La révolte gronde à Nox, le changement arrive et ça ne plait pas à tout le monde ! Choisissez votre camp et faites le vite, des têtes vont commencer à tomber.
 

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20 août : Welcome to the Wasteland

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MessageSujet: 20 août : Welcome to the Wasteland  Jeu 28 Juin - 21:29

Welcome to the Wasteland  
Il n’y avait pas encore de cours et le complexe était en grande partie désert. Il y avait bien quelques élèves comme lui, les élus, comme on aurait pu les appeler si leurs situations étaient bel et bien enviables : les enfants de profs. Pour Lucius, cependant, c’était la double peine. Il était, pour sa part, le rejeton du bibliothécaire et le neveu du CPE. C’était carrément rasoir mais on ne choisissait pas sa famille.
Il faisait bon, aujourd’hui. Il faisait rarement caniculaire ici puisqu’ils étaient protégés grâce aux forêts et aux bâtiments plus vieux que Mathusalem. Mais aujourd’hui, il faisait spécialement frais pour un jour de fin août.
Au delà de la météo carrément avantageuse, il y avait quelque chose qui le rendait heureux aujourd’hui. Il allait revoir son cousin Milo ! Il avait gagné une bourse toute spéciale pour venir passer sa dernière année et son année de prépa ici. Au milieu de rien, mais Lucius supposait que c’était le meilleur truc pour un mec qui aimait autant l’agriculture. Il devait aimer les infusions aux plantes des montagnes et le lait de chèvre comme Monsieur Von Hochen, le prof de cuisine et de bio. Un bon pote de Tonton Yvan.
Lucius s’étira doucement. Il regarda avec joie la vue de sa chambre. Il adorait cette vue imprenable sur la forêt qui s’éveillait peu à peu. Il avait la même chambre depuis sa première année et la partageait avec un de ses aînés un peu bizarre, Aleister. Lucius et Elijah étaient venus ici après le divorce de ses parents, aussi inattendu que brutal. Sa mère avait décidé qu’elle en avait assez d’eux et était partie faire un tour du monde en kayak. Sympa.
Mérovéa Cambrai avait toujours été étrange aux yeux de son fils. Elle était si absente, si lointaine. Comme si avoir un fils était juste pratique pour se défaire des critiques sur les convenances sociétales. Elle était toujours fourrée dans une grotte ou dans des ruines et son métier d’archéologue ne lui permettait pas d’avoir une vraie vie de famille. Lucius ne lui en avait jamais voulu, entre son père et la passion de civilisations disparues, il aurait aussi choisi les ruines.
Quoiqu’il en soit, cette inconnue qu’était sa mère était partie après le divorce, son père avait retrouvé son nom de jeune homme et ils avaient quitté l’Italie pour la France quand son cousin Yvan lui avait trouvé un poste avantageux dans un endroit historique. Les Von Dast voyageaient beaucoup de toute façon et puis on n’offrait pas seulement un poste de bibliothécaire de lycée à son père mais aussi celui de conservateur des trésors du lycée. Plus loin que le fait d’indexer des livres et d’intimer à des jeunes cons de se taire, Elijah passait ses journées à fouiller les sous-sols du château-lycée, à prendre soin des archives des monastères du coin et, parfois, il allait explorer l’un des nombreux sites historiques du coin pour compulser toujours plus d’informations.
Bien sûr, Lucius avait mis un certain temps à s’adapter. Son père était polyglotte - il parlait vingt et une langue couramment dont quatre aujourd’hui mortes - et il lui avait appris l’allemand, l’anglais et le français avant même qu’il ait l’âge de fumer sa première cigarette. De toute façon, tout le monde parlait anglais ici.
Elijah n’avait pas non plus pleuré le départ de son épouse. Il s’était noyé dans le travail et il lui arrivait de temps à autres de flirter avec le prof de cuisine, solide bête pleine de muscles plus intelligente qu’il n’y paraissait.
Lucius se retourna pour contempler le capharnaüm de leur chambre. Il avait beau la vider régulièrement, Aleister ramenait régulièrement de nouvelles choses inutiles. Actuellement, en plus de deux lits, deux bureaux et un grand dressing, leur chambre contenait un cerceau, une toupie, un mélange étanche pour faire des entremets, une peluche en forme de pomme de terre, une autre en forme de tomate et Aleister lui même, endormi au milieu de ses cours de chimie.
Après une douche, Lucius enfila un pantalon en cuir noir, un t-shirt blanc et une veste parfaitement fashionable noire. Il s’assit sur son lit pour enfiler ses bottines mauves - détail fashion absolument indispensable à sa tenue - alors qu’Aleister s’éveillait doucement. Il ouvrit un oeil et Lucius lui sourit alors qu’il se dirigeait vers la salle de bain pour brosser ses cheveux ébouriffés par la douche.
“Je sors.”
Aleister grommela quelque chose et Lucius attrapa le paquet de clopes dans sa veste en cuir verte qui pendait dans le petit hall de leur minuscule appartement. Il lui rembourserait plus tard.
Il regarda l’heure et fit la moue. Si cela continuait, il allait être en retard. Il devait couper par la pelouse mais ses bottines seraient fichues. Oh merde, tant pis, il allait courir. Il valait mieux cela que tâcher ses chaussures.
Quand il arriva devant les grilles, trois personnes attendaient déjà. Yvan, bien sûr, puisque Miloslaw était le fils de de son frère, mais aussi le directeur Condé, étrangement, et son assistante, une ancienne élève sans beaucoup de personnalité. Lucius ralentit un peu l’allure quand il entendit leur discussion.
“Qu’est-ce que tu fais là, Taesch ? Je peux accueillir mon neveu seul. Tu peux dégager.
- Oh, nul besoin d’être aussi véhément, administrateur Von Dast. Miloslaw est celui qui a décroché notre seule bourse dans la filière d’agriculture. Je tiens à le voir pour le féliciter et ...”

Lucius n’écouta pas la suite. Yvan et Taesch s’entendaient comme chien et chat et, de toute façon, il voyait la jolie touffe de cheveux hirsutes de son cousin apparaître au loin. En courant, il s’élança sur la grande allée gravillonnée et sauta dans les bras de Miloslaw, un grand sourire aux lèvres. Ils retombèrent ensemble sur le sol dur.
“Milo !! Tu vas bien ?”
La dernière fois qu’ils s’étaient vus, Lucius avait douze ans et c’était en Pologne. Depuis, ils s’étaient parlé tous les jours par message et messageries instantanées. Son meilleur ami était arrivé !

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Ven 29 Juin - 13:49




20août :

Welcome to the Wasteland

Feat. Lucius







Le cœur de Miloslaw battait la chamade et son estomac lui semblait tout tordu. A mesure que le taxi se rapprochait des tours du château qui était déjà officiellement devenu son lycée, l’excitation et l’impatience s’ajoutaient à l’appréhension. Un sourire béat étira ses lèvres sans qu’il puisse s’en empêcher quand la voiture s’arrêta devant les grilles de l’établissement. Un peu tremblant, il sortit du taxi et attendit que le chauffeur sorte ses deux valises du coffre, profitant du moment pour admirer la vue. Le château était immense et son parc encore plus. Il devinait que derrière se cachaient des champs et des bêtes pour le cursus d’Agriculture, celui qu’il avait choisi. Il avait hâte de voir tout ça.

« Ca fera 52 euros 56.»

Miloslaw lui donna des billets et attendit sa monnaie sans se départir de son admiration. Quand il se retrouva seul, sa nervosité augmenta d’un cran, voir deux. Il poussa la grille, soulagé de la trouver déverrouillée, peut-être bien juste pour lui.

Il n’eut à faire que quelques pas et emprunter deux petits virages dans l’allée gravillonnée avant d’apercevoir un visage connu. Un peu choqué par l’apparition quasi-soudaine de son ami, Milo se stoppa. Il se fit happé par la tornade Lucius, lâcha ses valises et tomba sur le dos avec un petit «ouf».

« Lux ! Ca fait vraiment bizarre de te voir ! En vrai je veux dire. Tu as beaucoup changé

Il ne le lui dirait jamais, mais son lointain cousin était beaucoup moins beau dans la réalité. Sans doute parce qu’il ne lui envoyait que des photos Instagram. Sans la lumière adéquate, la pause travaillée et le filtre, Lucius était bien plus normal. Bien que son sens du style dépasse très certainement le niveau de tout le lycée.
Une fois debout, il retira sa veste de costume pour l’épousseter. Il tenait à être impeccable pour son arrivée ici, même si sa valise regorgeait de sweats à capuches et de pulls en grosse laine.

« Ca ne fait que quatre ans mais j’ai l’impression qu’on s’est quittés depuis plusieurs vies ! Je suis content de connaître quelqu’un ici

Ce n’était pas facile pour un nouvel élève qui débarquait en troisième année. Miloslaw n’aurait cependant pas la chance d’être dans la même classe que Lucius. Il espérait pouvoir rapidement se faire un ou deux amis. Sa filière n’était pas faite pour les solitaires.
Deux autres personnes, des adultes cette fois, les rejoignirent assez rapidement. Il en reconnut un immédiatement.

« Oncle Yvan ! Bonjour !
- Tonton ! Et parle anglais, par pitié.»

Il avait oublié, quand il s’adressait à Lucius il le faisait en polonais. Son cousin pouvait, de cette façon, s’entraîner. Lui-même parlait un anglais presque courant et il ne doutait pas que quelques semaines ici suffiraient à combler ses lacunes.
L’autre homme n’était autre que, à l’immense surprise de Miloslaw, Taesch Condé. Alias le directeur du lycée Charles-Hubert de la Monchoyotte. Quand il lui serra la main, Milo sentit que sa propre paume était bien moite à cause de sa nervosité. Pourtant, le directeur Condé n’avait rien d’effrayant, bien au contraire.

« Merci monsieur le directeur. Je ferai de mon mieux monsieur le directeur.»

Le moment fut intimidant, mais ne dura pas. Bien vite, Yvan confia à Lucius la charge de faire faire le tour à Milo. Et puis, les valises de son neveu dans les mains, le CPE ajouta :

« Au fait, comment vont tes parents ?»

Miloslaw savait parfaitement ce que voulait savoir Yvan.

« Papa est en train d’établir un plan pour ouvrir son propre établissement. Il a besoin d’une certaine licence pour de l’alcool, un prêt à la banque... Enfin pour ça il faut déjà qu’il choisisse une banque...
- Qu’est-ce qu’il veut ouvrir au juste ?
insista Yvan sur un ton suspicieux.
- Un cabaret.»

Tonton Yvan ne dit rien, mais son soupir et ses yeux levés au ciel furent assez parlant. Il s’en alla en grommelant. Miloslaw, de son côté, n’était pas inquiet au sujet des projets de son père. Sa mère avait ouvert sa boutique de magie, La licorne ailée, avant même que Milo n’ait finalisé son inscription et qu’ils aient acheté une maison. Elle avait vécu dans un appartement minable pendant deux mois, préparant le terrain pour son mari et son enfant. Et elle avait appelé Milo tous les jours, pour vérifier que son père ne faisait rien d’irréparable. Sa mère était tout bonnement géniale. Mais Milo n’en parlait pas trop à Lucius, il avait toujours peur que son cousin soit jaloux.

« Est-ce qu’on peut commencer par les terrains d’agriculture ? Et les bêtes ? Vous avez quoi ? Des vaches j’imagine, vu la région

Après un moment à marcher et tout découvrir avec des yeux écarquillés d’émerveillement, Miloslaw décida qu’il pouvait se risquer à lancer Lucius sur des sujets possiblement sensibles.

« Et ton père, ça va ? Il sort toujours avec le prof de cuisine ? Non, attends... Ils n’ont toujours pas eu de rendez-vous officiel, c’est ça ?»

Il se demandait aussi quelle était la relation de Lucius avec son colocataire, mais ne savait pas comment poser la question. Devait-il lui demander s’il s’entendait bien avec ou s’il venait sous ses draps toutes les nuits ?

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Ven 29 Juin - 15:00

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Lucius avait tellement de choses à montrer à son cousin qu’il ne savait vraiment pas comment lui présenter les choses. Ils devrait commencer par la bibliothèque, probablement, ou la cafétéria. Pour le moment, vu qu’ils n’étaient qu’une trentaine de personnes dans tout l’établissement, c’était Luscka qui préparait les repas chaque soir et tout le monde s’arrangeait dans un village ou avec un sandwich le midi. Mais bientôt, quand tous les élèves seraient revenus, il faudrait retourner au régime dégueulasse et équilibré. Miam miam les haricots vapeur beaucoup trop healthy.
Il devrait peut-être lui présenter ses amis, aussi. Il en avait quelques uns déjà présents. La fille du directeur, pour commencer. Charlie passait tous ses putains d’étés ici, il ne savait pas comment elle faisait. Lui était allé en Italie voir ses parents fin juin, aux Etats-Unis rendre visite à sa tante Lucie et, plus cool que tout ça réuni, en Egypte avec son père où ils avaient visité des pyramides anciennes fermées au public et des tombeaux datant d’avant les pharaons.
Il y avait Aleister aussi, mais il devait encore dormir ou escalader une palissade pour aller en ville, à l’heure qu’il était. Même si, en été, les portes étaient grandes ouvertes et ils pouvaient aller dans un des villages alentour sans besoin d’avoir une autorisation, son aîné affirmait qu’il devait “garder les bonnes habitudes pour ne pas rouiller”. Aleister était le pupille de Taesch et il ne se faisait pratiquement jamais punir pour ses retards et ses absences. Lucius avait entendu Taesch dire à son père, une fois, qu’il était un peu spécial et qu’il ne fallait pas le brusquer.
Isobel, elle, n’était encore rentrée de Paris où elle avait suivi un stage d’entraînement spécial avec un maître d’arts martiaux assez cool, d’après ce qu’elle avait dit. Alianora, étant une élève normale, ne rentrerait pas avant le moment où tout le monde s’engouffrerait dans l’allée qui menait au lycée. Elle prendrait la première opportunité pour leur raconter son été mais en attendant, elle lui manquait. Sa mère étant très stricte, elle était actuellement enfermée dans un chalet en Suisse, une sorte de camp de vacances pour jeunes filles riches et correctes. L’enfer.
Yvan s’avéra particulièrement froid avec son neveu mais Lucius savait que ce n’était pas méchant, il faisait la même chose avec lui. Le misanthrope de leur famille n’était pas vraiment du genre à laisser passer des effusions d’affection mais il était là quand il le fallait.
Le directeur, quant à lui, fut bien plus chaleureux et Lucius eut envie de se moquer de Milo qui semblait si guindé. Bien sûr, il était impressionnant mais c’était le cycle normal des choses, non ? Lucius était immunisé puisque Taesch venait souvent manger dans le petit appartement de son père, dans le bâtiment des professeurs et que, donc, il le voyait souvent, décontracté, un verre de vin en main, à badiner. La dernière fois que ç’avait été le cas, c’était en mai et Taesch demandait des nouvelles d’Yvan.
Alors que la gêne passait doucement, le jeune homme réfléchit. Il serait bien passé par le bâtiment des élèves pour lui montrer sa chambre mais la possibilité de tomber sur Aleister, entièrement à poil, l’en dissuada. Il n’avait aucune notion d’espace privé ou de pudeur, ce mec, il pourrait parfaitement draguer Lucius devant Milo sans gêne. Une fois, il lui avait mit une main au cul sur le chemin de retour des cours sans aucune putain de raison valable. Devant chez son père en plus ! Lucius était sûr qu’Elijah les avait vu mais n’avait pas osé demander.
Finalement, Yvan reprit la situation en main et Milo étala ce qu’il savait sur les projets de son père. Visiblement, ce qu’il ne pensait pas possible était arrivé : son frère avait décidé d’ouvrir un cabaret. Lucius voyait bien que cela pourrait servir à quelque chose mais, non, bien sûr, Yvan s’en fichait. Il abhorrait la danse et la musique qui n’était pas violente pour une raison qui échappait à Lucius.
Lucius se demanda si ce serait grandiose. Sans doute étant donné le caractère de son oncle. Hm ... Milo avait vraiment des parents géniaux. Lucius était coincé avec une mère absente et un père aimant mais un peu maladroit. Avoir Luscka von Hochen ou Yvan von Dast comme père, ça devait être super cool ouais ! Il aimait son père mais ... parfois il était un peu déçu.
Dans un accès de mauvaise humeur, Yvan décida de ne pas en dire plus et Lucius se mordit l’intérieur de la joue. Est-ce qu’Isobel allait être aussi chiante que lui plus tard ? Taciturne et tout ? Il ne l’espérait pas, parce que pour le moment elle était fun. Enfin, si les parents les définissait ça voudrait certainement dire que ... plus tard il deviendrait un historien chiant embourbé dans une relation à sens unique avec un mec beaucoup trop sexy pour lui. Joie.
Lorsqu’ils furent assez loin d’Yvan et Taesch, Lucius sortit une cigarette pour lui et en proposa une à Milo avant de se souvenir qu’il ne fumait pas. Il alluma la sienne avec un briquet et le rangea dans sa veste. Il décida de répondre d’abord à la seconde question de Milo.
“Non, ils sont toujours bloqués au même endroit. Parfois, j’essaye de lui en parler mais c’est assez nul. Il est gêné et nie tout en bloc.”
On disait d’Elijah qu’il était timide mais la vérité c’était qu’il était un vrai boulet des temps modernes. C’était un miracle qu’il ai pu être marié et avoir un enfant.
“J’ai pas accès aux bâtiments d’agriculture et aux champs, il faut un pass spécial. C’est le grand manitou de la filière qui te montrera ça. Il arrivera un peu avant la rentrée.”
Il tira une taff de sa cigarette avant de lui montrer la grande bibliothèque. Son lieu préféré dans ce foutu lycée, avec la cafétéria.
“Papa est là bas, tu veux le voir ?”

Lorsqu’ils rentrèrent dans le frais de la bibliothèque, le jeune homme eu un frisson. La température était si différente !
En effet, Elijah était bien là, à ranger les rayonnages avec application et précision. Mais il n’était pas seul. Luscka von Hochen aussi était là et il était proche de son père. Réellement proche. Il se racla la gorge, et, aussitôt, son père s’écarta.
“Salut papa, Milo est arrivé !”
Elijah, apparemment troublé, remonta ses lunettes sur son nez en rougissant un peu. Wow, troublant. Il murmura quelque chose mais Lucius ne saisit pas.
“Milo, voici monsieur Von Hochen ! Il est prof et il est kazakh !”
Il était traditionnel ici, quand on se présentait, d’indiquer sa nationalité. C’était une bonne façon de se trouver des points communs. Luscka s’avança et attrapa la main de Milo qu’il serra avec force.
“Enchanté. Miloslaw Kotka, c’est bien cela ? Tu auras quelques cours avec moi. J’espère que le lycée te plaira.”
Luscka était rayonnant mais ce n’était certainement pas à cause de sa rencontre avec Milo. Que se passait-il avant qu’ils ne rentrent ?


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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Ven 29 Juin - 15:46




20août :

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Le père de Lucius était un peu désespérant quand il s’agissait d’amour. Ou de relation en règle générale d’ailleurs. Miloslaw avait du mal à comprendre comment Lucius pouvait réellement hériter de lui. Il avait aussi du mal à comprendre cette timidité. Chez lui, les gens étaient plus ouverts lui semblait-il. Mais c’était peut-être juste à cause de ses parents. Son père était un livre ouvert, bourré d’émotions à chaque page, plus positives que le contraire. Il n’avait pas chômé pour se mettre en couple avec sa mère. Pour elle, il avait déménagé et appris le polonais sur le tas. Il disait souvent que Meluzina Kotka était la seule créature de cette planète capable de le faire tomber amoureux. Et d’autres choses très niaises, à peine compréhensibles. Sa mère n’était pas une séductrice, mais une femme très sûre d’elle et elle avait toujours encouragé Milo à explorer sans crainte, à partager avec tous les gens qu’il pouvait rencontrer. Quand il y réfléchissait, avec le recul, il se disait qu’il avait eu de la chance. La prudence n’était pas vraiment une notion qu’on lui avait inculquée.

« Arfh, c’est dommage. Il est plutôt canon, non

Miloslaw n’avait pas eu l’occasion de voir l’homme en photo, mais les descriptions de Lucius étaient assez équivoques.
Après cette petite mise au point, ce fut l’heure de la déception pour Milo. Il ne pourrait donc pas voir les champs avant quelques jours. Il se demanda de quel genre était le responsable dont parlait Lucius. Il espéra que c’était quelqu’un qui ne lui poserait pas de problèmes, de facilement abordable. Il n’avait pas envie de se faire des ennemis.
Lucius rattrapa rapidement la situation en lui proposant de faire un tour à la bibliothèque. Bien entendu, Elijah s’y trouvait. Souriant, il hocha doucement la tête.

« Bien sûr

Miloslaw n’était pas un grand fan de lecture, mais il savait que Lucius était un vrai rat de bibliothèque, tout comme son père. Il décida donc de ne pas casser son enthousiasme, et puis ça lui faisait plaisir de saluer Elijah.
Quand ils arrivèrent, cependant, le bibliothécaire n’était pas seul. Un grand homme, bien bâti, charismatique et beau comme un dieu, se tenait à côté de lui. Juste à côté. Avant même que Lucius ne fasse les présentations, il avait deviné de qui il s’agissait.

« Bonjour, monsieur Von Hochen. Je suis... Polonais. J’ai... hâte de commencer les... Cours. Avec vous.»

Son kazakh était hésitant, car il n’avait pas souvent l’occasion de le pratiquer, mais il espérait avoir fait bonne impression auprès du futur beau-père de Lucius.
Libérer du professeur, Miloslaw put enfin saluer Elijah. En anglais cette fois, son érudition n’allant pas jusqu’à parler l’allemand, une langue que son père ne s’était jamais donné la peine de lui enseigner.

« Bonjour monsieur Von Dast, content de vous revoir. Tout se passe bien ici ? Vous avez de quoi vous occuper !»

On lui disait parfois qu’il se montrait un peu trop familier. Si Miloslaw faisait des efforts considérables pour être très formel face à quelqu’un qu’il ne connaissait pas, il ne pouvait pas s’empêcher d’être amical avec une personne de son entourage. De toute façon, si ce n’était pas lui qui faisait la conversation, jamais Elijah ne se lancerait et tout resterait au point mort.
Après avoir échangé quelques nouvelles, fait un tour rapide de la bibliothèque, Miloslaw réclama à Lucius de lui montrer sa chambre. Si sa mère avait acheté une maison dans un village d’à côté dont il n’avait pas encore réussi à retenir le nom, il avait été décidé qu’il utiliserait aussi sa bourse d’études pour vivre dans le lycée durant l’année. De cette façon, disait-elle, il travaillerait mieux. Miloslaw n’en était pas foncièrement convaincu, mais l’idée lui plaisait beaucoup.

« J’ai des cadeaux pour toi, Yvan et Elijah. Tu pourras lui donner plus tard. Mais il faut absolument que tu vois ce que je t’ai acheté

Une veste, brillante, impeccablement coupée. Miloslaw avait longuement étudié les photos de Lucius pour essayer de déterminer ses mensurations. Il savait qu’elle lui taperait dans l’œil immédiatement, car c’était une réplique d’un élément de la fashion week de l’année passée.
Une fois arrivés à bon port, Miloslaw examina les lieux. Il était encore tout seul, mais la rentrée n’était pas encore arrivée. L’un des deux lits n’avait même pas encore de draps. Le sien était encombré de ses deux valises. Il y avait également une petite armoire et un bureau, avec des étagères. La chambre du parfait petit étudiant.
Milo ouvrit sa valise rouge et débarrassa quelques vêtements soigneusement pliés, un paquet de cartes à jouer, une trousse de toilette, avant d’enfin mettre la main sur un sac plastique contenant un paquet cadeau mou. Il tendit avec fierté son cadeau à Lucius. Mais avant que ce dernier ne puisse le déballer, son téléphone portable sonna. C’était son père.

« Tato ! Je suis avec Lucius. Le lycée est super... !
- Il faut que tu rentres ce soir.
- Mais pourquoi ?! Ils m’ont préparé une chambre, tu sais...
- Oui mais... Ecoute, il faut qu’on parle. Mais tu sais quoi ? Ca peut attendre un peu. Amuse-toi, profite bien. Je te rappellerai plus tard


Miloslaw raccrocha après l’avoir embrassé et fixa un instant son téléphone, troublé. C’était bizarre. Son père n’était jamais aussi sérieux.

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Sam 7 Juil - 15:18

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Elijah était doué pour parler des pharaons, de catachrèse dans les œuvres littéraires classiques ou même de mondanités dans la Cour de Louis XIV mais quand il s’agissait de choses normales de la vie courante, il était incapable d’enchaîner deux phrase cohérentes. Il ne savait même pas faire de mayonnaise, merde ! Qui ne savait pas faire de mayonnaise ? Bien sûr, il comprenait que tout cela n’était qu’une vaste armure qu’il avait érigé autour de lui pour se protéger.
Il avait mis une fille enceinte à seize ans, il n’était même pas encore un homme qu’il était déjà père. Obligé de devenir adulte rapidement, il avait privilégié l’éducation de son fils au reste. Il avait mené de front ses études, sa vie de famille en tant que père presque célibataire et il s’était éloigné progressivement de tous ses amis qui menaient des vies ‘normales’.
L’esprit chargé de tas de problèmes compliqués, il s’était retranché dans ses livres quand tout devenait trop compliqué. Avoir à élever un enfant hyperactif et intentionnée était une chose horrible et, en plus de cela, il avait dû le faire presque seul tandis que sa femme s’échinait pour qu’ils ne se retrouvent pas à la rue. Leur couple n’aurait certainement pas survécu à la fin du lycée si Lucius n’était pas né et sa mère avait attendu tout juste assez de temps pour qu’il puisse comprendre ce qu’impliquait un divorce.
Lucius ne leur en voulait pas, à aucun des deux, mais il en voulait toujours un peu plus à ses grands parents. Ils n’avaient rien fait pour aider leur fils dans ces moments durs, pour forger son caractère. Désormais son père ne savait même plus comment dire bonjour à un inconnu sans baliser comme un employé des travaux publics.
‘Ecoute’, lui avait dit Lucius alors qu’ils emménageaient ici ‘je vais m’occuper de tout, okay ? Laisse moi gérer’. Et depuis, il s’occupait des déclarations aux impôts, des contacts aux organismes officiels et de tout le reste.
Miloslaw était de tout évidence impressionné par la masse de muscles que représentait le terrible professeur de cuisine qui avait traumatisé une fille qui n’avait pas mis de sel dans ses blancs en neige l’année dernière. Tant qu’on ne massacrait pas des ingrédients de choix, il était plutôt sympathique, surtout avec Lucius et ses amis. Était-ce parce qu’il voulait sortir avec son père ? Il se doutait bien que les choses étaient plutôt bien parties mais il serait vexé de savoir que les fesses de son père était ce qui lui valait ces sourires entendus de la part de son prof de bio.
Puis, Milo fut sympathique avec son père et Lucius sourit doucement. Il était adorable même si Elijah était carrément pourri à côté de ses parents. Merde ! Sa mère tenait une boutique de magie !
Ils furent relaxés du tribunal qu’était la bibliothèque et Milo lui parla de son super cadeau. Il était super excité de savoir ce qu’il lui avait trouvé. Son meilleur ami était celui qui le connaissait le mieux.
“Et tu as voulu me gâter ? Comme c’est mignon, moi aussi j’ai un cadeau pour toi.”
Il sourit doucement quand ils pénétrèrent dans la chambre de Milo. Son colocataire n’était pas encore arrivé, apparemment. Mais ça pouvait aussi bien être une fille. Le directeur estimait que ce serait insultant d’assumer que deux garçons pouvaient ne pas s’enfiler comme une perle sur un collier alors qu’ils étaient plein d’hormones. Lucius constata qu’il n’y avait pas de rocking chair près de la fenêtre. Aleister lui avait donc menti quand il avait prétexté que toutes les chambres étaient équipées d’un tel fauteuil.
Lucius accueillit son cadeau avec une certaine joie. Milo décrocha son téléphone mais cela n’arrêta pas Lucius. Quand il l’ouvrit, il poussa un petit cri et murmura à Milo, qui était encore en dialogue avec son père.
“Oh ! Alia va être tellement jalouse !”
Il comptait bien porter ça pour la rentrée ! Tout le monde allait pâlir d’envie en le voyant, putain ! Milo n’aurait pas pu lui faire un meilleur cadeau.
Milo raccrocha son téléphone et Lucius le prit dans ses bras. Il était tellement content de partager sa scolarité avec lui.
S’asseyant sur le lit, sa nouvelle veste sur le dos, il tapota le matelas à côté de lui, faisant signe à son ami de s’asseoir.
“Y’a un truc dont je voulais te parler. J’ai besoin d’un club pour cette année - mon coloc’ m’a fait virer du club de sciences - et toi aussi. Donc si tu veux bien ... J’aimerais qu’on ouvre un club ensemble. Un groupe de rock.”
Ils auraient besoin d’autorisation mais surtout de l’aval de trois professeurs pour porter le projet chez le directeur. Il savait déjà qu’Yvan approuverait, c’était presque dans la poche.
“Au fait, ton père te voulait quoi?”


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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Mer 11 Juil - 16:13




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Après avoir raccroché, Miloslaw prit place sur le lit, à côté de Lucius. La veste lui allait comme un gant, il en était très content, soulagé aussi.
A l’annonce de son ami, Milo resta silencieux un petit moment, analysant l’information. Il avait imaginé un autre genre de club pour sa part, peut-être quelque chose dans les jeux de société. Il avait fantasmé un peu sur la question d’ailleurs, s’imaginant déjà enfermé dans une salle sombre à jouer au poker, des petits biscuits en guise de mise.

« Un groupe de rock... Mais je ne sais pas jouer d’un instrument Lucius ! Et je ne savais pas que toi si... Tu m’as caché des trucs

Miloslaw n’était pas vexé par la possibilité que son ami ne lui ai jamais révélé qu’il savait jouer de la guitare ou de la batterie. Il était surtout suspicieux et se demandait si c’était le genre de Lucius de se lancer dans ce genre d’entreprise sans avoir une seule base.

« En plus, est-ce que ça peut vraiment compter comme un club ? Le directeur, ou qui que ce soit qui s’occupe de valider ça... Ne validera jamais ça ! Ah, Lucius, je crois que ton idée est vouée à l’échec

Il commença à chercher des informations sur son téléphone, s’étant déjà connecté au réseau de l’école la veille. Il avait épluché tout le site du lycée et se souvenait d’avoir lu quelque chose sur la création des clubs, mais sans y faire vraiment attention. Pendant le processus, il réfléchit à ce qu’il allait dire à Lucius au sujet de l’appel que lui avait passé son père.

« En fait, je ne sais pas. Il a dit que je devais rentrer à la maison ce soir pour me parler. Je ne l’avais jamais entendu parler avec autant de sérieux. C’était... Trop bizarre. Un peu comme si ton père à toi te proposait tout d’un coup d’aller vous amuser ensemble au parc Disney. Et à la fin, il est redevenu ce bon vieux Ulrick et m'a dit de rester m'amuser, qu'on verrait ça plus tard. Je ne sais pas trop quoi faire ce soir...»

La page de son téléphone avait enfin terminé de charger ! Il parcourut les informations rapidement et grimaça. Ca ne passerait jamais. Il fallait l’aval de trois personnes d’autorité, sans même parler de la décision finale du directeur. S’agissant d’une activité artistique, il ne leur fallait que cinq membres au lieu de dix, mais ça restait un but difficilement atteignable. Qui voudrait faire partie d’un groupe de rock dans ce lycée ? Miloslaw avait lu que ce n’était pas vraiment dans l’ambiance générale de l’établissement.
Il tendit l’écran en direction de Lucius, l’air un peu dépité.

« Tu crois que ton coloc’ accepterait d’en faire partie ? Il ne resterait plus que deux personnes à convaincre et...»

Il se tut, se rendant soudain compte qu’il avait d’ores et déjà capitulé en face de son meilleur ami. Oui, il allait l’aider à monter ce fichu groupe de rock en dépit de ses rêves de mini-casino. Que pouvait-il y faire ? Rien ni personne ne résistait à Lucius, voilà tout. Et surtout pas lui.
Il se leva, s’étirant, et jeta un œil sur ses valises. Elles devraient attendre.

« La salle informatique est ouverte ? On pourrait imprimer des annonces. Recherche membres pour un groupe de rock, statut de club. Quelque chose comme ça. Si on fait les choses sérieusement, ce sera peut-être bien vu par l’administration. Et puis si des gens nous soutiennent, ça pourrait aussi mieux passer que si ça se fait dans l’ombre et le secret. Ce n’est pas vraiment dans l’intérêt du lycée de mettre des bâtons dans les roues de ses étudiants créatifs dès la rentrée. Tu me suis

S’il le fallait, il présentait lui-même le projet devant les décisionnaires. Lucius était un feu follet, mais lui avait appris les bonnes manières et son père lui avait montré comment charmer les gens, les convaincre. Il saurait se tenir et impressionner en étant un parfait petit étudiant sérieux.

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Ven 13 Juil - 16:57

Welcome to the Wasteland  
Le ton de la conversation avec le père de Milo avait semblé grave. Lucius connaissait son oncle Ulrick - enfin, le demi-frère du cousin de son père - mais il ne l’avait jamais vu ainsi. Il était du genre à se coller une épaisse barbe blanche au jour de Noël juste pour l’esprit festif, même si c’était un très mauvais plan avec une dinde en sauce. A vrai dire, le jeune homme ne pouvait s’imaginer le voir sérieux comme son demi-frère. Yvan était vraiment différent de son petit frère.
Il se souvenait parfaitement des repas de famille de son enfance. Sa mère était rarement là et Lucius était un fils unique, aussi allaient-ils manger chez les parents d’Yvan et Ulrick. Yvan avait toujours cette expression contrite quand Ulrick arrivait de Pologne, les bras chargés de bonbons et de pâtisseries de son pays - il avait été chocolatier-confiseur pendant un bon moment. Il se souvenait aussi qu’Elijah se regardait toujours dans le petit miroir de la chambre à deux lits qu’ils partageaient là bas avant de descendre, sans quoi Yvan et Ulrick le charriaient sur ses épis.
Et puis, une année, ils avaient cessé d’y aller, tout simplement. La mère de Lucius se plaignait qu’ils ne passaient pas assez de temps avec sa famille et puis, elle n’aimait pas Yvan et ses parents. Depuis qu’Elijah s’était séparé d’elle, ils n’y étaient plus retournés. C’était comme si quelque chose avait été brisé et n’était plus reconstructible.
Lucius n’arrivait pas à saisir pourquoi mais ils avaient passé les fêtes avec Charlie, Félix et Taesch, cette année. Sans doute parce qu’Elijah n’avait pas d’autre ami. Est-ce qu’ils iraient au Kazakhstan quand Elijah serait en couple avec Lucius ? Peu importe qui, Lucius avait envie de retrouver cette effervescence qu’il avait connu dans son enfance avec les Von Dast, même si le voyage jusqu’en Allemagne était long. Il se sentait toujours un peu seul.
“Je ne t’ai rien caché ! Mais je chante comme un rossignol.”
Il ne savait pas d’où ça lui venait, enfin, en entendant Yvan chantonner des airs d’opéra très violents il s’en doutait un peu, mais il avait une véritable voix d’alto, plus pure que le cristal. Il n’avait pas le véritable don des chanteurs de groupes de rocks uniques mais on s’en fichait, non ? C’était juste pour le putain de club qu’ils étaient obligés d’avoir. Et si jamais Milo refusait et qu’il se retrouvait obligé de s’inscrire au club de couture ? Quelle horreur !
Il repensa à la chaumière rustique du club de pâtisserie où on l’avait casé au dernier semestre en attendant que l’année se finisse ... il avait réussi à se faire virer de là aussi.
C’était bon pourtant, comme idée, mais Milo la démonta point par point. Et faisant la moue, le jeune homme s’écroula sur le lit, fixant le plafond un peu craquelé. Il regarda ensuite Miloslaw. Il était gentil, il cherchait tout de même quelque espoir sur son smartphone.
Lucius se rendit soudain compte qu’il avait faim et soif. Il avait bien besoin d’un petit déjeuner. Ils pouvaient passer à la cafétéria, non ? Luscka préparait toujours des croissants et des cafés pour les petites faims du matin.
Et puis, Milo lui dit qu’il ne savait pas trop faire ce soir. Ulrick lui avait dit de s’amuser, non ? Ils pourraient aller dans son bar préféré, s’ils arrivaient à échapper à la vigilance d’Yvan le terrible. Lorsqu’il y avait des élèves qui prévoyaient de faire le mur, il était toujours le premier à le sentir, comme un chien de chasse avec une proie. Mais ils étaient en vacances, non, ils avaient encore le droit de s’en aller au village quand il leur plaisait, hm ?
Milo lui parla de son colocataire et puis d’affiches. Aleister dans un groupe de rock ? Eh bien il était assez bizarre et puis il se retrouvait sans club, lui aussi.
C’est alors que quelqu’un frappa à la porte ouverte. C’était Charlie, arborant son sourire gêné le plus crispé. Elle portait un bonnet noir qui faisait encore plus ressortir la couleur spectrale de ses cheveux et le contraste avec sa peau brune. Son gilet en laine sans manche était parfaitement horrible et passé de saison et son baluchon était surprenant.
Il commença par lui faire remarquer que ce bonnet était une erreur de style et de saison et que ce gilet devrait déjà s’être retrouvé à la poubelle puis il les présenta. Charlie comme son amie, Milo comme son cousin. Quand elle vit Milo, elle écarquilla les yeux et lui fit la bise de façon appuyée, puis parla. Son accent était ... wow.
“Bonjour, je suis Charlette ! Je serai ta colocataire pour cette année !”
Lorsque son ventre grogna, Lucius tira Milo par la main. Il avait bien trop faim pour rester dans cette chambre sans nourriture aucune.
“C’est cool tout ça mais on a des affiches à faire !”
La jeune fille cligna des yeux et, quand ils se retrouvèrent à l’air frais, il sourit doucement. Il était heureux, avec son ami.
“Tu sais quoi ? Vas à la cafétéria et prends de quoi manger. Je vais prendre mon pass et on se retrouve dans le batiment info. Okay ?”
Puis il fila. Milo ne pouvait pas se perdre, tout est fléché.

Lorsqu’il arriva quinze minutes plus tard devant le bâtiment informatique, il avait un énorme suçon dans le cou et ses vêtements étaient froissés.
“Ce n’est pas ce que tu crois. J’ai réveillé la bête ... Quand je te disais qu’il était bizarre comme mec.”
Mais Aleister n’était jamais allé aussi loin auparavant. Il ne fallait pas que Lucius le laisse prendre la confiance ! Il demanderait peut-être à quelqu’un de sortir avec lui pour en être débarrassé.

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Sam 14 Juil - 17:08




20août :

Welcome to the Wasteland

Feat. Lucius







Faire le mur dès le premier soir ? Voilà une idée qui ressemblait bien à Lucius : par conséquent, elle ne plaisait pas du tout à Miloslaw. Enfin, son ami avait raison. Son propre père lui avait dit de s’amuser et même s’il était certain que ce n’était pas exactement ce qu’il avait dans la tête, il savait aussi que c’était exactement ce qu’il aurait fait. Avec un soupir appuyé d’un sourire, il dit :

« Je vais y réfléchir. Mais d’abord, réglons cette histoire de recrutement

Mais avant qu’ils puissent sortir de la chambre, la porte s’ouvrit, laissant passer une jeune fille à la peau brune et aux cheveux neige. Lucius mit un peu de temps à faire les présentations et, après les bises un peu surprenantes de sa nouvelle colocataire, Miloslaw enchaîna avec toute la politesse et le savoir-vivre dont il était capable.

« Charlie, oui, bien sûr ! Lucius m’a beaucoup parlé de toi, je suis sûr qu’on va bien s’entendre durant cette année.»

« Beaucoup» était sans doute un peu exagéré, mais Miloslaw ne lésinait pas sur les petits mensonges quand il s’agissait d’assurer des rapports cordiaux et une bonne ambiance dans un espace aussi confiné. Il se dit qu’il devrait discuter, plus tard, avec Charlie, de leurs règles personnelles. Avaient-ils le droit de ramener quelqu’un ? Le sexe était-il accepté ? Qu’en était-il des études en commun ? Du partage de l’espace ? Allaient-ils partager des soirées cinéma en mangeant du pop-corn ? Ce genre de choses.

« A tout à l’heure, Charlie ! Je suis ravi d’avoir fait ta connaissance !»

Après quoi, ils filèrent. Une fois dans les couloirs, ils se séparèrent, Miloslaw ayant hérité de la lourde mission de leur trouver de quoi se sustenter. Ce fut néanmoins moins difficile qu’il ne l’avait prévu, car tous les lieux communs de ce genre étaient soigneusement fléchés. Peut-être accueillaient-ils beaucoup de monde en cours d’année.
A la cafétéria, il trouva des viennoiseries et paya de quoi calmer la faim de Lucius. Il lui fut ensuite assez facile de découvrir la salle d’informatique, bien qu’assez long. Elle était plutôt éloignée de la cafétéria. Et contrairement à ce qu’il pensait, Lucius n’était pas déjà là à l’attendre. Il jeta un coup d’œil à l’intérieur, mais personne n’était là. Au moins, ils pourraient imprimer leurs affiches tranquillement et parler aussi fort qu’ils le voudraient.
Au bout de quelques minutes d’attente, Miloslaw commença à s’inquiéter. Le carton des deux cafés refroidissait. Est-ce qu’il lui était arrivé quelque chose ? Lucius lui avait dit que son colocataire était bizarre. Il ne s’était pas inquiété mais peut-être aurait-il dû finalement. Et si par «bizarre», Lucius avait voulu dire «tueur psychopathe» ?

En le voyant arriver, tout dépenaillé,Miloslaw passa successivement par le soulagement, puis une profonde inquiétude, pour terminer par l’indignation. Lucius avait un suçon clairement récent dans le cou et... Enfin bref, il s’était fait peloter. Sans doute avait-il peloté lui aussi d’ailleurs.
Il s’apprêtait à le réprimander gentiment quand Lucius tenta de s’expliquer, assez maladroitement et évasivement. Son côté responsable et protecteur le poussa à imaginer les choses les plus horribles.

«Oh mon Dieu, Lucius ! Mais... Mais ça va ? Il ne t’a pas fait mal ? Il n’a pas... Je vais en toucher un mot, même plusieurs, au directeur ! Il va disparaître de ce lycée, je te le garantis !»

L’importance du club avait fondu comme neige au soleil. Lucius ne paraissait même pas traumatisé et c’était sans doute ça le pire. Se sentant blêmir à l’extrême (ce qui ne devait pas être très flagrant étant donné son teint d’un naturel pâle), Miloslaw ajouta d’une voix blanche :

« Est-ce que ça arrive si souvent que ça ?»

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Jeu 19 Juil - 1:56

Welcome to the Wasteland  
L’épisode avec Charlie passé et celui avec Aleister bel et bien dépassé, ils étaient désormais en pleine capacité de vivre cette expérience de création de groupe de rock correctement. C’était sans doute une bonne idée de vouloir organiser les choses de telle façon mais Lucius était un créatif, celui qui avait les idées et qui fonçait dedans, pas quelqu’un qui prévoyait les choses de façon classique. C’était le rôle de Milo, qui, heureusement, était désormais là.
Milo avait raison ! Avant de vouloir aller faire la fête - enfin, si on pouvait appeler ça une fête dans ces petits villages français - ils devaient penser au club. Il ne voulait pas être un de ce losers qui finissait dans un club aléatoire dont la salle sentait le chou-fleur et la déception. Il serait chanteur de groupe de rock, il en était convaincu ! Et puis, de toute façon, il était fait pour la célébrité. Il était beau, intelligent et il avait un sens de la mode invaincu jusque là.
Lucius se massa un peu le cou et regarda Milo. Le suçon - qui était en réalité plus une morsure qu’autre chose - lui faisait un mal de chien. Était-ce parce qu’il s’était débattu ou parce qu’Aleister y était allé trop fort ? Aleister était du genre à jouer les donneurs de leçon sur les choses de l’amour à ceux qui l’admiraient mais il n’avait jamais fait les choses dans les règles de l’art avec Lucius. Tout ce qu’il voulait c’était du sexe dans son cas !
Si, une fois, il avait été mignon. En rentrant de soirée, il était bourré et il lui avait apporté un trèfle à quatre feuilles qu’il avait trouvé sur le bord de la route. Aleister devait vraiment être très bourré parce que le trèfle était une pâquerette à qui il ne restait plus qu’un pétale. Lucius l’avait encore, accroché à sa tête de lit. Il ne se résignait pas à le jeter. C’était trop compliqué de juste ... oublier, alors que ça lui rappelait un moment adorable.
Et puis, Milo s’emballa. En parler au directeur ? Oh, il semblait vraiment furax ! Lucius sourit doucement et prit ses mains pour le forcer à le regarder et à se calmer.
“Milo, ce n’est rien.”
Il détourna les yeux, rougissant un peu. Aleister lui plaisait, souvent quand il s’y attendait le moins. Et là, sous ses mains habile, il s‘était un peu trop laissé aller.
“Avec Aleister, c’est comme un jeu de construction. C’est long, souvent instable et ... parfois c’est très compliqué. Mais dans l’ensemble, il est gentil. Juste maladroit. Et il ne ferait rien que je déteste, je te promets.”
Lucius se mordit la lèvre quand Milo posa la question sur la fréquence de ce genre d’événements. Oui, ça arrivait régulièrement ... Aleister était un mec avec pas mal de charme, beaucoup de folie et un milligramme de self-control.
“Vu de haut, je sais que ça a pas l’air idéal mais ... je crois que je l’aime bien.”

Une fois le sujet clos, il l’amena à la salle informatique grâce à son pass. Celui-ci comportait la photo d’Elijah, son nom et son numéro d’employé mais il ne s’était jamais aperçu que son pass sans restriction avait disparu. Il avait de toute façon ses propres machines, une sur son lieu de travail et son PC portable personnel chez lui. Est-ce qu’il savait au moins qu’il avait accès à ce genre de chose ? Lucius en doutait. En tout cas, ça ne lui manquait pas.
Il alluma un des PCs du ‘learning lab’ et entra les identifiants de son père avant de laisser libre champ à Milo et de se concentrer sur le fait d’engloutir ses aliments.
“Tu crois qu’on devrait trouver un nom de groupe déjà ?”
Sans réfléchir une seconde, il attrapa une feuille et commença à noter, avec un stylo qui traînait, des informations essentielles à leur groupe. Des choses qui devraient peut-être figurer sur l’affiche;

Groupe de ROCK
Cherche trois membres avec instruments
Disponibilité pour répéter au moins deux fois par semaine
Bon caractère !!

Il tendit la fiche à Milo avec un sourire entaché de quelques miettes de croissants qu’il fit passer avec une gorgée de café fort. Comme il l’aimait.
“Tu vois autre chose ?”
Et puis son regard passa sur la liste “recherches récentes” qui comportait différents ouvrages mais aussi “comment séduire quand on a plus de 30 ans et un enfant” et “vocabulaire des relations amoureuses en kazakh”. Son père utilisait donc bien ses identifiants.  

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Ven 20 Juil - 13:54




20août :

Welcome to the Wasteland

Feat. Lucius







Lucius était vraiment impossible ! Rassuré, Miloslaw soupira et leva les mains de manière théâtrale. Si son cadet se mettait lui-même dans les ennuis, il ne pouvait plus rien faire pour lui.

« Je vois, d’accord. Je ne reporterai pas le comportement de ton colocataire à la direction. Il reste que je te déconseille de le fréquenter, il t’a quand même fait renvoyer de plusieurs clubs ! ... Et dire qu’il va peut-être faire partie du groupe...»

Lucius avait l’air assez gêné de la situation, peut-être qu’il avait honte. En tout cas, il avouait qu’il aimait bien ce Aleister, c’était déjà ça. Ca ressemblait plus à une relation que toutes les autres. Milo hocha la tête, l’air consterné mais résigné.

« De toute façon, ça te ressemble bien de sortir avec quelqu’un d’aussi... Heu... Atypique. S’il était normal, je serai sûrement un peu déçu. Tu sais, je t’ai toujours imaginé vivre ta vie d’adulte de manière totalement non conventionnelle. Tu sais, un peu comme dans les mangas. Tu sortirais avec deux personnes en même temps par exemple. Dans un ménage à trois. Okay, c’est complètement fou et stupide, même pour toi ! En tout cas, moi je pourrai pas.»

Ils entrèrent dans la salle d’informatique et le sujet des amours étranges de Lucius s’évanouit. Une fois devant l’écran, ils mirent au point leur affiche et à la question de son ami, Miloslaw réfléchit longuement. Il voyait tout un tas de choses à rajouter pour dire la vérité, mais ça ne tiendrai jamais sur une annonce qui se voulait accrocheuse.

« Non, c’est très bien comme ça. On s’occupera des détails pendant qu’on triera les candidats sur le volet.»

Il était persuadé que cette histoire aurait assez de succès pour qu’ils doivent faire des choix difficiles. Enfin, qui au lycée ne voulait pas faire partie d’un groupe de rock ?

« Pour le nom, je ne sais pas... On devrait sans doute y réfléchir une fois qu’on aura tous les membres, non ? Pour que ça corresponde à tout le monde. A moins que ne veuilles que nous nous appelions Charles Hu’s !»

Lucius s’étant soudain fait très silencieux, il l’imita et découvrit les recherches récentes d’Elijah. Il ne devrait probablement pas s’en mêler, mais...

« Je crois que ton père est sacrément mordu et qu’il aurait bien besoin d’un petit coup de pouce. Et si on... ?»

Pour la deuxième fois de la journée, son téléphone l’interrompit dans ses petits complots avec Lucius. Il récupéra l’appareil et sortit de la salle, où l’imprimante faisait un bruit du Diable.

« Papa ? Qu’est-ce qu’il y a ? Je vais finir par croire que tu ne t’en sors vraiment pas sans moi

Cinq minutes plus tard, il retournait vers Lucius. L’imprimante avait terminé son travail et une vingtaine de prospectus patientait, encore tiède.

« Mon père veut que je vienne dans un café à Courgoul, on peut y aller en bus. Il avait l’air un peu stressé, ça doit être le pays. L’Euro, la langue... Il n’a plus autant le sens de l’aventure qu’avant. Tu veux venir ? Tu parles bien le français, non ?»

En réalité, Lucius n’était pas invité, mais Miloslaw pensait que son père ne verrait aucun inconvénient à ce qu’il s’incruste. Il était de la famille après tout.


Le café était un endroit plutôt vieux, mais propre. Miloslaw repéra tout de suite son père, beaucoup trop nerveux par rapport à d’habitude. Il ne l’avait jamais vu dans cet état ! Il avait déjà vidé une petite tasse de café semblait-il et il fouilla la rue des yeux. Il cherchait partout, sauf dans la bonne direction. Du coup, il le surprit en se plantant devant la table alors qu’il avait la tête tournée en direction de l’autre côté de la route.

« Salut Tato

Ulrick sursauta et, une main sur le cœur, sourit largement. Son regard vira ensuite sur Lucius, il sembla contrarié, mais cela passa rapidement, alors Milo se dit qu’il avait mal interprété.
Après les salutations d’ouvrage, ils s’installèrent et commandèrent des boissons. Miloslaw se reporta sur un chocolat viennois, sa boisson favorite. Ils échangèrent ensuite des banalités et Milo avait hâte que son père aborde le sujet qui le préoccupait vraiment. D’un autre côté, il ne voulait pas le pousser. Vu son état de nervosité, ça pourrait le faire fuir. Et puis, enfin...

« Oh, Lucius, toi qui a toujours faim, tu peux aller nous acheter quelque chose au bar ? Ce que tu veux, hein !
- Mais Tato, on vient de manger !
- Et alors ? Vous êtes des ados, non ? Vous avez besoin de manger !»

Ah, ça y était. Donc, ce que Miloslaw devait entendre n’était destiné qu’à lui. Ulrick allait devoir être rapide. Une fois Lucius partit, son père prit une grande inspiration et se lança, comme un nageur du haut du grand plongeoir.

« Miloslaw, je t’aime. Tu es mon fils, tu le seras toujours. Cependant, il y a quelque chose que ta mère et moi t’avons caché. En fait... Tu as été...»

Son regard vacilla un moment, il sembla vouloir se résigner. Mais il se reprit et poursuivit, la voix chargée d’émotion.

« Je ne suis pas ton père, Milo. Je t’ai adopté

Miloslaw sentit ses doigts s’engourdir autour de sa grande tasse de chocolat. Le monde devint flou et il ne comprit que plusieurs secondes plus tard que c’était parce que ses yeux étaient couverts d’un voile de larmes. Il chassa ses dernières du dos de sa main tremblante.

« Mais... C’est impossible. On se ressemble trop.
- Non, c’est vrai. Ecoute, tu peux aller demander à ta mère. Elle travaille en ce moment. Je suis désolé de te l’avoir caché.
- Pourquoi aujourd’hui ? Tu avais l’air pressé.
- Afh... On ne peut rien te cacher, à toi ?
De toute évidence, si, mais Miloslaw garda cette réflexion derrière ses lèvres étroitement closes.
- Des gens connaissent la vérité au lycée où tu es. Peut-être qu’on essaiera de te convaincre de certaines choses, là-bas. Je te demande juste de continuer à croire en nous, tes parents. On s’est bien occupé de toi, non ?
- Heu... Oui. Je suppose.
- Tu es un gentil garçon. (Il jeta un coup d’œil à sa montre à gousset en or.) J’ai un rendez-vous pour mon cabaret. Bonne journée, fiston

Il l’embrassa sur le front et fila. La seconde suivante, Lucius réapparaissait sur la terrasse du café. Il avait calculé son coup pour se barrer avant de devoir rendre des comptes à son neveu. Miloslaw passa une dernière fois sa main sous ses yeux, espérant que Lux ne remarquerait pas son état émotionnel. Il ne savait pas s’il avait envie de lui en parler tout de suite.

« Mon père a dû filer. Tu veux qu’on aille à la boutique de ma mère ? La licorne ailée, ça s’appelle. C’est dans le vieux quartier. Enfin... Tous les quartiers sont vieux ici, non ?»

Il se forçait à sourire, bien que son cœur soit en mille morceaux. Il n’avait jamais pensé qu’une telle révélation pourrait le mettre dans un tel état. Après tout, même s’il était adopté par son père, il s’agissait bien de sa vraie mère. Elle avait juste voulu lui donner un père décent. Le protéger. Oui, Ulrick était bien son père. Alors pourquoi est-ce qu’il se sentait aussi mal ?

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Ven 27 Juil - 15:24

Welcome to the Wasteland  

Le jeune homme savait bien que son cousin était d’un puritanisme assez polonais. Quoique ... sa mère s’était mise avec Ulrick alors peut-être que tous les polonais n’étaient pas aussi parfaitement purs et chastes que Milo. A vrai dire, il en doutait même. Est-ce que Milo avait au moins couché ? Est-ce que tout ce qu’il connaissait de l’amour se limitait à ces œuvres historiques ou fantastiques et grandiloquentes si populaires dans son pays de victimes ? Il ne parlait jamais de ses conquêtes.
Bien entendu, il désapprouvait Aleister. C’était presque naturel en fait, Lucius aurait dû y penser avant ! Aleister était tellement ... eh bien chaotique. Le directeur l’appellait son petit démon et il n’avait pas forcément tort. Ce mec était une horreur à lui tout seul. Toujours en train de faire des conneries, il ressemblait plus à un diable de Tasmanie qu’à un monstre illustré de la Bible géante de la chapelle et Lucius trouvait que ça lui donnait un côté attachant.
Il se souvenait encore de sa première rencontre avec son démon personnel. Il avait débarqué dans cette chambre en août. Ses parents venaient de divorcer et il était encore fragile de cette séparation brutale avec sa vie d’avant. Sa vie tranquille et plus calme que celle du pensionnat. Avant, quand sa mère et son père formaient encore un couple, il incarnait une sorte de joie de vivre permanente. Mais le divorce, puis le déménagement l’avaient rendu amer. Il avait sombré du côté sombre de la mode.
Cheveux teints en noir corbeau, ongles peints de façon hasardeuse, uniquement en couleurs sombres, habillé de tissus amples et décidément trop sombres, même pour Yvan, il se maquillait les yeux de façon si exagérée qu’il avait plusieurs fois été renvoyé par les professeurs à cause de son apparence inquiétante. Il y avait eu des rendez-vous chez le psy scolaire, des entrevues avec le directeur, des réunions de famille avec son père et Yvan, rien n’y avait fait. Au final, c’était tout simplement passé quand Lucius avait fait le deuil de sa vie en Italie. Ce n’était pas si mal, ici.
Et tout du long, Aleister n’avait jamais changé de comportement. Bien sûr, il avait fait des remarques sur son physique ‘Tiens, t’as les cheveux blonds maintenant?’ ‘Ce jean te moule le cul, c’est cool’ ou encore ‘T’as du vernis sur les cuticules. J’aime bien ce mot : cu-ti-cu-le ... Il est rigolo.’ mais il n’avait jamais été désagréable.
“Un plan à trois ? Je te rappelle que j’ai jamais réussi à garder quelqu’un tout seul plus d’un mois alors bon ...”
Milo pensait vraiment ça de ses amours ? Oh bien sûr, Lucius avait peut-être enjolivé un peu mais pas tant que ça, pas assez pour que son cousin ne se fasse de fausses idées sur la façon dont il devait être en couple. Est-ce qu’il était si ... extravagant ?
Milo voulait trier les membres sur le volet. Il voulait aussi, drôlement, attendre que tout le monde n’ai été recruté pour choisir le nom. Il avait toujours eu un esprit de groupe très important.
“Il faudra me passer le corps avant qu’on ne s’appelle les Charles Hu’s, je te préviens ! On est pas un boy’s band, merde!”
Ensuite arriva sur le tapis le sujet des amours de son père. Décidément, c’était autour de ça que tournait sa journée, les relations et les sentiments. Milo pensait qu’Elijah aurait bien besoin d’un coup de main mais, si on demandait à Lucius, c’était plutôt d’un coup de queue dont son père aurait eu besoin, afin de se décoincer un peu. Merde, c’était dingue ce qu’il était hésitant.
Ulrick décida de rappeler son fils pour la deuxième fois et il fut décider qu’ils devaient se rendre à Courgoul. Lucius n’y allait pas souvent, préférant les deux autres villages des environs. On y vérifiait moins les cartes d’identités et puis, tout le monde était si cul serré à Courgoul, tout ça parce qu’ils avaient gagné quinze années de suite le concours du village le plus fleuri d’Auvergne. Pas de quoi casser trois pattes à un émeu selon Lucius mais ça semblait compter dans le coin. Trop compter.

La discussion eut lieu sans lui, puisqu’on ne voulait pas de sa présence, de toute évidence. Lucius se sentait un peu comme un étranger ... ce qu’il n’appréciait pas du tout. Alors il envoya un message à Aleister.
‘Hey, ça te dirait de faire partie d’un groupe de rock ?’
Lorsqu’ils sortirent du café, Milo semblait un peu changé. Comme si quelque chose l’avait arraché à sa bonne humeur précédente. Mais Lucius était là et il était hors de question que tout ne se passe pas parfaitement pour son arrivée en France !
Milo lui proposa ensuite de se rendre dans la boutique de sa mère. Lucius n’avait pas vu Meluzina depuis des lustres ! Il était persuadé qu’elle devait avoir changé et il avait hâte de voir ce qu’elle devenait.
“Ouais, ce serait super ! Allons y !”

Lorsqu’ils ressortirent de la licorne ailée, Lucius avait mal au crâne à cause de l’encens. Il avait encore été tenu à l’écart des discussions importantes et ça commençait à l’énerver.
“Qu’est-ce qu’ils t’ont dit qui te met dans cet état, à la fin ? On dirait que tu viens d’apprendre que tu étais un extra-terrestre ou un super héros !”
Lucius se servit de la fourrure légère de son châle pour se faire une barbe et rabattit la capuche de son haut sur son crâne.
“Tu es un sorcier, Milo.”

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Sam 28 Juil - 14:59




20août :

Welcome to the Wasteland

Feat. Lucius







Quand Miloslaw ressortit de l’arrière-boutique où sa mère l’avait entraîné, il ne pouvait pas s’empêcher d’afficher une mine sombre. Pourtant il venait de promettre de garder le secret, même pour Lucius. Ce n’était pas le genre de choses qu’il était conseillé de partager, ça pourrait avoir de graves conséquences. C’était ce que sa mère lui avait dit en tout cas, même si Milo ne voyait pas en quoi le fait que son père l’ait adopté, qu’il ait récupéré les responsabilités d’un autre, soit un problème. Est-ce que ça ne faisait pas de lui une sorte de héro des temps modernes, au contraire ?

Ils quittèrent La licorne ailée avec des cadeaux New Age, Miloslaw avait reçu un petit flacon en verre coloré contenant une huile parfumée. Sa mère avait clairement sous-entendu que c’était pour le sexe, et Milo n’avait même pas rougi. Il était trop préoccupé pour s’offusquer du fait que sa propre mère escomptait qu’il doive bientôt se lubrifier le pénis, alors que la rentrée n’était même pas cette semaine. Elle ne pouvait tout de même pas s’imaginer qu’il sortait avec Lucius !

Dehors, ils marchèrent un peu et Miloslaw ne fut pas surpris de l’interrogatoire qu’était décidé à lui faire Lucius. C’était trop difficile de cacher son humeur, en plus il avait l’habitude d’être honnête avec son cousin. Enfin... En réalité, ils n’étaient pas du tout liés par le sang.

« Non, c’est pas ça.»

Ca aurait été préférable. Il ne savait pas comment réagir en face de son père maintenant. Et puis, est-ce qu’il devrait faire des recherches sur ses origines ou se contenter de ce qu’il avait ? Il pourrait questionner sa mère. Elle ne lui avait même pas dit si son vrai père était encore en vie, s’était montré particulièrement évasive sur le sujet de son abandon.

Broyant du noir, il faillit percuter Lucius, qui s’était curieusement emmitouflé dans ses vêtements. Et puis, il le fixa, incrédule. Avant d’éclater franchement de rire. Il prit quelques grosses secondes pour calmer son hilarité, puis se jeta dans les bras de Lucius. Il avait une forte envie de pleurer, sauf que l’idée de se laisser aller en pleine rue ne l’enchantait pas plus que ça. Alors il regarda autour et repéra un petit espace vert, avec un banc à l’abri du soleil, les branches épaisses d’un chêne s’étendant paresseusement au-dessus de lui.

« Là-bas.»

Une fois installé un peu à l’écart du reste du monde, Miloslaw se sentit mieux et surtout plus enclin à se livrer. Il voyait les choses différemment, avait les idées plus claires. Il se fichait pas mal de ce que voulait sa mère, il s’agissait de lui et il faisait ce qu’il voulait.

« Je ne devrai pas te le répéter... Lucius, mon père m’a adopté quand j’étais bébé. Et il vient de me l’annoncer. Ma mère m’a raconté qu’elle s’occupait de moi toute seule depuis quelques jours quand elle a rencontré Ulrick. Et il est tombé amoureux d’elle, alors il a décidé de s’occuper de moi. C’est... Beau, non ? »

Il ne pouvait pas se libérer du sale sentiment que quelque chose clochait dans cette histoire. Ca sonnait faux. Sans doute parce qu’elle foutait en l’air les croyances de toute une vie.

« Il semblerait que des gens au lycée soient au courant. ... Tu crois que ça a un rapport avec mon père ?»

La cloche d’une église commençait à sonner l’heure de midi. Il n’avait pas faim du tout pour sa part, mais les températures devenaient moins supportables. Ils devraient sans doute rentrer vite et reprendre ce qu’ils avaient commencé avec le groupe. Coller les affiches, faire une demande officielle auprès de l’administration... Est-ce qu’ils devraient attendre la rentrée pour faire tout ça ?

« Quand est le prochain bus

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Ven 10 Aoû - 14:40

Welcome to the Wasteland  

Le village était sympa à visiter même s’il n’était pas forcément fou. On y voyait des tas d’endroits que le clergé avait occupé pendant un temps et pas grand chose d’autre mais ça donnait des boulangeries dans des anciennes chapelles, des débits de boissons dans un prieuré et une mairie dans une vieille église. Bien sûr, le village conservait une église, neuve et régulièrement entretenue, mais il n’y avait plus grand monde pour y aller dans le coin, sauf les très vieux qui avaient connu la guerre.
Lucius ne pouvait s’empêcher de penser à l’air soucieux d’Ulrick, pourtant, et n’accordait pas grande cause à la vue dans le village. Il n’avait jamais vu son oncle dans cet état. Même ses lourdes boucles brunes semblaient moins luxuriantes que dans son souvenir. Il n’aurait pas dû forcément se soucier de ça mais Milo semblait beaucoup moins emballé que lorsqu’il était arrivé ce matin. Il était bientôt midi et il n’avait pas encore parlé de déjeuner.
Le jeune homme serra le petit talisman que sa tante lui avait offert. Il sentait fort la lavande et l’orange et Lucius craignit que sa nouvelle veste ne soit foutue avant même d’être portée très longtemps mais l’odeur était un peu envoûtante. Assez pour qu’il la garde dans sa poche. Elle avait dit que c’était un véritable talisman de protection mais Lucius ne croyait pas à toutes ces histoires de magie et de plantes. Ils avaient inventé les médicaments, ce n’était pas pour se rouler dans la mousse et boire des tisanes à longueur de journée.
Il n’était pas catholique non plus. Ce Dieu qui avait fait des humains des parias, destinés à souffrir mille morts sur Terre, il ne pouvait pas le vénérer. Il préférait croire en la science.
Enfin, il n’avait pas envie de faire partie d’une corporation étrange pour le moment et il voulait juste vivre librement. Il avait subi les cours de théologie, comme tous les étudiants de Charles Hu. Chaque année, Taesch faisait venir des moines de pas très loin pour qu’ils briefent les élèves sur la religion catholique. Une fois par semaine pendant quatorze semaines. La première année était obligatoire, les autres non et Lucius ne s’était pas fait prier pour dire qu’il n’y retournerait pas cette année.
Milo lui sauta au cou et les entraîna dans un petit coin de verdure. Milo s’était toujours senti mieux dans ce genre d’endroit. Ils bénéficiaient désormais d’un coin d’ombre, abrités par un arbre où gîtaient quelques oiseaux grassouillets. Lucius sourit doucement. Le soleil ne tapait pas très fort mais sa peau, bien que hâlée, était prompte à rougir et s’irriter rapidement. Dieu bénisse cette crème solaire à la carotte que son père lui avait trouvé sur internet, s’il existait.
Malgré la blague de Lucius, Milo avait toujours la mine grave mais, quand il lui raconta de quoi il s’agissait, Lucius en fut soulagé. Ce n’était que ça ? Cela ne serait vraiment pas dur à encaisser pour lui ! Et puis, on ne pouvait pas dire que Milo soit le portrait craché de son père. A y réflechir, il  ne ressemblait pas non plus à sa mère. Il devait tout avoir hérité de son père biologique, qui qu’il soit. Lucius fit la moue et haussa les épaules. Il en faisait une montagne ...
Ils venaient de quitter l’échoppe de sa mère, il pouvait toujours y retourner s’il voulait des réponses. Mais visiblement, ce n’était pas ce qui intéressait le plus Milo. Quand il lui dit que des gens devaient être au courant au lycée, Lucius hocha la tête. Ce n’était pas la peine de chercher les réponses par monts et par vaux, la réponse était super simple selon lui.
“Bien sûr, Yvan doit être au courant, et peut-être papa aussi ! En plus, Yvan en a sans doute parlé à Luscka. Ils voulaient sûrement te le dire avant qu’Yvan ne fasse une gaffe. Ou mon père, c’est sa spécialité.”
Finalement, Milo décida qu’ils devaient repartir et ils se rendirent à l’arrêt de bus le plus proche. Trente trois minutes plus tard, ils passaient les portes du bâtiment principal où régnaient de bonnes odeurs de foin fumé. Luscka devait préparer un plat de viande ! Le jeune homme avait une faim de loup et tira Milo par la main jusqu’à la cafétéria où siégeaient déjà Yvan et Luscka, une bière à la main.
“Oh Oncle Yvan! Est-ce qu’on peut te demander un service ? C’est pour la bonne cause !”


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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Mer 12 Sep - 13:14




20août :

Welcome to the Wasteland

Feat. Lucius







C’était sans doute la chose la plus difficile que Miloslaw Kotka ait eu à avouer de toute sa vie, et son cousin Lucius n’en faisait pas grand cas. Il n’avait même pas l’air choqué. Est-ce qu’il était au courant ? Oh, non, sûrement pas. Il était simplement... Insensible. Sans doute que pour lui, ça ne faisait aucune différence. Peut-être même qu’il aurait aimé apprendre que sa mère l’avait simplement adopté. Pour Milo, en revanche, c’était extrêmement perturbant. Il se posait des tas de questions, des questions dont il avait envie de bombarder son père. Sauf que ce dernier ne lui répondrait pas, pas honnêtement. Sinon, il lui aurait déjà tout dit un peu plus tôt. Sa mère non plus n’avait pas été très loquace sur le sujet. Pourquoi ? Est-ce qu’ils cachaient quelque chose ? Peut-être que son vrai père était mort, ou en taule ? Et si c’était un terroriste ? Un chef de secte ? Oh non... Est-ce que sa mère aurait fait partie d’une secte où le gourou organisait des orgies ? Style Charles Manson ?
Heureusement, Lucius avait l’art et la manière de l’empêcher de broyer du noir. Comme on réduirait une opération, son cousin réduisit le terrifiant champ des possibilités à un groupe de personnes tout à fait rassurant. Yvan, Elijah, Luscka von Hochen. Des hommes respectables, pas du genre à crier des choses sur les toits, surtout pas des secrets de famille. L’angoisse de Miloslaw s’apaisa immédiatement, il offrit un sourire rassuré à Lucius. Tout irait pour le mieux. Son père avait simplement flippé de la réaction qu’il aurait pu avoir. Il n’avait pas l’habitude de prendre ce genre de responsabilités, voilà tout.

De retour au lycée, ils se hâtèrent en direction de la cafétéria, suivant une délicieuse odeur de viande cuite dans son jus. Ils retrouvèrent oncle Yvan et le futur petit ami du père de Lucius en train de partager une bière. Lucius et Milo ne mirent guère de temps à se servir à manger et à les rejoindre. Malgré la petite collation de tout à l’heure, Milo avait une faim de loup, sans doute à cause de ces montagnes russes émotionnelles.
Bien sûr, Lucius ne mit pas de temps à mettre sur le tapis ce qui l’intéressait. Le groupe. A eux deux, il réussirent à convaincre Yvan de signer une autorisation pour la création de ce club. Ce qui n’était certes pas suffisant, mais constituait un début encourageant.
Les bières se vidèrent rapidement après ça et avant que son oncle Yvan ne soit parti, Miloslaw saisit sa chance. Tout le monde était au courant ici, normalement.

« Yvan ! C’est vrai que j’ai été adopté ?»

Yvan resta immobile un peu trop longtemps. Et puis, la couleur assombrissant ses prunelles violettes jusqu’à les rendre noires, il répliqua d’un ton trop acide :

« Oui, c’est le cas. Mais tes parents t’aiment. N’en doute pas une seule seconde. Tu restes mon neveu.»

Miloslaw sentait qu’il voulait dire quelque chose, aussi il attendit que ça sorte. Si quelqu’un amenait un autre sujet sur le tapis, ce serait probablement foutu à jamais. Alors il retint sa respiration, anxieux.

« Je trouve toujours que ce qu’ils ont fait était parfaitement répréhensible, mais je salue le courage qu’ils ont eu de tout t’avouer, enfin. Maintenant que c’est fait... On est attachés à toi, dans la famille, alors ne t’avise pas de croire qu’on a envie que tu partes ? C’est d’accord ?»

Le regard que lui lançait son oncle était si insistant que Miloslaw ne se sentit pas spécialement dans la possibilité de faire un choix. Il hocha rapidement la tête. Et puis, quand les deux hommes furent sortis de la cafétéria, il pivota vers Lucius.

« Qui d’autre va-t-on convaincre ? Ton père ? Ce n’est sans doute pas son genre, les groupes de rock, mais il ne te dit jamais non, hein ?»

En sortant, il rumina ce que lui avait dit Yvan. « Ce qu’ils ont fait », il avait dit. Pas « il a ». Ou alors, il parlait de leur mariage ? Tout ça était trop bizarre. S’il en parlait à Lucius, il lui dirait sûrement qu’il se faisait juste des idées à cause des circonstances, que ça n’avait absolument rien d’étrange. Alors il essaya de faire taire ses doutes et de se concentrer sur le vrai sujet du jour.

« Tu crois que ton père est encore à la bibliothèque ?»

Il espérait bien que la scène de ce matin ne se reproduirait pas.

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MessageSujet: Re: 20 août : Welcome to the Wasteland  Jeu 13 Sep - 14:22

Lucius von Dast a écrit:
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Le jeune homme frémit doucement et déglutit. Est-ce que Miloslaw était sûr d’être à la hauteur pour survivre à tout cela ? Il lui semblait désormais fragile sous des angles que le jeune homme n’avait jamais aperçu auparavant. Il avait un air de cristal sur le point de se briser, de temps à autre et Lucius s’en voulait de ne jamais avoir vu ces insécurités auparavant. Est-ce qu’il avait toujours été comme cela ? C’était dur de se faire une idée. Ils se parlaient surtout par messages.
Pendant que Milo parlait avec Yvan, Lucius regarda le grand tableau qui recouvrait tout un mur de la cafétéria. C’était la reconstitution d’un paysage de Montgenèvre, une bourgade sympathique connue pour ses pistes de ski. Lucius ne savait pas pourquoi Taesch avait insisté pour qu’elle soit ici. Peut-être aimait-il se souvenir de sa ville natale mais était-ce seulement sa ville natale ? Il était persuadé qu’il était né et avait vécu à Paris avant de venir ici.
Lucius tiqua sur la phrase employée par Yvan mais passa rapidement à autre chose. Il était tout à fait impatient de passer aux répétitions, quand ils auraient assez de membres. Il avait hâte d’avoir son petit succès dans le lycée et qu’on parle de lui partout dans la région. Il avait hâte de répondre ‘C’est moi-même, messieurs’ quand des garçons viendraient le draguer en lui demandant si c’était lui le chanteur spécialement doué de leur groupe sans nom. Enfin, il en aurait probablement un à ce moment.
Et puis, si leur groupe se cassait la gueule comme un gâteau mal assemblé, ils pourraient toujours en rire autour d’une bonne bière quand ils seraient à la fac. C’était ça que faisaient les gens cools.
Le jeune homme soupira doucement en avisant Luscka. Il était cool, lui. Pourquoi le destin avait voulu qu’il ne soit pas son père ou, au moins, son beau-père ? Elijah ne se résignerait jamais à lui demander un rendez-vous et Luscka était un peu handicapé en amour. Il était parfaitement sûr qu’ils passeraient leurs vies sans oser se toucher ou se dire qu’ils s’aimaient. Et il n’avait pas envie de finir comme eux ! Est-ce que ... est-ce qu’il devrait parler à Aleister ?
C’était toujours dur à avaler que Miloslaw avait été adopté mais les choses étaient ainsi. De toute façon, il n’avait jamais vraiment ressemblé aux Von Dast même si, curieusement, il avait une ressemblance indéniable avec Elijah. Le lycéen se figea en fixant Milo. Est-ce qu’il pourrait être le fils de ... ?
Quoiqu’il en soit, Lucius enviait un peu les paroles qu’avait eu Yvan pour son autre neveu. Bien sûr, il se savait aimé, il n’était pas stupide, mais il aurait aimé l’entendre un peu plus. Enfin, il savait bien qu’on obtenait pas du miel d’ours aussi mal léchés que son oncle Yvan.
Yvan et Luscka s’éclipsèrent de la salle. Visiblement, le repas n’était pas prêt et les jeunes gens avaient un peu de temps avant de manger. Milo se tourna vers lui pour lui demander à qui ils devraient demander ensuite et proposa son père. Est-ce que sa mère lui avait parlé d’Elijah ? Non, impossible, ils ne pouvaient pas être frères. Elijah était gaffeur et il ne pourrait pas garder un secret aussi longtemps ... sauf si Yvan lui avait demandé. Bon sang, tout semblait si flou !
Au moment où il allait lui répondre, le jeune homme sentit son portable vibrer. Un message d’Aleister lui demandait de rentrer en vitesse à la chambre. Jurant dans cette barbe qui refusait délibérément de pousser sur son menton, il soupira.
“Il faut ... il faut parler à papa et tu as raison. Tu le ferais pour moi ? Je dois retourner à ma chambre. On se voit plus tard.”
Il attrapa son sac et s’enfuit presque de la cafétéria. Pressant le pas pour atteindre la pièce qu’ils partageaient, il traversa un couloir puis une cour et enfin un escalier. Et quand il ouvrit la porte à la volée, il resta coi quelques secondes avant de vraiment s’énerver.
“Oh, tu dois te foutre de ma gueule, Aleister !”

FIN DU SUJET
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20 août : Welcome to the Wasteland

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