La révolte gronde à Nox, le changement arrive et ça ne plait pas à tout le monde ! Choisissez votre camp et faites le vite, des têtes vont commencer à tomber.
 

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Oh come oooooon ! [Libre]

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MessageSujet: Oh come oooooon ! [Libre]  Jeu 7 Juin - 15:37

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Un pantin se déplaça dans sa direction d’une démarche saccadée et Lucius recula. Il était dans une arène, un endroit de mort, bien sûr, mais il savait qu’il pourrait s’échapper s’il essayait assez fort. On lui jeta une arme et le pantin lui sourit de cette drôle de grimace flippante qui barrait son visage cireux. Il avait un visage familier mais sous cette lumière étrange, il ne le reconnaissait pas. Il n’aurait pu mettre un nom sur cette figure.
Il refusa de prendre l’arme et insulta la foule en délire. Il ne voyait pas leurs visages, juste une masse de corps grouillants et pressés contre les garde fous des gradins. Des sifflets lui répondirent, ainsi que des huées. Pendant ce temps, le corps désarticulé du pantin s’avança un peu plus dans la lumière et Lucius le reconnut aisément, cette fois-ci. C’était Milo. Il tenait un couteau de boucher, ce qui n’était pas anodin.
“Milo ! Qu’est-ce que tu fais ?
- C’est moi qui t’écorcherai, Lucius !”
Il y eut une clameur dans l’arène et il eut un haut le coeur. Des spectateurs se levèrent et se jetèrent dans l’arène. Ils étaient, eux aussi, désarticulés. Il put enfin voir leurs visages. Ils étaient ses amis, pourquoi l’attaquaient-ils ? Les pantins touchèrent le sol en soulevant un nuage de poussière et Lucius toussa un peu. Il se sentit poussé par une forme inconnue et avança, bien contre son avis.
Lorsqu’il mit sa main devant sa bouche alors qu’il toussait de nouveau, il vit qu’elles n’étaient pas normales. Elles étaient ... désarticulées.


En sueur, il se redressa dans son lit. Haletant comme un chien fou, il se laissa tomber sur ses oreillers. Luce gronda près de lui mais il ne se réveilla pas. Son coeur refusait de se calmer. Il avait encore l’impression d’être talonné par une horde de pantins. Il tendit la main vers la cruche d’eau près de son lit mais il ne rencontra que le mur. Oh oui, il était chez Milo et plus au château, depuis un moment.
En grognant, il fit tomber Luce de ses pieds et se leva. Le soleil était encore haut dans le ciel mais il ne pourrait plus se rendormir cette nuit, il le savait. Autant se rendre utile comme il pouvait. Il enfila des vêtements simples - un pantalon foncé et une chemise en flanelle par dessus un maillot de corps gris - puis sortit de la chambre.
En croisant le grand gaillard qui s’occupait des cochons - Polikarp si sa mémoire était bonne - il lui expliqua qu’il n’arrivait plus à dormir. Le porcher, lui, venait de se lever pour donner la collation diurne aux porcs. Lorsque Lucius lui demanda s’il pouvait venir avec lui, Polikarp n’osa pas hocher la tête mais lui signifia qu’il pouvait s’il le voulait. En chemin, ils conversèrent sur le sujet des porcs.
“Comme tu dois le savoir, ils ne sont pas franchement faciles à élever. Selon l’espèce, ils ne mangent pas la même chose et aux même heures. Mais c’est plaisant quand on voit un petit porcelet s’ébattre dans la boue et qu’on peut se dire que c’est grâce à nous.”
Il s’avéra rapidement que nourrir les porcs était une tâche fastidieuse et ennuyeuse. Lucius finit par demander s’il pouvait être utile ailleurs et on lui répondit qu’il y avait du bois à couper avant la pluie prévue cette nuit, de l’autre côté de la ferme. Enthousiaste à l’idée de sortir de cette porcherie odorante, il pressa le pas. Il n’avait pas demandé où trouver une hache mais n’avait pas envie de faire demi-tour.
Finalement, il arriva au niveau du tas de bois et sortit la jolie hache plantée dans le bois épais. Eh bien, il avait de quoi s’occuper.
En coupant des rondins en deux, il réfléchit à la situation. Il n’éprouvait qu’une pitié modérée pour le baron Kotka - il n’en revenait toujours pas, son frère était baron !! - par rapport à son mariage. Certes, Konstantin n’était pas son genre et il ne jalousait pas la brute plein de muscle qui s’unirait à Milo à l’hôtel mais il avait l’air vraiment gentil, sous ses atours d’ours mal léché. Il l’était avec Milo, du moins.
A deux ou trois reprises, il avait surpris des moments un peu gênants entre eux et il était convaincu qu’ils feraient un  beau couple un de ces jours. Il avait cru être jaloux mais il ne ressentait qu’une envie saine pour son frère. Bien sûr, ce métamorphe allait lui voler son frère mais ... il ne voulait plus de Milo, ni de son amour inconditionnel, ni de son corps. Cette séance de sexe sous la cascade l’avait vacciné. Il avait compris qu’il avait tort.
Le soleil allait se coucher quand il entendit un bruit inquiétant venant de la forêt. La compagnie des bandits et des voleurs lui avait appris à reconnaître des pas qui souhaitaient se faire discrets et c’était complètement ce qu’il entendait actuellement. La brume produite par la descente des température lui cachait l’orée du bois mais il était sûr de ce qu’il avait entendu. Quelqu’un approchait.
Il extirpa sa hache du bois. C’était ennuyeux mais il devrait peut-être se battre contre quelqu’un ... Un assassin ? Un homme du Comte de la Filsdeputerie ? Il s’approcha du bois, prudent et lorsqu’une ombre se profila sur sa droite, il s’élança, passant la lame de la hache sur son cou. A l’aide de sa magie, il dissipa la brume autour d’eux. Il allait pouvoir voir son visage.
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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Dim 10 Juin - 17:01

Oh come oooooon !

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Le hululement outragé d’un hibou le tira du sommeil et de son rêve. En vérité, ce dernier tenait plus de la vision que du rêve. Plus il se rapprochait, plus il voyait son visage. Comme si son instinct le guidait irrémédiablement vers le prince de l’Empire. Son jeune garçon aux cheveux blancs et aux yeux perçants. Finalement, ça l’arrangeait bien que Taesch lui ait donné la tâche de le retrouver. Il était curieux de savoir pourquoi cet adolescent l’attirait à ce point. Il l’avait déjà dans la peau et était obsédé par l’idée de le retrouver. Bizarre. Jusqu’ici il n’avait pensé qu’à son frère et sa volonté de le rejoindre n’avait jamais été aussi forte que pour lui. Lucius.

Il se redressa entre les deux grosses racines qui lui avaient servi de lit et balança une pierre dans les branches qui formaient comme un rideau protecteur au-dessus de sa tête. Le hibou hoqueta de surprise et de douleur, tomba comme une pierre, puis fit battre furieusement ses ailes afin de s’élever, juste à cinq centimètres de toucher le sol. Voilà qui devrait lui servir de leçon, à ce satané volatile !
Aleister se leva ensuite, s’étirant. Il n’était pas facile pour lui de vivre principalement la nuit, les corps humains étaient plutôt attirés par la lumière du jour. D’ailleurs, l’esprit d’Aloïs était profondément endormi. Tant mieux, il aurait la paix pour encore un petit bout de chemin.
Sans chercher à être discret, il piétina les feuilles mortes qui croustillaient sur son passage. Il avait passé un village la veille et avait décidé de s’endormir en pleine forêt, juste comme l’aube se terminait. Les yeux encore collés par le sommeil et ses boucles d’argent ébouriffées, il progressa en se fiant à son sixième sens. Ou onzième. Personne n’avait jamais mis de numéros sur ces trucs-là. Il y avait juste les cinq sens de base, que possédaient à peu près tous les êtres vivants animaux. Et puis les autres, bien plus innombrables.
A présent, il ressentait Lucius, c’était comme être relié à lui par un long fil invisible. La douleur qui lui pinçait la peau n’était pas agréable, il avait vraiment l’impression d’être hameçonné à lui. Quelle guigne d’être débarrassé d’une laisse pour en récupérer une autre !

Un bruit régulier et sourd commença à parvenir à ses oreilles alors que la forêt était moins dense. Il n’y avait plus que des pins à présent. Entre les minces troncs, il reconnut les reliefs d’une ferme. Il pensait savoir où il se trouvait et il y avait donc des chances pour que Lucius et la fille se trouvent ici. C’était soit ça, soit la campagne perdue, ce qui n’aurait pas beaucoup de sens.
Délaissant son instinct, Aleister prit la direction du bruit. Il ne faisait toujours pas attention aux bruits de pas qu’il pouvait produire, qui restaient de toute façon discrets, qu’il le veuille ou non. Il mangeait peu et sa nature de démon le forçait plus ou moins à ne pas faire un boucan du Diable.
La tension sur sa peau s’intensifia brusquement, son corps humain se trouva à bout de souffle. Il devait se concentrer pour respirer et conserver un rythme cardiaque. Une lame froide se posa sur sa gorge et Aleister faillit sortir les mains de ses poches, avant de se souvenir qu’il devait éviter de tuer qui que ce soit avant d’en apprendre plus. Lucius était tout prêt. Peut-être prisonnier. Il chercha au-delà des arbres, espérant apercevoir une lueur blanche. Alors, la brume qui l’encerclait et mouillait ses vêtements se dissipa.

Ce fut comme dans ses visions. Une image floue, puis de plus en plus nette, jusqu’à l’émerveillement. Il était encore plus beau que dans sa tête et il était certain que Taesch ne lui avait pas montré de fausse image. Dans la réalité, il faisait bien son âge, ou peu s’en fallait. Ca ne l’arrêterait pas, il n’avait rien contre les puceaux.

« C’est bien toi, Lucius von Dast, le fils de l’Empereur, héritier de Nox ?»

Il avait demandé pour la forme, et aussi pour entamer une conversation polie. Sans plus faire attention à la hache pressée contre sa gorge, il lui tendit la main.

« Aleister. J’ai été envoyé par Taesch Condé pour te retrouver, toi et sa fille.»

Un homme s’en mêla alors. Il lâcha le porcelet qu’il avait dans les bras, l’animal s’enfuit pour sauter dans une flaque de boue, comme s’il avait prévu ça depuis longtemps.

« Est-ce que je dois le tuer ?»

Il interrogeait Lucius, mais ses yeux étaient rivés au visage de l’autre homme. Ce dernier ne montrait pas encore de franche peur, cependant il n’était clairement pas de taille. A ce rythme, songea Aleister, il allait devoir changer de corps très bientôt. Il avait déjà forcé dessus avec la mort du chasseur.

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Mar 12 Juin - 15:53

Oh come oooooon !  
Lucius n’appréciait vraiment pas qu’on vienne empiéter sur son territoire. Il sentait bien que cette créature était imprégnée de magie, d’une façon ou d’une autre. Il ne pensait pas que c’était possible mais il sentait en cet homme le même pouvoir contenu que dans le corps, désormais bien plus imposant, du démon Luce. Deux démons, dans son empire, au même moment ? Il ne détestait pas cela mais il s’en inquiétait un peu.
Est-ce que tout cela avait un lien avec le démon de compagnie de Milo ? Lucius était pressé d’atteindre Cardinal mais Milo et les autres étaient frileux à cette idée. Même si les choses semblaient réglées, ils n’avaient pas encore confronté le Comte de façon officielle. Il pouvait encore les prendre à revers. Oh comme ils avaient raison. Malgré tout cela, Lucius sentait un danger poindre dans la baronnie de Kotka ... sans savoir vraiment pourquoi.
Ce démon - ou cette créature magique, dans tous les cas, était-il ce danger ? Non, il ne ressentait rien de néfaste émaner de sa personne. Bien sûr, il pouvait cacher ses vraies intentions facilement. Sans doute. Sûrement, ouais.
La première fois que son père avait invoqué un démon devant lui, il avait choisi une succube. Un démon mineur. Elle avait l’apparence la plus angélique qui soit - cheveux blonds, bouche en coeur, robe gentillette, souliers vernis - et Lucius avait pensé qu’elle était inoffensive. Bien sûr, quand son père avait brisé le cercle pour la laisser sortir, elle avait immédiatement essayé de le tuer. Elijah, avec rapidité, l’avait révoquée. C’avait été sa première leçon de démonologie ... Ne jamais se fier aux apparences.
Après cela, son père lui avait parlé de ce qui venait de se passer. “Sais-tu ce qui prime encore plus aux yeux d’un démon que le pouvoir ? La liberté.” Ce démon là était-il libre ? Avait-il tué spn maître ? Ou bien avait-il été envoyé pour leur chasser le train ? Son père aurait parfaitement pu l’envoyer mais alors il aurait choisi un démon moins puissant, un éclaireur volatile ou un renard. Cela lui aurait plus ressemblé.
La théorie d’Elijah était une bien séduisante possibilité mais il y avait des invocateurs dans les deux camps. On ne pouvait décemment pas parier sur une telle situation ... C’était assez risqué pour y laisser sa peau.
Il ne pouvait pas s’empêcher de penser à ce qui se serait passé s’il avait dormi toute la journée d’un sommeil de plomb. Il avait peut-être évité le pire. Ou peut-être bien que son rêve avait une signification, après tout.
Finalement, l’homme parla. C’était donc lui qu’il cherchait ! Sa prise sur la hache se resserra doucement et il gronda légèrement. Sa magie sauvage nébulait autour de lui mais il la retenait. Il n’avait aucune preuve de l’hostilité du démon. Pas pour le moment, en tout cas. Sa bouche se fit sèche et il jeta un coup d’œil assez préoccupé aux pas qu’il entendait écraser l’herbe derrière lui. Un habitant de la maison.
Avait-il amené la mort sur cette maison ? Il avait combattu vaillamment Slythe mais les choses avaient été différentes. Il ne pouvait pas se permettre de laisser aller sa magie ici ! Si seulement Luce était là, il pourrait l’envoyer contre lui ! Mais non, monsieur le démon était dans sa chambre à roupiller calmement. Il prenait certainement tout le lit. Luce était comme ça, il ne laissait jamais rien aux autres.
Lorsque le démon parla pour la seconde fois, Lucius retira sa hache, sous le coup de la surprise. Taesch Condé ? Impossible. Il n’avait pas pensé une seule seconde que Taesch était capable d’invoquer un démon. Mais son attachement envers Charlie était tel que l’hypothèse était viable.
Derrière lui, Polikarp laissa tomber son porcelet. Lucius le sentait troublé comme jamais et il comprenait bien pourquoi. Les intrus devaient être rares ici et ils venaient certainement tous de la part du Comte. La tension grimpa rapidement. Le prince soupira doucement. Ce démon avait grillé sa couverture comme personne n’avait su le faire et Polikarp ne mettrait pas de temps à mettre la maisonnée au courant.
“Je - quoi ? Le tuer ?”
Il regarda Polikarp qui venait de sortit un long bâton de sa ceinture et s’interposa entre le porcher et le démon.
“D’abord, vous allez vous calmer tous les deux. Nous sommes tous dans le même camp ici. Enfin je crois. Polikarp, vas réveiller les autres.”
Le serviteur le regarda, un peu hébété et Lucius fit dos au démon. Polikarp voulut brandir son arme mais Lucius fronça les sourcils.
“Obéis à ton prince !”
Bien sûr, les choses avaient dû se compliquer. Lui qui voulait prendre des vacances. Lorsque le porcher fut parti, il traça une ligne nette avec sa magie.
“Tu n’iras pas plus loin tant que tu ne m’auras pas prouvé que tu es lié à Taesch Condé. Il a dû te donner quelque chose, non ?”

Lucius effleura le bras de Milo puis retira sa main sous le regard assassin de Konstantin, pas vraiment réveillé mais déjà disposé à protéger la vertu de son fiancé chéri.
“Isobel, tu passer chocolats ? Merci, tu bien bonne.”
L’accent de Konstantin et sa grammaire étaient ridicules mais le fait qu’il parle en langue commune communiquait sa volonté de sa faire comprendre. Bientôt, ils se retrouvèrent tous assis à la table de la cuisine, un chocolat chaud lui réchauffant les mains. Charlie tenait encore le bracelet de son père contre son cœur. Elle avait affirmé que c’était une preuve irréfutable.
“Comment va papa ? Il n’est pas trop agacé, j’espère ? Je ne voudrais pas lui faire de mal.”
Lucius, assis entre Alianora et Milo - plus près de celui-ci que de la Dame - était assis face au démon. Il soupira doucement après avoir bu une gorgée.
“Nous ne rentrerons pas.”
Alianora sembla s’en étonner. Elle plaça une main devant sa bouche.
“Ah vraiment ? Nous ne rentrons pas ?
- Honnêtement, il y a des moments où je me demande bien ce qu’ils ont les adultes. Il y a quatre ans, mes parents voulaient m’envoyer seul à Hochen pour que je devienne un homme et maintenant que je suis bien entouré, ils ne veulent plus.”
Il haussa les épaules. Félix, juché sur une commode, observait Aleister - puisque tel était son nom - avec mépris. Luce n’était pas descendu. Lucius ne voulait pas griller toutes ses cartes en un coup.
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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Jeu 14 Juin - 16:59

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Ninth odd smell ♫ THE GAZETTE

Non, il ne devait pas tuer. Et bien, il allait vite s’ennuyer dans cette ferme. Aleister capitula néanmoins sans discuter. Il ne désirait pas faire mauvaise impression auprès de Lucius, pas déjà. Alors il baissa sa garde, ses épaules s’affaissèrent. L’homme de ferme le remarqua et, au lieu de laisser tomber son bâton, raffermit sa prise. Ah, il voulait en profiter ? Comme si Aleister pouvait réellement se laisser surprendre ! Il était un démon, bien que diminué ! Heureusement Lucius n’avait pas l’intention de laisser le chaos s’installer et ordonna carrément à l’homme de foutre le camp. Un sourire envieux étira le visage du démon. Il le désirait tellement, ce jeune prince qui savait déjà où était sa place et comment se comporter. Il devrait néanmoins reporter la drague à plus tard, car il devait maintenant prouver son identité. Fouillant dans les poches de sa longue veste, il espéra ne pas avoir égaré le fameux bracelet que lui avait confié Taesch. Il serait alors obligé d’assommer Lucius, de retrouver la fille, de la rendre inconsciente également, puis les ramener tous les deux à Cardinal. Ce serait lent et pénible, il devrait se faire lui-même la conversation et vérifier sans arrêt qu’ils ne se réveillaient pas. Non, vraiment, il avait imaginé le voyage retour tout à fait autrement.

« Ha, le voici !»

Il extirpa le bijou sous les yeux intelligent de Lucius, qui l’examina. Satisfait, il l’enjoignit à le suivre à l’intérieur de la maison.

La ferme était un endroit plutôt coquet, confortable et chaleureux. Bien sûr, c’était la campagne et vivre ici n’avait donc rien d’excitant, mais il s’en accommoderait parfaitement pour le peu de temps qu’il y resterait. Le salon dans lequel ils se réunirent tous (et bien, Taesch ne lui avait pas dit qu’ils étaient autant !) était à l’image du reste de la maison. Aleister avait très envie d’essayer chacune des bouteilles d’alcool soigneusement étiquetées disposées en une ligne parfaite sur un meuble.
La fille de Taesch - il la reconnut aussitôt - ne sembla pas plus perturbée que cela par sa présence. Elle cajolait presque le bracelet de son père, si bien qu’il vint à se demander si elle avait vraiment choisi de participer à cette expédition. La fille à l’air revêche, à côté d’elle, lui semblait bien être du genre à jeter des gens en travers de la selle de son cheval avant de partir au grand galop pour une destination aventureuse.
Quand Charlette, la fille de Taesch, lui demanda des nouvelles de ce dernier, Aleister prit le temps de la réflexion. Et puis, il haussa les épaules.

« Tu connais ton père. Il n’a pas l’air d’en avoir grand chose à foutre alors qu’au fond il est mort d’inquiétude. Il est quand même venu jusqu’à Cardinal, je suppose que ça veut bien dire quelque chose. Après, je peux me tromper, ça faisait un moment qu’on ne s’était pas vus.»

Oh oui, un très long moment. Comme il avalait un peu de son chocolat chaud, Lucius balança une révélation qui le fit tousser plusieurs fois. Il ne fut pas le seul à avoir envie de protester. Tout ça ne l’arrangeait pas du tout, il devait retourner à Cardinal pour rapporter ses enfants à Taesch et reprendre... Oh, mais finalement, tout ça ne l’arrangeait-il pas ?
Bien sûr, il finirait par les ramener à Taesch, mais en attendant, il pourrait se rapprocher de Lucius. Et puis, plus il restait loin de ces maudites menottes dorées, mieux il se portait. Sans même parler du fait que quelques jours de réflexion bien menée lui permettraient de faire un coup en traître à l’ancien démon. Rien de personnel, il devait vraiment retrouver son petit frère.

« C’est bien vrai ça, dit-il alors. Un jeune homme tel que toi a besoin de vivre des aventures. Tu dois te forger, t’amuser, apprendre. En plus, tu es le prince héritier. Tu devrais savoir te débrouiller quelques temps par toi-même. Quelqu'un d'aussi beau et intelligent ne devrait pas avoir de problème. »

Le grand barbu à moitié nu qui maintenait jalousement son petit ami contre lui le regarda avec beaucoup de suspicion. Aleister lui sourit franchement. Il avait vite compris que c’était lui le maître de maison, à la manière dont agissaient les serviteurs avec lui.

« Est-ce que je peux en avoir ?»

Il pointa l’une des bouteilles en exposition sur le buffet. L’étiquette disait « Vin de Kotka - année 815». Tout de suite après, il tourna la tête sur le plus jeune de la bande. Un garçon aux boucles d’or et à l’œil le plus méprisant du monde. Si lui n’était pas frappé d’Orgueil, il n’était plus un démon de l’Envie.

« Bien sûr, certains devraient probablement se contenter de cette chaleureuse boisson sans alcool.»

La fille avec une grand robe élégante sembla terrifiée à l’idée de devoir ingurgiter une goutte d’alcool. La main sur le coeur, soulignant avec grâce son parfait décolleté, elle lança presque timidement :

« Oh, si nous devons boire à cette heure, je ne prendrais rien de trop fort. Merci.»

A présent, le grand barbu n’avait plus le choix. Il devait payer sa tournée.

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Ven 15 Juin - 15:28

Oh come oooooon !  
Un démon. Taesch avait envoyé un démon pour leur filer le train. Félix en semblait profondément déçu. Peut-être parce que la recherche ne le concernait pas lui - alors qu’il était censé être un genre de fils pour Ser Taesch, non ? - mais sans doute surtout parce que Taesch ne lui faisait pas confiance pour prendre soin des autres. Et en même temps, qui lui aurait fait confiance ? Il avait neuf ans et demi à tout péter.
Félix faisait trembler les gens dans leurs chausses mais pas lui. Madame de Mavran lui avait confié un jour qu’elle avait parfois peur de le retrouver à la suivre. Lucius ne comprenait pas vraiment cette crainte ... Il avait une langue de pute et pouvait se servir correctement d’un couteau. A son âge, Lucius avait déjà été couronné vainqueur d’une chasse à l’ours au manoir des Von Hochen.
Aleister, puisque tel était son nom, sentait la terre, les cendres, le feu, comme la plupart des démons. Mais aussi, étrangement, un muscat délicat et quelque chose de plus végétal. Lucius appréciait son don de double vue qui lui permettait de respirer les auras. C’était beaucoup plus facile de se faire une idée sur la personne, avant même de dire bonjour. Charlie, par exemple, sentait la neige et la pomme comme une fille de bonne famille mais au delà de cela, il y avait cette odeur de terre humide, de mousse et de troène forestier.
Lucius regarda Charlie du coin de l’oeil. Il ne l’aimait vraiment pas au début et mais il ne pouvait s’imaginer la détester désormais. Et la façon dont elle serrait le bracelet contre son cœur donnait l’impression qu’elle tenait dans ses mains une relique sainte. Qu’est-ce qu’il avait de si particulier, ce morceau de cuir ? Konstantin se rassit plus confortablement et croisa les jambes, ce qui fit trembler la balsamine impatiente dans son petit vase. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle faisait là ? La Balsaminaceae Impatiens ne poussait pas en région montagneuse.
Lorsque le démon parla à la fille Condé, Lucius haussa un sourcil. Taesch les attendait donc à Cardinal ? Lui qui détestait le festival des fleurs et qui ne pouvait supporter la vue d’une oliveraie ? Lui qui déblayait les grandes arches de menthe de Cardinal du jardin des Von Dast comme s’il s’agissait de simple fougères ? Wow. Il devait réellement s’inquiéter pour en arriver à de telles extrémités.
Lucius, un peu boudeur, examina le visage du démon. Petit, il lisait des manuels d’invocations comme certains lisaient des recueils de contes de fées. Et déjà à l’époque, il avait compris trois choses essentielles à la survie d’un démon : un corps fiable, une volonté de se dissimuler et un grand sens du maquillage. Hors, Aleister ne semblait s’embarrasser de sa survie. Il avait un corps humains, des yeux qui criaient à la magie et son aura pétillait tellement que n’importe quel mage l’aurait repéré à des lieues à la ronde.
Et puis, brusquement, l’atmosphère changea du tout au tout. Lé démon était ouvertement en train de le draguer. Lucius écarquilla les yeux comme Anastasy leur apportait un pain fourré de fromage de chèvres. Rougissant un peu, il détourna les yeux et les fixa sur le pain fumant au fromage.
“Hm. Ce plat sent bon.”
Anastasy le regarda avec insistance et il se retira après un signe de tête. La nouvelle de Polikarp avait déjà dû faire le tour du domaine. Lucius fusilla le démon du regard pour ça et décida de se se servir un bout de pain. Une odeur fromagère se répandit dans la pièce, forte et agréable, et Lucius se demanda soudain comment toute la maison pouvait ne pas sentir la fondue en permanence. Sans doute une astuce de serviteur.
Beaucoup de gens faisaient à peine la différence entre un bon et un mauvais fromage de chèvre mais celui-ci était excellent et Lucius émit un petit son de plaisir en plantant ses dents dans le pain. Le fromage brûlant coulant dans sa gorge, la mie chaude qui gonflait ses joues. Bon sang qu’il aimait la campagne ! Il aurait pu vivre ici toute l’année si on lui avait servi de tels plats tous les jours.
Et puis, il fut question d’alcool. Il avait envie de parler mais il se força d’abord à avaler. Pendant ce moment, Alianora eut l’occasion d’en placer une qui provoqua une hilarité générale. Elle rougit un peu sous son fard à joue et plissa ses yeux agrandis par le mascara. Konstantin fut celui qui lui répondit.
“Alianora, je pense que tu pas devoir boire encore ce vin. Polikarp être d’accord.”
Félix décida que cette discussion était ridicule et il arracha un peu de pain au fromage avant de parler d’une voix si acide qu’elle fit fondre la couche de sympathie que Lucius avait pu développer pour lui après son enlevement.
“Je vais en apporter à Luce, il doit avoir faim.”
L’ambiance après son départ fut plus glaciale et Miloslaw se fit un devoir de la réchauffer en distribuant un verre d’alcool à Konstantin, Aleister, Lucius et lui même. A la suite de quoi, Charlie et Isobel décrétèrent qu’elles avaient une grotte à explorer et ils se retrouvèrent à quatre seulement à table. Milo fut alors prit d’une sorte de curiosité qui le poussa à poser une question.
“Comment est-ce que tu as su qu’il s’agissait d’un démon ?”
Lucius sourit et haussa les épaules en sirotant son vin. Bon sang ! C’était vrai qu’il était costaud cet alcool !
“Allons Milo, je suis un mage et mon père est un invocateur de renom. La magie c’est un peu ma spécialité. Les démons, j’ai ça dans le sang.”
Miloslaw dut se sentir bête ensuite puisqu’il détourna le regard. Konstantin, après avoir bu son verre, soupira doucement.
“Bon. Ferme pas tourner toute seule.”
Milo et Konstantin s’éclipsèrent et Lucius se retrouva seul avec le démon. Cela lui provoqua un certain frisson d’excitation.
“Hm ... je suppose que je devrais te faire visiter la ferme. A moins que tu ne préfères rencontrer notre démon de compagnie ? Enfin celui de Milo, plutôt.”
Il espérait qu’il ne lui dise pas un truc du genre “je préférerais que tu me fasses visiter toutes les parcelles de ton corps” parce que ce serait beaucoup trop gênant.
“C’est un démon mineur, je pense, mais impossible de connaître sa véritable histoire. C’est un véritable mythomane coincé dans le corps d’un chaton. Enfin d’un lion, maintenant. Pas franchement une upgrade si tu veux mon avis, il prend encore plus de place sur mes jambes quand il dort avec moi et il sent le rat crevé quand il baille.”
Est-ce qu’il parlait trop ? Certainement. Est-ce qu’il était nerveux ? Hell yes. C’était son tout premier démon sans cercle ! Trop d’excitation !
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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Lun 25 Juin - 15:57

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La collation qui leur fut servi alors que tout le monde terminait à peine son chocolat fut du pain béni pour Aleister plus que fourré au fromage. Le démon, les jambes élégamment croisées, le dos épousant avec nonchalance le dossier de son fauteuil, l’observa sans retenue. La façon dont Lucius huma le pain lui chanta les gémissements des préliminaires, quand il mordit dedans, faisant jaillir la crème blanche et fumante, Aleister se sentit durcir dans son pantalon. Il entrouvrit les lèvres, en lécha la pulpe inférieure de la pointe de sa langue, puis vint y piquer sa dent. Ce n’était pas difficile d’imaginer sa propre chair juteuse d’orgasme dans cette bouche, puis dans cette gorge contractée par l’avalement. Est-ce qu’il avait seulement conscience du spectacle qu’il lui offrait ? Aleister ne pouvait imaginer que quelqu’un comme Lucius, propre et soigné, puisse l’ignorer.
Sentant de mauvaises intentions dirigées contre sa personne, Aleister releva les yeux. Encore ce gamin. Qu’est-ce qu’il avait à le fusiller du regard comme ça ? Et puis, la vérité le frappa. C’était tellement évident qu’il aurait dû s’en apercevoir avant. Boucles d’or était jaloux, voilà tout ! Dommage pour lui, il ne faisait pas dans cette tranche d’âge. Quoique puisse en dire Taesch, il fallait au moins avoir l’âge du prince héritier pour l’intéresser de cette manière.

L’enfant jaloux partit nourrir un mystérieux Luce sur lequel Aleister aurait bien posé quelques questions s’il n’avait pas déjà trois sujets de préoccupation majeure dans la tête. Et puis, il fut bientôt suivi par la poupée de porcelaine, la fille de Taesch et la princesse guerrière. Enfin, le barbare illettré et l’esclave sexuel de ce dernier disparurent à leur tour. On entendit encore les pas d’un serviteur s’évanouir, le hululement d’une chouette au dehors, puis le silence. Ils étaient seuls. C’était réjouissant !
Aleister se décala dans son fauteuil pour faire face à Lucius et le surprit en train de frémir. Est-ce qu’il ressentait une attirance physique pour le démon ? Délicieux petit puceau.

Le prince se révéla être un grand bavard, ou alors il ne supportait pas le silence. Aleister le devinait nerveux, peut-être à cause de sa présence. Il aimait lui infliger de telles émotions, d’autant plus que c’était complètement involontaire. Il lui sourit alors qu’il s’embourbait dans ses propositions et ses explications. Lui faire faire le tour de la ferme ? Pourquoi pas de son cul d’abord ? Et puis il fut question d’un démon de compagnie, le fameux Luce, et Aleister en oublia jusqu’à son sourire. Merde, serait-il possible ?
Quel idiot ! Bien sûr que c’était lui ! Il aurait déjà dû le comprendre le premier jour où il avait visionné Lucius ! Son frère était présent, son attention avait juste été détournée par... La magie. Ce lien avec les démons. Le prince était un sacré morceau, avec une bonne dose d’Enfer en lui. Ce qu’il avait pris pour une prédestination n’était que ça, finalement. Est-ce qu’il le désirait moins ? Bien au contraire.

Essayant de ne pas montrer à quel point il était excité et impatient de retrouver Azazel, Aleister se leva et tendit sa main à Lucius. Il savait que son érection était parfaitement visible, tendue en direction du prince, et il n’en était pas gêné. Qu’il sache à quel point il l’intéressait, parce que le démon ignorait s’il serait capable de le séduire correctement tant qu’il n’aurait pas éclairci la situation au sujet de ce fameux démon de compagnie.

« Allons-y. J’ai hâte de rencontrer ce démon. Pour commencer.»

Son regard brûlant ne devait logiquement laisser aucune place au doute quant à ses intentions. Il appréciait la situation, toutefois, dans le couloir, il se rapprocha de Lucius pour lui murmurer sur un ton de conspiration amicale :

« Tu sais, ce n’est pas grave d’être inexpérimenté. Je te ferai rien que tu ne voudrais pas. Tu peux te détendre.»

Ses doigts frôlèrent la cuisse de Lucius, puis il prit les devants. Inutile de lui montrer le chemin jusqu’à l’endroit où était Luce le démon de compagnie. Il le sentait parfaitement depuis qu’il avait posé un pied sur la première marche des escaliers. Le corps de chaton - ou en l’occurrence, de lion - retenait son aura. Assez pour que seul un démon puisse correctement l’identifier. Un démon ou probablement quelqu’un, comme Taesch, équipé du don de Double vue.
Avec appréhension, le dos et la nuque tendus, il poussa la porte de la chambre. Les auras démoniaques se percutèrent et le lion affalé sur le grand lit, les crocs couverts de fromage de chèvre, s’était déjà immobilisé quand il apparut dans l’encadrement. Ils se jaugèrent, prirent le temps de s’examiner via la double vue. Le coeur humain d’Aleister lui donna l’impression qu’il allait jaillir hors de sa poitrine.

« AZAZEL !»

En même temps, son frère avait rugit son propre nom, ce qui avait donné lieu à une certaine cacophonie. Aleister était tellement heureux d’avoir enfin retrouvé son petit frère qu’il ignora la présence de Lucius et de Boucles d’or pour se jeter entre les pattes du gros lion et fourrer son nez dans les poils rêches de la bête. Des griffes s’enfoncèrent dans sa chemise, puis son dos, labourant sa peau. Un geste d’affection, un réflexe pour les félins. Azazel avait passé bien trop de temps dans ce corps de chaton.
Le lion s’éloigna et une grosse patte dénuée de griffes le gifla. Son cou craqua sous l’impact, c’était comme faire du pogo avec un mur de briques.

« C’est ta faute putain ! Tout ça, c’est de ta faute !»

Mmm... C’était vrai. Aleister l’avait presque oublié. Pourtant, ses souvenirs et ceux de son frère ne mentaient pas. C’était bien lui qui l’avait enfermé dans ce corps de chaton. Alors il s’agenouilla, s’arracha une molaire et l’offrit dans sa flaque de sang, au creux de sa paume, à Azazel.

« Je n’ai que ça pour l’instant mais dès qu’on sera de retour à la maison, je t’offrirai ce qui te revient vraiment.»

Une belle épine dorsale. Ou peut-être caudale. Oui, caudale. Elle serait plus jolie.
Il était maintenant temps de cesser de se donner en spectacle devant les mortels. Se relevant, il fit face aux deux autres présents.

« C’est mon frère. Ca tombe bien, je le cherchais. On devrait aller à Cardinal, maintenant.»

Tant pis pour Lucius. Il avait atteint son objectif premier. Maintenant, il devait retourner auprès de son invocateur et trouver un moyen de le convaincre de libérer Azazel. Jusque là, Aleister n’avait pas vraiment essayé de le manipuler après tout. Il restait une chance. Et puis, son petit frère pouvait se montrer malin quand il le voulait.

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Lun 25 Juin - 17:43

Oh come oooooon !  
Lucius se demandait ce qu’il dirait à ses pères quand ils seraient de retour à la maison. Sans doute, pensa-t-il, parleraient-ils du monstre qui mangeait des changelins et des autres embûches du chemin mais, plus que tout, il leur parlerait de Konstantin et de Milo. Cette situation était proprement incongrue et le jeune homme se voyait fort mal passer à côté de ce genre de ragots.
Et puis, il déglutit doucement. Ils ne rentrerait pas. Il serait seul à chevaucher avec les filles. Maintenant que la ferme tournait bien, que Konstantin et Milo étaient réunis, le jeune Kotka ne voudrait sans doute pas repartir. Alors qu’Aleister le démon réfléchissait, Lucius se sentit pousser un sentiment de mélancolie. Le concert des grillons qui s’éveillaient au coucher de soleil ne fit que renforcer cette impression de derniers moments passés ensemble.
Lorsqu’il jeta un regard à l’horloge, il vit qu’il n’était que dix-neuf heures trente. Eh bien, la nuitée commençait fort. Oh mes Dieux, pensa-t-il, est-ce que son père serait fier de lui ? Il avait désormais deux démons à ses côtés et l’un d’eux était rattaché à son garçon de compagnie. Milo n’en avait peut-être pas conscience mais à chaque instant, on pouvait voir le lien bleu puissant qui le rattachait à Luce.
Lucius regarda de nouveau le démon, un brin de sauvagerie dans le regard. Il sentait bien toute la puissance qu’il dégageait. Quelque chose de terrible sommeillait dans son ventre et, grâce à son don de double vue, il apercevait conséquemment sa véritable apparence. Bien plus grand, c’était sûr. Plus cornu, aussi. Oh, certes, son troisième oeil ne s’activait pleinement que lorsque la lune était ronde et emplie de magie mais il avait déjà une bonne idée de ce qu’Aleister était.
En tout cas, il sentait quelque chose d’énorme sous cette apparence frêle et il se doutait bien que les choses ne pouvaient être si faciles qu’il les présentait. Taesch n’aurait jamais eu la puissance magique d’invoquer ce démon, surtout qu’aucun fil de magie ne menait de son corps à Cardinal. Quelque chose de mauvais se tramait là dessous et le jeune homme n’avait pas encore confiance à Aleister.
Le démon finit par accepter de rencontrer Luce et Lucius se dit que ce serait une bonne chose de l’amener à sa chambre. Luce devait encore y manger. Félix était probablement encore dans la pièce, lui aussi, mais peu importait.
Et puis, tout se fit plus sexuel sans prévenir. Il sentit l’énergie puissante de désir d’Aleister s’enrouler autour de lui comme un manteau de fourrure réconfortant. Il n’avait jamais senti une telle énergie jusqu’à aujourd’hui et il serra un peu les cuisses, tentant de cacher son trouble. Bon sang, ce mec était malade !
Lorsque le démon lui intima quelque chose en chemin pour la chambre, Lucius eu envie de le frapper. Puis, il pouffa doucement. Lui puceau ... il était extrêmement actif sexuellement, autant avec des hommes qu’avec des femmes. Certes, ce démon était plus expérimenté que lui, sans doute, mais il était en train de se ridiculiser. Il devait pourtant sentir la dépravation qui se dégageait de son corps non ? Les démons devaient sentir ça.
Et puis, ils arrivèrent dans la chambre et les choses furent confuses, très confuses. Oh mes Dieux, oh mes Dieux, oh mes DIEUX ! Les démons se connaissaient !
Il cru d’abord qu’ils se battaient mais les choses étaient différentes de cela. Ils semblaient se retrouver. Il y eut l’offrande de la dent et Lucius crut se rappeler quelque chose des cours de mœurs démonologiques. Bon sang, il y avait deux démons, dans sa chambre, qui se faisaient la fête. Et si Lucius ne pouvait voir le corps de Luce qu’à travers le voile des mondes, il crut le voir sourire. Donc ... c’était bon, non ?
La rencontre se poursuivit et Lucius se dit qu’il aurait aimé avoir une notice explicative. Félix, lui, s’était réfugié derrière lui. Une main passée autour du ventre de Lucius, il observait la situation, bien à l’abri. Et Lucius ne pouvait pas lui en vouloir. Même lui devait être oppressé par les décharges d’énergies dans la pièce.
Dieux, que c’était beau, toute cette magie. Il aurait aimé pouvoir immortaliser ce tableau et l’accrocher dans sa chambre, au château. Ou dans cette de ses parents, pour faire chier son père. Luce - Azazel, plutôt - était là avec un autre démon. Est-ce que Taesch savait ? Est-ce que le démon avait menti ?
Il avança quand Aleister reprit la parole. Minute, n’était-il pas d’accord avec ses intentions de rester quelques instants plus tôt. Petit démon traître.
“Okay ça y est, je me suis lassé d’être relégué au second plan. C’est quoi ce bordel ? Arrêtez de spermer de l’énergie magique partout dans ma chambre ou je vais me fâcher.”
Il entendit Félix ricaner dans son dos mais ne lui reprocha rien. Luce s’éloigna un peu d’Aleister et entreprit de déballer toute une histoire. Oh ouais, Luce était doué pour raconter des histoires. Aleister était son frère, comme il l’avait affirmé un peu avant, et il l’avait transformé en chaton parce qu’il était jaloux de sa relation avec Lilith.
“Attends, Lilith ? Pour de vrai ? C’est pas un mensonge, cette fois ?”
Puis, Luce sembla se rebiffer. Ouais, il ne pourrait jamais l’appeler Azazel, c’était trop grandiloquent pour ce corps de lion. Il vint se placer aux côtés de Lucius et feula sur son frère avant de lui parler d’un ton pompeux.
“Je bouge pas, Milo et Lucius sont mes maîtres, de toute façon, je ferais rien qui va contre leurs volontés.”
Lucius hocha la tête et passa une main dans ses cheveux. Il commençait à étouffer dans cette pièce remplie de magie et suait un peu.
“Okay, okay, on peut arriver à résoudre ça sans s’écharper. On n’ira pas tout de suite à Cardinal mais on ira. Plus tard. Promis. On a juste ... un problème à régler avec un -”
La porte de sa chambre s’ouvrit à la volée et Polikarp lui fit face. Il ne cilla pas quant à la magie et le jeune homme se dit qu’il avait de la chance.
“Le Comte est là.”
Lucius sourit. Il attendait ce moment depuis un petit moment. Puis il fixa Aleister et Luce et se mordit la lèvre.
“Plus tard.”
Il se lança dans la cage d’escalier et dévala les marches jusqu’à arriver dans le hall. Là, Konstantin et Isobel se tenaient en retrait de Milo, qui venait d’ouvrir la porte. Le Comte était là, mais pas seul. Il y avait une cinquantaine d’hommes derrière lui, plus quelques uns postés en hauteur.
Lorsque Miloslaw Kotka s’avança dans la cour devant chez lui, il était suivi par un barbare kalini armé d’une hache, d’une princesse redoutable et d’un mage puissant. Le Comte et ses hommes n’avaient aucune chance.
Et puis, le Comte s’avança pour les saluer. Une flèche tirée du toit, sans doute par Charlie, l’arrêta. La bataille était lancée.
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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Mar 26 Juin - 13:57

Oh come oooooon !

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Ce sale petit traître ! Aleister resta un moment sans rien dire, se contentant de fixer son frère et Lucius, côte à côte comme s’ils avaient partagé une vie entière d’amitié. Et puis, il explosa, son aura démoniaque imprégnant les murs, les pièces d’à côté, toute la ferme et jusqu’aux premiers arbres du bois.

« TU ES COMPLETEMENT PETE OU QUOI ? TES MAITRES ?! MAIS EST-CE QUE TU T’ENTENDS SEULEMENT PARLER ?»

Comme les murs commençaient à s’effriter et le plafond à lui pleuvoir dessus, il se força à se calmer. Lentement, sa puissance environnante rentra en lui et il prit une grande inspiration. La peau de son corps en était toute asséchée. Demain, il en perdrait des pans entiers. Dans sa tête, Aloïs le suppliait de se calmer.

« Rah ! Ne me dis pas de me calmer, ça rend juste les choses encore pires !»

Il s’ébouriffa un peu les cheveux dans une autre tentative pour se calmer un peu, puis essaya de faire comprendre à Azazel à quel point sa réaction était stupide.

« Tu passes deux siècles en compagnie des petits mortels et voilà que tu es prêt à leur rapporter des souris et à jouer avec des bouts de ficelle pour les amuser ? Qu’est-ce qui se passe, petit frère ? Je sais que tu m’en veux, mais pense à tes propres intérêts. Ce que tu veux vraiment, ce que nous voulons, c’est rentrer à la maison.
- C’est ici, maintenant, ma maison.»

Mais quel benêt ! Lucius tenta bien d’en placer une pour apaiser la tension, mais on frappa à la porte. Aleister serra les poings, très fortement. Il avait envie de tuer. Cependant, ce ne serait pas le serviteur qui en ferait les frais cette nuit. Le démon sentait beaucoup une grosse dose de menace dans l’air. Il se plaça à la fenêtre, qui donnait sur la cour. En bas, une poignée d’hommes patientaient. L’esclave sexuel les rejoignit alors, suivit par son barbare illettré et la princesse guerrière. Il ne voyait pas la fille de Taesch, peut-être était-elle restée dans la grotte.
Lucius arriva peu après, il avait fait vite. Une flèche se planta dans le sol, entre les deux groupes qui se fixaient en chien de faïence. Et la situation devint soudain bien plus intéressante.

« Hey, Azazel ? On y va ?»

Bien sûr, son petit frère saurait certainement apprécier un peu d’action. S’il avait bien tout compris, cela ne faisait guère longtemps qu’il occupait ce corps plus à même de combattre que celui dans lequel il l’avait enfermé. Et puis, ce serait parfait pour faire un peu oublier à Azazel l'histoire du chaton, pour lui rappeler ce qu'ils étaient avant tout.

Deux minutes plus tard, les deux frères démons débarquèrent au beau milieu de la bataille. Aleister était juché sur le dos d’Azazel, qui galopait gueule ouverte en fonction des ennemis.

« Celui-là, je peux le tuer ?
- Non, c’est un serviteur !
- Et celui-ci !
- Oui !»

Aleister se pencha sur le côté, les doigts crochetés dans la crinière d’Azazel. Sa poigne agrippa la gorge d’un vampire, qu’il souleva de terre pour l’entraîner dans le sillage du lion, tel un drapeau battu par le vent. Une seconde plus tard, deux moitiés de corps, arrachés verticalement, roulaient sur le sol.
Il n’était pas le seul à utiliser une monture. L’esclave sexuel le rejoignit bientôt dans son idée, juchée lui sur un énorme porc équipé d’une selle adaptée et d’une sorte de casque. Le cavalier brandissait une fourche, l’arme classique du paysan.

Ce fut un véritable massacre et Aleister n’en retirait pas tous les honneurs. Rien que la fille de Taesch avait commis de gros dégâts à l’aide de ses traits. A la fin, il ne restait plus que quelques blessés graves et le chef. Le Comte, très certainement. Bien sûr, il fallait conserver le plus important pour la fin.
Le Comte semblait totalement déconfit. Apparemment, il n’avait pas vraiment imaginé que les choses se passeraient de la sorte. Et bien, on pouvait dire qu’il avait manqué de bol. A un jour près, Aleister n’aurait pas été là. Le démon descendit d’Azazel et s’adossa au fauve pour observer la situation.
L’esclave sexuel, qui s’avérait en réalité être le maître des lieux, récupéra l’épée de la princesse guerrière et la pointa sur le front du Comte.

« A genoux, Comte Karol Swintuch.»

Le Comte obéit, l’air franchement dégoûté.

« Jurez de ne plus jamais convoiter cet endroit, ni vous ni vos descendants. Jurez de servir la baronnie de Kotka et ses habitants. Jurez la loyauté.»

Le Comte jura, crachant ses mots comme autant de grains de café très amers. Et puis, sur autorisa du maître de maison, il se releva et s’en alla. Piteusement. Et bien. Aleister devait bien reconnaître qu’il s’était trompé sur beaucoup de ces gens, bien plus capables qu’il ne le semblait au premier abord. Sauf pour le barbare illettré.
Comme tout le monde se félicitait de ce dénouement bienheureux et que les blessés se remettaient tout doucement, attendant le bon moment pour s’enfuir, Aleister tapota le flanc d’Azazel et s’en alla rejoindre Lucius. Il souleva du bout des doigts une longue mèche trempée de sueur et la dégagea du front du prince, pour la coincer en arrière.

« Tu as été remarquable. Et toute cette magie ! Très bandant. Est-ce que tu ferais autant d’étincelles au lit ?»

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Sam 7 Juil - 17:07

Oh come oooooon !  
Le nouveau bracelet de Lucius le rendait plus puissant mais il n’en avait pas besoin pour le moment, aussi l’avait-il laissé dans la chambre. Les reliques qu’il avait trouvé dans la boîte de Vassil et que personne n’arrivait à lui retirer pour une raison qui lui échappait étaient de fer blanc et, malgré leur esthétique assez bâclée, faisaient parfaitement le job. Le jeune homme était parfaitement conscient qu’elles limitaient sa magie mais rien n’était plus important que la ferme de Milo à cet instant.
Le tambour de son cœur augmenta de cadence et le jeune homme se sentit brusquement empli de pouvoir et de magie. Il la sentait crépiter dans son sang. Il était prêt à se battre.
Lucius subit le regard inquisitoire du Comte comme les autres. Il avait envie de lui cracher qu’il était un prince et qu’il le ferait cracher son titre de noblesse par les oreilles s’il le voulait mais ce n’était pas sa bataille. Milo était celui qui devait, de toute évidence, résoudre le problème. Le sommet de sa rage atteignait des sommets quand on parlait de ce que le comte avait fait à la ferme en son absence - bien qu’il tienne les détails secrets pour une raison qui lui échappait.
L’heure de la punition était arrivé et tout le monde était parfaitement prêt. Lucius attendait même ce moment avec intensité depuis un bon moment. Il sourit largement quand le premier homme se lança sur lui. Milo lui avait dit ‘pas de magie mortelle’ mais il n’avait pas dit qu’il ne pouvait handicaper personne. Le guerrier face à lui écopa d’une lame de glace en travers de la cuisse. Il cria mais personne ne lui porta secours.
Un homme s’approcha de lui et Lucius se rendit vite compte qu’il était encerclé. Les adversaires avaient certainement eu pour consigne de ne pas les sous-estimer et il se retrouvait seul contre cinq ou six ennemis. Levant la main, il récita une formule d’éloignement, rapidement, sans y penser.
“Etsi vagrai halsi har cha.”
Les mots étaient sortis dans la mauvaise langue, une langue qu’il ne comprenait pas mais le sort fut efficace. Ses poignets devinrent plus chauds au contact des bracelets qui luisaient. Une forte vague scintillante comme un drap de soie se déroula autour de lui et projeta ses ennemis au sol.
Eh bien, c’était plus puissant que ce qu’il avait voulu lancé. Les cinq hommes étaient complètement k.o. endormis où ils étaient tombés, plusieurs os de leurs corps cassés. Mais, eh, Lucius n’allait pas les plaindre. Ils avaient voulu le battre à mort et puis ils étaient des vampires. Il regarda les bracelets, où s’entortillaient désormais des fleurs et des branches. Elles régressaient peu à peu. Vassil lui avait-il foutu aux poignets quelque chose qui ... lui donnait des pouvoirs de fées ?
En regardant aux alentours, il remarqua que sa cousine était perché sur le dos d’un très grand homme très musclé, et lui frappait la tête avec le pommeau de son épée pour lui faire lâcher l’arc de Charlie. Il faillit se précipiter pour les aider mais plus urgent l’attendait à deux pas. On s’en prenait à Milo et son cochon de guerre ! Il fronça les sourcils et fit quelque pas, remarquant que les bracelets en fer blanc avaient repris leur forme initiale.
Il vit Aleister sur son chemin, juché sur le dos de son frère. Les choses allaient visiblement mieux entre eux deux.
Lucius se précipita sur les femmes qui s’en prenaient à Milo. Elles étaient deux mortelles qui, visiblement, avaient plus de poigne que les humaines anorexiques et mal nourries de Ravenwell. Elles réussissaient à maintenir la monture de son frère en place. Il attrapa l’épée d’une des filles et lui écrasa son pommeau sur le crâne. Elle tomba au sol, inconsciente, et l’autre fut assez distraite pour laisser partir le cochon. Milo était sauvé !
Les choses virèrent rapidement au vinaigre quand un des hommes du Comte tenta de décapiter Konstantin. La promesse faite à Milo ne tenait plus. Désormais, il comptait bien tuer.
Lorsqu’ils en eurent fini, un silence inhabituel habitait la propriété de Miloslaw. Lucius en profita pour souffler un peu, examinant ses poignets. Mais le repos fut de courte durée puisque tout le monde était plutôt amoché. Le jeune homme, avec ses pouvoirs de guérison, était le mieux placé pour soigner toutes les plaies et les petits bobos de tout le monde. Le plus important était Aleister. Son vaisseau était humain et ce serait un problème s’il mourrait.
“Il ne reviendra pas Milo, tu peux te détendre un peu ...”
Son ami semblait sur le point de s’effondrer. Il laissa à Konstantin la charge de le tenir debout et partit à la rechercher d’Aleister.
Quand il revint aux portes qui donnaient sur la ferme et la grange aux porcs, le jeune homme fit rouler les muscles sous sa peau. Il était déjà fatigué.
Aleister le rejoignit et souleva une mèche pour la remettre en ordre. Après une autre allusion sexuelle, Lucius secoua la tête.
“Tu tombes bien, je te cherchais. Ton vaisseau est dans un état abominable, tu le sais ça ?”
Il l’attira à l’intérieur et l’assit sur une chaise de la cuisine. Tout le monde se félicitait dehors et il les appellerait un à un, plus tard. Il devait prendre soin de son peuple.
“Déshabille-toi, je dois voir ton dos.”
Hélas, la peau d’Aloïs était en charpie et Lucius soupira doucement. Il passerait du temps sur lui. Il n’avait aucun doute sur le fait que son vaisseau mourrait sans soin. Il posa une main sur la peau en sang, déchiquetée par Luce et laissa sa magie s’écouler hors de lui naturellement.
“Amos he.”
Encore une fois la mauvaise langue. Il devrait parler à Vassil au sujet des bracelets plus tard. La magie pétilla, brilla un bon coup et les cellules de peau furent comme neuves. Il soigna de la même manière son front, son bras et son ventre.
“Tu as mal ailleurs ? D’autres lésions ?”
Vassil était entré entre temps et souriait de l’expression de celui qui savait. Que cachaient ces bracelets et pourquoi le serviteur les lui avait-il donné ?

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Dim 15 Juil - 17:26

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Les choses avançaient dans le bon sens. A peine l’avait-il rejoint que Lucius lui demandait d’ôter ses vêtements. Pour soigner son vaisseau, comme il l’appelait, sans doute un prétexte pour voir à quoi il ressemblait à poil. Et bien, son physique n’était pas son meilleur atout, loin de là, mais Aleister s’exécuta, un petit sourire flottant sur ses lèvres empruntées. Etant donné le visage d’Aloïs, cela devait lui donner une expression stupide. Tant pis, il ne pouvait pas s’en empêcher.

« Il en a vu d’autres, surtout ces derniers temps. Mais tu sais que les démons peuvent guérir les corps qu’ils habitent, n’est-ce pas ?»

Il ne protesta pas malgré tout et s’assit pour laisser le joli prince effacer ses lésions. Il savait qu’il devrait faire le boulot interne ensuite, mais si ça lui faisait plaisir... A sa grande surprise, le charme de Lucius opéra parfaitement. Les yeux écarquillés par la surprise, il fit bouger son bras, comme neuf. Il n’y avait pas que la blessure, ses cellules étaient aussi régénérées. Aloïs lui-même était comme un corps neuf, comme s’il venait tout juste de prendre possession de lui. Il se sentait comme s’il venait de prendre un bain, parfumé à la menthe. Non, mieux que ça même.
L’esprit humain soupira de bien-être, se vautrant dans cette fraîcheur et ce renouveau. Dans Aleister, c’était le printemps, grâce à la fée Lucius. Pas littéralement, bien sûr, bien qu’il parle leur langue. Ah, ça lui rappelait son premier jour avec Aloïs. Il l’avait terrorisé, retranché dans un coin de sa tête, s’était approprié chaque cellule de ce corps misérable. Il avait commis quelques atrocités, histoire d’asseoir sa position une bonne fois et d’annihiler toute volonté qui aurait pu rendre la possession à long terme difficile.
Parfois, il aimerait que les choses se passent autrement, de façon plus civilisée. Un salut, une présentation en bonne et due forme, une petite conversation amicale. Mais non ! La violence, toujours la violence !
Quoique’avec Aloïs, les choses avaient été un peu différentes. Il avait à peine lutté et Aleister avait même ressenti une sorte de soulagement à l’idée de ne plus être maître de son propre corps. Ils s’entendaient comme jamais le démon ne s’était entendu avec un esprit. Encore une poignée de semaines et il aurait d’ailleurs établi un record de longévité avec un corps.

Arraché à ses pensées par le soucieux prince Lucius, Aleister se leva de sa chaise et posa les doigts sur les boutons de son pantalon.

« Hum... Oui, en fait.»

Il souleva un sourcil en direction du jeune homme qui les observait avec un air mauvais, un des serviteurs s’il se souvenait bien. On avait crié son nom pendant la bataille, il l’avait vu se débrouiller avec un lance-pierre joliment sculpté. Vanessa ? Vasectomie ? Vassal ? Quelque chose comme ça.

« Attention les yeux !»

Il baissa son pantalon, taché et déchiré à de multiples endroits. Le voilà entièrement nu, à l’exception de ses bottes et d’un amas de tissu sale rassemblé sur ses chevilles. Une grosse plaie purulente le démangeait à l’aine depuis une demi-journée. Un sanglier, du moins il l’avait cru. Il avait été incapable de se soigner. Mais Lucius était spécial.
Il essaya d’identifier la magie qui l’habitait, profitant du moment où elle surgissait de lui en rafales. C’était un vrai chaos là-dedans ! De la magie démoniaque comme base, avec une éducation de mortel. Elle était mal développée, bien en deçà de son potentiel. Et puis ce truc, cette finition agressive et flamboyante : de la magie de fée.

« Tu es bizarre. Qu’est-ce que tu es au juste ? Un démon ou une fée ? On m’avait dit que tu étais le rejeton de l’Empereur mais je commence à avoir des doutes. Remarque, ça ne me dérange pas. Une pipe reste une pipe.»

Il redressa les yeux, qu’il avait jusque là fixés sur Lucius. Il rencontra le regard du garçon au nom en V, qui le mangeait presque de ses iris clair et de ses pupilles dilatées. Aleister lui sourit, un peu étonné de cette réaction. Il s’était imaginé que des bouseux dans son genre seraient plus timides et réservés face à un corps possédé.

« Jolie vue ?»

Il fronça soudain les sourcils, s’apercevant qu’on l’avait surpris dans son examen, et s’en alla rapidement, ne manquant pas de claquer la porte dans une colère feinte.

« Et bien, il devait avoir un beau tableau en tête, si tu veux mon avis. Il crève de désir. Tu couches avec lui ?»

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Mer 18 Juil - 19:52

Oh come oooooon !  
Aleister était un démon supérieur. Maintenant ça lui revenait. Il revoyait parfaitement la gravure dans les appartements de Taesch, un jour où il avait fouillé sans en avoir la permission. Il savait bien que Ser Taesch avait quelque chose d’étrange en lui. Aussi attirant qu’une mauvaise aventure dans laquelle se fourrer. Et Lucius avait appris ce jour là, que Taesch vénérait les démons plus que quiconque. Il avait un autel étrange, caché dans une armoire, équipé d’un grand miroir et de trois statuettes.
L’une d’elle représentait une femme, magnifique, un serpent sur les épaules. Les deux autres étaient des hommes qui l’entouraient. Enfin ... plutôt un adolescent et un enfant. Taesch avait failli le surprendre mais Lucius avait bien reconnu Lilith, sur cet autel et à présent, il reconnaissait cet adolescent monstrueusement démoniaque qui se tenait devant lui dans le corps d’un humain. Il le voyait, superposé à ce corps mortel ... Et il avait très envie de lui demandé ce qu’un démon aussi puissant que lui, un amant de Lilith, pouvait bien foutre déclassé ainsi dans ce plan de l’existence.
Tout était soudain plus clair. Si Milo avait le sang d’Elijah, cela semblait logique qu’il ait pu invoquer le frère d’Aleister. Tout était trop étrange et si normal, d’un coup. Il se sentait mal à l’aise et ces bracelets qui transformaient terriblement sa magie en quelque chose qu’il ne comprenait pas le rendait encore plus dans le mal.
Le jeune homme fit marcher son art, malgré le malaise qui l’habitait. Il soigna, autant qu’il le pouvait, le nouvel ajout à son équipe d’aventuriers. Voilà ce qui lui manquait dans la vie, une pincée de folie et une grande dose d’air frais. Alors pourquoi n’avait-il envie que de rentrer chez lui, désormais ? Il sentait que c’était la meilleure chose à faire mais il ne savait pas pourquoi. Peut-être parce qu’il devrait laisser Milo ici et que visiter Cardinal ne serait plus aussi drôle, seul avec les filles et Félix.
Il opéra tant bien que mal et, lorsqu’il demanda si quelque chose allait encore mal chez lui, il s’attendait à le voir se désigner la bite. Mais pas aussi vite ! Putain, ce mec était pleinement un exhib. Comme tous les démons ? Il n’était que partiellement démon et n’avait aucun ascendant démoniaque sur lequel compter pour poser ce genre de questions mais il pouvait être sûr que s’il demandait à Elijah si les démons se montraient tous la bite entre eux, il répondrait par un rougissement et un refus de répondre.
Il se souvenait parfaitement de la première fois que Lucius avait commencé à ‘faire son démon’ comme disait son père. Quand il avait utilisé sa magie de façon outrancière pour passer un contrat avec un garçon de la Guilde pour l’enchaîner à lui et en faire son amoureux. Il avait neuf ans à l’époque et les notions de consentement et d’amour lui passaient complètement au dessus. Pour lui, il était évident qu’Elijah avait usé d’un tel procédé pour obtenir Luscka et son amour inconditionnel.
Vassil était dans un coin de la pièce et Lucius avait à peine noté sa présence. Désormais qu’il savait que ce mec était une fée, toute sa perfidie et son grand sens de la trahison s’expliquait. Il ne s’était pas expliqué sur les bracelets et refusait d’admettre qu’il était le coupable. Il ne cessait de répéter que ce n’était pas lui. Lucius pensait plutôt qu’il ne s’en souvenait pas. La présence de cette fée supérieure, la tante de Milo et Vassil, compliquait la donne grandement.
“Si tu penses qu’une horreur pareille va m’attirer, t’es vraiment un démon tordu.”
C’était complètement dingue mais Aleister était assez son type pour que Lucius ne remarque qu’à peine la plaie horrible sur son aine. Une taille fine, des cuisses parfaitement équilibrée, une queue qu’il aurait aimé sucé ... Ce corps était complètement son type. Dommage qu’il soit habité par un démon complètement incontrôlable.
Elle était salement infectée et il y avait même un début de gangrène dans le tas. Lucius avait déjà épuisé sa magie de soin qui se nourrissait de sa propre énergie et il commençait à être un peu fatigué. Il avait besoin d’énergie et il ne connaissait qu’une seule façon d’en obtenir.
“Je suis le prince Lucius, le fils de l’Empereur, et tu me parleras avec un peu plus de respect si tu ne veux pas que je te coupe la bite avec un rayon magique.”
Il lui tapota deux fois le front avec son doigt, laissant une trace magique visible dessus. C’était un peu étrange de voir ça ... Un démon dans un corps d’humain si fragile.
Aleister fit ensuite une remarque désobligeante et Lucius haussa un sourcil. Vassil ... le désirait ? C’était à son avantage.
“Vassil, attends !”
Il le rattrapa dans le couloir mal éclairé et le plaqua contre un mur avant de lui donner le baiser le plus sulfureux dont il était capable. Il sentit le sexe de Vassil se durcir contre son aine et sourit doucement. Il se sentait tellement plus puissant, maintenant. Vassil était une fée, une putain de fée, c’était évident. Le pouvoir coulait en lui, mêlé à être chose de plus figé, plus banal. Un vampi-fée ? Putain, il y avait vraiment de tout chez les Kotka.
“Viens me voir quand tu veux pour plus que ça.”
Lui aussi avait un corps parfaitement dans son type, frêle et fin, et Lucius avait toujours été attiré par la puissance magique après tout. Elle l’attirait chez Aleister comme chez Vassil. Donc, bien sûr, il savait que ça allait foutre la merde mais il s’en fichait pas mal. Dans une semaine, Aleister serait retourné en enfer et Lucius serait retourné à la capitale, loin de la ferme et de Vassil. Il retourna dans la salle où l’attendait Aleister, gorgé de pouvoir issu du désir et de l’excitation de Vassil.

Trois heures plus tard, il avait soigné jusqu’au plus petit bobo de Polikarp et était désormais épuisé. Après un bain, absolument délicieux aromatisé aux fleurs de la montagne, il retourna dans sa chambre. Il y trouva Aleister et Luce, en pleine dispute. Luce se disputait, du moins.
“Ils m’appartiennent, surtout Lucius ! C’est mes maîtres, arrête de vouloir toujours tout me prendre !”
Il soupira doucement et poussa la porte de la chambre. Épuisé, il avait juste envie de dormir dans un lit confortable. Il ouvrit la porte de l’armoire dans laquelle il avait rangé ses habits de serviteurs et se dénuda de son peignoir, révélant son dos et son torse marbrés de cicatrices. Les entraînements des Von Hochen se faisaient toujours à armes réelles et empoisonnées et il n’était pas vraiment doué pour esquiver. Bien sûr, il était loin d’être aussi marqué que son père et ses oncles, puisqu’il avait rapidement commencé à sécher les cours de combat mais certaines étaient encore boursouflées et gâchaient sa peau caramel si lisse et parfaite.  Père disait qu’elles finiraient par disparaître mais ... Il détestait son corps pour cela. Il en avait honte.
“Je n’appartiens à personne, Luce. C’est tout l’intérêt d’être prince.”
Il enfila une chemise simple qui devait être à l’origine blanche mais avait viré au gris passé et un pantalon de ferme avant de rabattre ses cheveux mouillés en arrière d’un geste de la main.
“Bon, vous descendez manger ?”
Il avait une faim de loup et il se voyait très mal survivre encore une heure sans manger ce fabuleux cochon braisé qu’Anastasy avait préparé.

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Jeu 19 Juil - 15:23

Oh come oooooon !

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Complètement revigoré, Aleister se sentait bien et il était prêt à tout. Prêt à draguer Lucius sans remords, sans limite. Prêt à défier Taesch et à ne jamais retourner le voir pour récupérer ses bracelets. Prêt à embarquer Azazel et le prince héritier de Nox en Enfers.

« Et moi ?»

Aleister réfléchit. Le gamin soulevait un point important : il était attaché à Aloïs maintenant, d’une certaine manière. Et retourner en Enfers signifiait l’abandonner, le tuer. Il devrait d’abord s’assurer que son âme le rejoindrait d’une manière ou d’une autre et ensuite, il s’éclaterait avec ses nouvelles connaissances dans les cercles infernaux.

« Pardon ?»

Le démon ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes à la réplique de Lucius. « Une horreur pareille» ? Mais il n’y avait pas plus bel engin à dix mille lieux à la ronde ! ... Ah oui... Bien sûr. Quel idiot, il avait oublié. Le sexe d’Aloïs n’avait en soi rien d’exceptionnel. De là à dire que c’était une horreur, il y avait un joli gouffre donnant sur les entrailles flamboyantes de la planète, mais Lucius n’aimait peut-être pas les bites. Enfin, les hommes. Quel dommage, vraiment. Il allait devoir abandonner Aloïs et occuper un corps de femme.

« Hors de question !
- Oh la ferme, t’as pas ton mot à dire.»

Bien sûr, Lucius le prit mal et commença à le menacer. Sa bite, il fallait que ce soit sa bite ! Il n’aimait vraiment pas les hommes alors. Qu’il devait mal vivre sa virilité !
Contre toute attente, à la suite de la fuite de Vassil, le prince lui courut après. Et bien quoi ? Il avait une dent contre Aleister ? Ou alors il était déjà éperdument amoureux de ce simple serviteur. Alors qu’Aleister, lui, était... Un esclave. Très bien, il perdait sur ce tableau.

Aleister resta quelques secondes planté nu au milieu de la pièce, guettant la porte derrière laquelle avait disparu Lucius. Quand celui-ci réapparut, il était nimbé d’une puissance éclatante, une aura féerique qui lui fit plisser les yeux. Et lorsque cette énergie coula dans sa plaie, il n’eut d’autre choix que de se laisser aller au désir et banda. Il banda, gémit et se lécha les lèvres, les yeux fermés. Il se vautrait dans cette magie de fée, nourrissante à souhait, empreinte de cette double identité de Bien et de Mal entremêlés.


Remis de ses émotions et de sa nudité, Aleister alla explorer un peu le domaine extérieur de la ferme. Il était occupé par plusieurs petits bâtiments, chacun ayant une odeur particulière en rapport avec les animaux ou les produits qu’il abritait. Son nez le guida en direction du parfum le plus agréable des alentours et il se retrouva devant le... En fait, il ne savait pas comment on appelait cet endroit, ce qui était sûr c’était qu’on y faisait de l’alcool. Du vin, apparemment. Il s’empara d’une bouteille toute fraîche et s’apprêta à en arracher le bouchon de liège quand il entendit un long soupir peiné.
Derrière le hangar à vinasse, il découvrit Vassal, comme il avait décidé de l’appeler, prostré contre les planches goudronnées, les genoux ramenés contre son étroite poitrine et ses longs bras fins enroulés autour.

« En voilà une image pleine de drame, se moqua Aleister en s’approchant. Et si tu me racontais d’où te vient tout ce sac de nœuds qui te sert d’aura ?
- Aleister, laisse-le tranquille, tu vois bien qu’il est triste !
- C’est vrai ce qu’il dit ? Tu es triste ?»

Vassal lui lança un regard interloqué, puis sembla se détendre.

« Un petit coup ne serait pas de refus. De toute façon, tu es fou à lier. Personne ne te croira si tu répètes quoi que ce soit.
- Hey ! Je sais garder un secret !»


Eméché et enveloppé d’une odeur d’alcool, Aleister retourna dans la chambre d’Azazel après sa petite discussion avec Vassal. Ce dernier avait fini par lâcher tout ce qui lui pesait sur le cœur et les nouvelles étaient... Intéressantes. A l’arrivée de Lucius et du petit soumis, il avait été rageur au possible. Alors, quand sa tante s’était radiné avec une histoire de vengeance, il n’avait pas hésité une seconde à piéger Lucius. Bien sûr, ça c’était avant de savoir pour tout le tralala de prince de l’Empire. Maintenant, il se sentait coupable d’avoir fait du mal à l’héritier du trône, il avait peur que ça ne retombe sur la ferme d’une manière ou d’une autre. Mine de rien, il aimait cet endroit, même s’il ne pouvait pas se saquer son propriétaire. Aleister avait alors jeté de l’huile sur le feu avec ses provocations et Vassal avait baissé la tête en racontant qu’il avait vraiment imaginé le prince en train de le sucer (lui, le sale démon de l’incruste) devant ses yeux (les beaux yeux bleus et prétendument innocents de Vassal). Il avait osé lui raconter (après vingt bon centilitres de vin) qu’il avait besoin de voir les gens baisers pour bander correctement et qu’il pouvait jouir rien qu’à les regarder. Aleister se fit la réflexion qu’il devait acheter beaucoup de revues pornographiques, avant de se souvenir qu’elles n’étaient pas accessibles dans cet endroit paumé de la carte.
Bien sûr, Vassal se sentait aussi très coupable, parce qu’il avait envie de « courtiser» Lucius mais que, de un, il était LE prince ; de deux, il l’avait piégé ; de trois, il ne lui avait même pas avoué qu’il l’avait piégé. Compliqué. Aleister avait conclu avec la dernière goutte de la bouteille sur une proposition sexuelle destinée à le détendre. Vassal avait accepté, si du moins il s’en souvenait le moment adéquat avait-il rajouté. Et Aleister était parti, content.
Maintenant, il était un peu moins content, parce qu’il avait parlé à Azazel de ses désirs ouverts pour Lucius et de ses grands projets et que, ô surprise, Azazel au caractère de merde s’était emballé.

« Hey ! A ce que je sache, tu ne couches pas avec Lucius et tu ne l’intéresses pas non plus ! Je veux dire... T’es un lion putain ! Alors ne viens pas me dire que je te prends quoi que ce soit !
- Ca n’a rien à voir avec... !»

Lucius entra à ce moment-là et la dispute prit fin. Allongé sur le lit, les chevilles croisées et un bras sous la tête, Aleister admira le prince tandis qu’il évoluait dans la chambre. Cette démarche, gracieuse malgré la fatigue qui l’alourdissait, correspondait bien à son rang royal. Il aurait pu le regarder marcher comme ça toute une éternité. Avec du pop-corn, pour ne pas se faire chier.

« Tu es donc un vrai bon guerrier, prince Lucius.»

Il se souvenait de ce qu’il avait pensé de lui au premier abord. Mais apparemment, il ne se contentait pas d’envoyer des rayons laser sur les bites de ses ennemis, il se prenait aussi des coups. C’était un homme virile et imprudent. Aleister aimait cela, il avait fait une croix sur les plans de carrière et la prudence depuis qu’il s’était retrouvé attaché à un poteau pour y mourir à petit feu.
Le désir devait animer son regard, car Azazel grogna doucement dans sa direction, mécontent.

Une fois changé, Lucius se dirigea vers la sortie. Il voulait de toute évidence que les deux démons participent au repas, comme les autres membres de cette petite communauté. Aleister se demanda si Vassal serait présent et s’il se serait remis de son ébriété.
Une fois dans le couloir, Aleister attendit qu’Azazel prenne les devant, déboulant dans l’escalier en prenant toute la place, puis saisit délicatement le coude du prince.

« J’ai quelque chose à te dire au sujet de Vass... Vassil. Il m’a avoué deux ou trois petites choses et l’une d’elle concerne tes bracelets de fée.»

Il avait fini par comprendre que c’était de là que venait cette pincée étrange dans la magie de Lucius. Se stoppant devant la première marche, il l’attira plus près de lui, dans les ombres, goûtant avec un délice pervers au frôlement de leurs deux corps.

« Une fée appelée Morgane veut du mal à ton copain, Miloslaw, à toi et à tous ceux qui sont venus avec toi. C’est elle qui a convaincu Vassil de te piéger avec ces choses. Et à chaque fois que tu utiliseras leur magie, tu deviendras un peu plus... Féerique. Il ne ment pas, tes flux de magie changent de nature. Tu dois trouver un moyen de t’en débarrasser si tu ne veux pas te retrouver à butiner des pistils et à voler des bébés pour l’éternité. »

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MessageSujet: Re: Oh come oooooon ! [Libre]  Sam 21 Juil - 14:44

Oh come oooooon !  
Non, ce n’était pas le moment. Mais Vassil avait de toute évidence bu et il le regardait avec tant d’insistance que ç’en devenait gênant. Est-ce qu’il avait l’intention de s’envoyer en l’air avec lui avant la nuit fatidique ? C’était demain, après tout, la pleine lune. La tension était palpable à table et tout le monde se regardait en biais. Est-ce qu’ils allaient tous mourir demain ? Konstantin coupait le porc braisé comme si de rien n’était mais il ne pouvait pas être serein.
Tout le monde ici était un peu inconscient, du genre à courir un cent mètres dans un couloir de quatre-vingt-dix. Sauf Miloslaw. Est-ce qu’il essayait de faire comme si de rien n’était ? Parce que c’était raté. Sa façon de regarder tout le monde et d’adresser ses regards furtifs à Konstantin ... Est-ce qu’ils allaient coucher ensemble ce soir ? Milo avait des chances de mourir ou d’être blessé gravement demain ! Après tout, sa tante voulait le trucider.
Le jeune homme soupira doucement en buvant un verre de lait de chèvre. Il avait eu une petite discussion avec Konstantin, trois jours auparavant. Ils avaient parlé de la possible destruction de Wies et quand le métamorphe avait semblé s’en foutre, Lucius s’était énervé. ‘Et ils ne sont plus importants?’ Konstantin lui avait donné un de ces regards porcins qui l’énervait tant. Ce mec était une bête. Et puis, il avait répondu avec tout le naturel du monde ‘Pour Milo si, mais plus pour moi.’ Konstantin s’en foutait du monde tant qu’il pouvait faire de Milo son sac à foutre ! Et Lucius avait décidé qu’il ne le permettrait pas. Pas plus qu’il ne permettrait à Morgane de détruire le village.
Son regard accrocha encore une fois à Vassil et il songea à un sablier de la cheminée. Ils s’écoulaient tous à leur rythme mais ils étaient tous activés. Quand Lucius avait été équipé du bracelet, le sablier bleu glacé s’était arrêté et quand Konstantin avait été blessé, le sablier carmin s’était fêlé avant de se réparer seul. Est-ce que Meluzina Kotka savait qu’ils seraient tous là un jour?
Il y avait sept sabliers. C’était bien pour eux, il en était sûr. Il avait fait des tests pour déterminer lequel était rattaché à qui. Le carmin était Konstantin, de toute évidence. Le rouge Milo puisque la couleur, très pâle quand ils étaient arrivés, était devenue plus éclatante de jour en jour. Le bleu était pour lui et le vert pour Aleister puisqu’il avait commencé à s’écouler le jour où il était arrivé. Le noir était pour Vassil puisqu’il avait cessé de s’écouler quelques secondes quand il avait mal réagi à un sort test pour mettre au point le charme pour la pleine lune et le blanc était pour Charlie, puisque la poudre était devenue rouge quand elle s’était blessée dans une grotte. Mais bon sang, pour qui diable était ce foutu sablier jaune qui coulait à l’envers ?
Il avait senti la magie de ses bracelets crépiter près de cette cheminée, persuadé qu’elle cachait quelque chose mais c’était une porte impossible à ouvrir. Il s’était assis près des petits tas de sable cristallisé qui s’écoulaient lentement à un rythme régulier. Pour une raison compréhensible, le fait que tous ces sabliers soient pleins le rassurait ...
Et puis, en plein milieu du repas, il se rendit compte que les sabliers n’étaient pas la seule chose qui leur était liée. Le chant VII du libretto maleficarum qui se trouvait au Temple de Ravenwell parlait d’une prophétie étrange que personne n’avait pu déchiffrer. Quelque chose qui commencerait à la pleine lune avec le sacrifice d’un démon.
La tête commença à lui tourner et il décida de cesser de réfléchir, mangeant avec appétit. Qu’un démon meure ou non demain, ils auraient besoin de force. Des épithètes qu’on lui attribuait, celle qui lui convenait le mieux n’était certainement pas L’Incrédule ou Le Roublard mais bel et bien le Gourmand.
Une fois tout le monde servi, Konstantin rendit grâce à ses dieux Eralm et Garulf - quelques paroles pleines de piété pour lesquelles on lui aurait coupé la tête à Ravenwell - et attaqua la bidoche avec un certain empressement. Après avoir bu une bonne gorgée de vin coûteux, il parla.
“Miloslaw et moi avons réfléchi pour demain.”
Lucius se redressa sur sa chaise et tout le monde focalisa son attention sur lui. Milo fut celui qui exposa le plan. Il était le chef après tout.
“Si nous arrivons à nos fins, nous ne pourrons pas garantir votre sécurité. Charlie, tes flèches nous seront inutiles face à une fée. Alianora ... pas besoin d’expliquer. Isobel, tu resteras aussi ici, ton père l’a demandé - - Vous avez prévenu mon père ?!”
Elle semblait furieuse. De toute évidence, elle était prête à casser Morgane en deux s’il le fallait. Lucius leva les yeux au ciel quand elle quitta la table.
“Félix, tu es trop jeune. Lucius et Vassil, vous vous occuperez de protéger nos arrières. Vos force combinées devraient nous être utiles contre Morgane.”
Lucius hocha la tête et Konstantin leur versa une bonne tasse de thé fumant à chacun. Son père disait toujours que le thé brûlant combattait le mal. Il accepta avec joie.
“ Quelqu’un voit quelque chose à rajouter?”
Vassil semblait mal à l’aise. Etait-ce parce qu’il était plus saoul qu’une barrique ? Il leur restait six bonnes heures avant d’aller se coucher, il aurait largement le temps de décuver avant de dormir.
“Vassil, tu as quelque chose à dire ?”
Vassil regarda Aleister puis détourna rapidement les yeux. Il énervait prodigieusement Lucius. Merde, il n’arrivait pas à le cerner !
“Non, rien du tout.”
Il lui avait donné une chance mais Vassil venait de perdre toute chance d’effleurer un jour sa couche. Il leva le bras et les bracelets s’agitèrent en cliquetant.
“Je ne peux pas venir. Morgane me contrôle grâce à ça et Vassil ne peut pas venir non plus, il est de mèche avec elle. D’ailleurs, je ferais mieux de me barrer le plus vite et le plus loin possible si vous ne voulez pas que je vous cause du tort.”

Ils étaient à quelques kilomètres seulement de la ferme quand le soleil se leva. Vassil et Aleister à ses côtés, il chevauchait vers Cardinal. Ils avaient tous convenu de se retrouver là bas une fois que tout serait fini. Konstantin et Milo pourraient récupérer Vassil et en faire ce qu’ils voudraient et puis, ils auraient peut-être un moyen de le débarrasser de ça. Ca éviterait aussi à Aleister et Azazel de mourir, si la prophétie était juste. Il savait tout cela. Pourtant, quand le grelot résonna dans son crâne comme s’il s’était trouvé dans une cloche de quatre mètre de haut, il fit demi tour d’un geste rapide et s’élança vers la baronnie des Kotka.
Il devait tuer Miloslaw Kotka.

FIN
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Oh come oooooon ! [Libre]

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