et puis, il fut question d’alcool. Il avait envie de parler mais il se força d’abord à avaler. Pendant ce moment, Alianora eut l’occasion d’en placer une qui provoqua une hilarité générale. Elle rougit un peu sous son fard à joue et plissa ses yeux agrandis par le mascara. Konstantin fut celui qui lui répondit.
“Alianora, je pense que tu pas devoir boire encore ce vin. Polikarp être d’accord.”
Félix décida que cette discussion était ridicule et il arracha un peu de pain au fromage avant de parler d’une voix si acide qu’elle fit fondre la couche de sympathie que Lucius avait pu développer pour lui après son enlevement.
“Je vais en apporter à Luce, il doit avoir faim.”
L’ambiance après son départ fut plus glaciale et Miloslaw se fit un devoir de la réchauffer en distribuant un verre d’alcool à Konstantin, Aleister, Lucius et lui même. A la suite de quoi, Charlie et Isobel décrétèrent qu’elles avaient une grotte à explorer et ils se retrouvèrent à quatre seulement à table. Milo fut alors prit d’une sorte de curiosité qui le poussa à poser une question.
“Comment est-ce que tu as su qu’il s’agissait d’un démon ?”
Lucius sourit et haussa les épaules en sirotant son vin. Bon sang ! C’était vrai qu’il était costaud cet alcool !
“Allons Milo, je suis un mage et mon père est un invocateur de renom. La magie c’est un peu ma spécialité. Les démons, j’ai ça dans le sang.”
Miloslaw dut se sentir bête ensuite puisqu’il détourna le regard. Konstantin, après avoir bu son verre, soupira doucement.
“Bon. Ferme pas tourner toute seule.”
Milo et Konstantin s’éclipsèrent et Lucius se retrouva seul avec le démon. Cela lui provoqua un certain frisson d’excitation.
“Hm ... je suppose que je devrais te faire visiter la ferme. A moins que tu ne préfères rencontrer notre démon de compagnie ? Enfin celui de Milo, plutôt.”
Il espérait qu’il ne lui dise pas un truc du genre “je préférerais que tu me fasses visiter toutes les parcelles de ton corps” parce que ce serait beaucoup trop gênant.
“C’est un démon mineur, je pense, mais impossible de connaître sa véritable histoire. C’est un véritable mythomane coincé dans le corps d’un chaton. Enfin d’un lion, maintenant. Pas franchement une upgrade si tu veux mon avis, il prend encore plus de place sur mes jambes quand il dort avec moi et il sent le rat crevé quand il baille.”
Est-ce qu’il parlait trop ? Certainement. Est-ce qu’il était nerveux ? Hell yes. C’était son tout premier démon sans cercle ! Trop d’excitation !
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