La révolte gronde à Nox, le changement arrive et ça ne plait pas à tout le monde ! Choisissez votre camp et faites le vite, des têtes vont commencer à tomber.
 

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26 aout : sur le rivage

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MessageSujet: 26 aout : sur le rivage  Lun 16 Juil - 17:05



Sur le rivage 26 Août : quelques jours avant la rentrée
let out your breathe   
“J’aimerais bien jouer avec toi, Aleister mais je suis débordé. Tu es privé de sortie pour le prochain mois. Tu peux y aller.”
Aleister sembla peiné mais Taesch s’en fichait bien, pour le moment. Yvan devait arriver dans moins d’une heure et il était complètement dépassé par les événements. L’arrivée de Miloslaw, Aleister qui avait brisé une statue de Charles-Hubert dans le jardin, Charlie qui avait attrapé une soudaine grippe au milieu de l’été ... et puis il y avait cette chaleur harassante. C’était ce qui l’avait poussé à mettre cet ensemble combi-short d’un violet profond qu’il n’aurait jamais porté autrement alors qu’il devait travailler. Il était toujours vêtu d’un parfait costume trois pièces dans son bureau.
“Oh et vas voir Charlie, elle ne se sent pas bien. Veille à ce qu’elle reste hydratée.”
Aleister hocha la tête en haussant les épaules - un exploit physique - et Taesch jeta un coup d’œil à la pile de paperasse sur sa droite. Les élèves arrivaient dans quinze jours et il leur restait encore de nombreuses choses à faire. Les stipulations étaient nombreuses, les emplois du temps compliqués et le recrutement d’un nouveau professeur de littérature horriblement épineux. C’était un poste encore vacant ... à cause d’un renvoi pur et simple. Le dernier était un homme étrange, souvent maigre et déguenillé, qui avait pour loisir et habitude et prendre des photographies des enfants dans les dortoirs, à leur insu. Taesch avait dû retenir Yvan de lui botter les fesses jusqu’à ce que mort s’en suive.
Il y avait aussi ce souci d’autobiographie qu’on lui demandait et qui devait sortir en librairie la semaine de son anniversaire, dans sept mois à peine. Il n’avait pas écrit une seule ligne. Mais pourquoi voudrait-il raconter sa vie ? Il n’avait pas un parcours exceptionnel ! Il avait racheté une ruine pour en faire un lycée convenable et sa volonté et celle de son équipe enseignante les avait hissés au sommet des statistiques parmi les lycées privés en France. Ils en étaient à refuser des candidatures ...
Lorsqu’il était un jeune homme plein de rêves et de fougue, il aurait aimé qu’on lui donne la possibilité de vivre dans un tel lycée. Dans le sien, privé et côté, aussi, il avait vécu un enfer. Pas franchement populaire mais impossible à rejeter à cause de sa famille, riche et puissante, il avait vécu entre deux eaux pendant de nombreuses années, sans vraiment avoir d’ami ou de relation amoureuse. Jamais seul mais toujours solitaire, il aurait aimé qu’une équipe comme celle qu’il dirigeait aujourd’hui s’intéresse à lui.
Parfois encore, il se rappelait du monde blanc et épuré de son lycée et il espérait tellement ne pas être devenu aussi désintéressé que ce directeur qui lui avait dit d’être fort et fier quand il avait commencé sa dépression. Sur, il n’y avait pas pensé avant.
Des coups à sa porte le sortirent de ses pensées et il regarda Yvan entrer, accompagné d’une odeur de crème brûlée à la vanille. Les cuisines du lycée étaient juste un étage au dessous de son bureau. Ainsi, il s’assurait que rien d’immonde ne serait servi aux élèves. En ce moment, le professeur Von Hochen  était celui qui cuisinait pour eux et ses plats lui mettaient l’eau à la bouche.
“Oh, Yvan, assieds-toi, je vais préparer quelque chose.”
Il se leva et une goutte de sueur glissa de l’intérieur de ses cuisses sur ses bas en dentelle. Il ne supportait pas d’avoir ses jambes nues. Il se pencha un peu et sortit de quoi leur faire un cocktail digne de ce nom. Yvan, aujourd’hui, était censé voir avec lui les demandes des élèves et de leurs parents, les emplois du temps et l’aider à faire leur discours de bienvenue. Cette partie était la moins importante, les élèves n’écoutaient jamais. Les membres de la horde opinaient mécaniquement quand on leur demandait leur avis. Taesch les comprenait, il n’aimait pas la rentrée non plus.
Il posa le cocktail bleu fluo devant Yvan et se rassit à sa place après avoir pris une gorgée rapide du sien. Il avait tellement chaud et le ventilateur qui brassait de l’air chaud n’aidait pas plus que la fenêtre aux volets à peine ouverts.
Il s’empara du premier papier et soupira doucement. Putain, il avait oublié ça. Il relut doucement la fiche et le tendit à Yvan. “Il se souvenait du temps où il pouvait refuser les clubs trop bruyants des élèves ? Ce répit était arrivé à son terme.
Le papier disait ‘Demande de fondation de club : groupe de rock.’ Il donnait les noms des différents participants mais aussi les signatures de quatre membres du personnel. C’était bien plus qu’il n’en fallait. Il comprenait pour Elijah et le professeur von Hochen mais ...
"Est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi ta signature se trouve sur ce papier ?”
Bien sûr, Yvan était un peu faible face aux supplications de Lucius mais pas à ce point là ! Miloslaw serait-il un deuxième Lucius von Dast ? Oh, il espérait vraiment que ce n’était pas le cas.
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MessageSujet: Re: 26 aout : sur le rivage  Mer 18 Juil - 16:35



26 août : sur le rivage
La pré-rentrée d'Yvan von Dast

Yvan adorait la rentrée scolaire ! Les bâtiments vides qui se remplissaient de plus en plus, les élèves impressionnés par son charisme saisissant, les petits timides qui osaient braver leur nature pour lui demander un renseignement alors qu’il faisait le piquet devant l’entrée principale, tous ces discours à mettre au point, les emplois du temps à ordonner pour que les rouages de cette école fonctionnent comme s’ils étaient parfaitement huilés... C’était grisant, grisant de se dire que si tout ça fonctionnait, c’était un peu grâce à vous. Dans son cas, beaucoup. Et puis, la récompense était tellement gratifiante ! Comment ne pas rayonner de fierté quand on voyait tous ces jeunes se préparer à l’avenir avec des certitudes à la place des doutes, de la joie à la place de l’ennui ? Ils allaient en cours parce qu’ils avaient choisi leur cursus, pas parce qu’ils étaient obligés. Ils étaient venus dans ce lycée parce qu’ils le méritaient.
Bien sûr, il y en avait toujours quelques-uns, dénués de sens de l’élitisme, qui ne se sentaient pas à leur place. Leurs parents avaient payé et ça n’avait pas vraiment de sens chez eux, parce que leur famille était trop riche pour que ça fasse un trou dans leur budget. Ces gens-là dépensaient leur fric dans des programmes scolaires exceptionnels comme un quidam dépensait un euro dans une baguette de pain. Mais, ces enfants-là, Yvan ne les laissait pas tomber. Il les encourageait, leur faisait prendre conscience qu’il y avait forcément une place pour eux à Charles-Hu (comme disaient les élèves) et leur disait toujours que de toute façon, l’année prochaine, ils pourraient toujours redoubler et entamer un cursus qui leur correspondait mieux. Il aimait à penser qu’il donnait à ces adolescents élevés dans des cocons d’or et d’argent la force mentale nécessaire pour se rebeller contre leurs parents, s’affirmer et décider de leur avenir.

D’excellente humeur depuis le début du mois, Yvan papillonnait d’activité en préparation. Ainsi donc, ce fut d’un pas énergique et quasi-bondissant qu’il avala la distance jusqu’au bureau du directeur, où Taesch Condé l’avait convoqué. En chemin, il fit cracher son chewing-gum à l’un des élèves logeant ici en avance, séparait un couple bien trop baveux et réprimanda un jeune homme qui courait dans le couloir à moitié nu. Cela ne fit qu’amplifier son excellente humeur qui le galvanisait depuis le début du mois.
Alors, quand Taesch Condé lui demanda pourquoi il avait signé la demande d’autorisation de club de Lucius, il haussa les épaules et dit :

« Pourquoi pas ?»

Yvan aurait adoré avoir un club de musique rock (plutôt métal en fait, mais au moins ce n’était pas un groupe philharmonique) alors en voyant ce papier, il n’avait pas réfléchi deux secondes. Puisque lui aurait adoré avoir le droit de le faire, il ne pouvait que signer, pour donner cette occasion à son cher neveu et à ses amis. Il avait même rajouté avec optimisme : « On se voit au premier concert !»

Pourtant, Taesch Condé ne semblait pas du même avis. Il semblait fatigué depuis quelques temps. C’était comme si Yvan aspirait son énergie, de jour en jour. Le contraste était assez flagrant. Yvan s’était même surpris à suivre la descente de cette petite goutte de sueur sur ces cuisses parfaitement galbées. Le directeur n’était pas du tout son genre, c’était ce qu’il s’était dit les six premiers mois de son embauche. Et puis, il avait fini par comprendre que Taesch était parfaitement son genre.
Sauf qu’Yvan ne voulait pas lui céder. Le directeur était un être pénible, avec qui il ne partageait aucune valeur, ni aucun trait de caractère. En plus, c’était un homme volage et Yvan détesterait être cocu. Alors il s’était toujours prodigieusement désintéressé de lui en façade, tandis qu’en privé il s’imaginait lui faire toutes sortes de choses. Il avait bien sûr essayé de discipliner son esprit, mais la méthode fut restée vaine. Il avait alors tenté l’hypnose, la sorcellerie et d’autres bêtises trouvées sur internet. Toujours sans succès, bien sûr.
Alors il se contentait de cette espèce de double-vie. Il sortait avec des motards, des fanas d’haltères, des sportifs en puissance, n’importe qui pouvant lui faire oublier Taesch Condé.

Comme il ne voyait rien d’autre à ajouter au sujet du club de Lucius, Yvan se pencha pour ramasser une petite pile de feuilles fraîchement imprimées. Les emplois du temps ! Il avait bien envie de s’atteler à la meilleure tâche de l’administration pré-rentrée.

« Alors, on s’y met ? Combien de classes ouvrent cette année ?»

Il prit une petite gorgée de ce curieux cocktail bleu, le trouva délicieux, fit la grimace, puis le reposa sur le bureau. Luscka lui disait souvent qu’il était l’incarnation de la mauvaise foi. Ce qui était sans doute vrai, mais Yvan ne l’aurait jamais admis.


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MessageSujet: Re: 26 aout : sur le rivage  Jeu 19 Juil - 18:07



Sur le rivage 26 Août : quelques jours avant la rentrée
it's okay i'll catch you   
[Charlie était tombée malade parce qu’elle s’était travestie, en cours. Elle s’était déguisée en garçon pour sortir du lycée sans être vue - à vrai dire, les gardiens avaient pensé que c’était Lucius et il fallait dire qu’ils se ressemblaient un peu - et elle était rentrée trop tard, surprise par un orage. Avec le chaud froid et les bactéries qui traînaient en ce moment, elle avait attrapé la gastro du siècle. Il avait reçu un coup de téléphone paniqué de Milo au milieu de la nuit et avait récupéré sa fille en toute urgence. Pauvre Miloslaw ... il mettrait des jours à faire partir l’odeur âcre et acide dans la chambre.
Et pourquoi était-elle sortie du lycée sans autorisation, alors qu’elle était privée de sortie ? A cause d’un garçon. C’était là que Taesch commençait à être perdu. Il n’avait jamais connu une femme bien longtemps. Il avait perdu sa mère très jeune et Nèfle, la seule femme de sa vie, s’était avéré être une peste peu de temps après leur mariage. Sans savoir qu’elle était enceinte, il avait divorcé et était retourné vivre chez son frère ... Il n’avait appris qu’il avait un fils, avec effroi, que quand elle lui avait appris qu’il avait été kidnappé.
Et désormais, ce fils était peut-être sous son toit et devait détester Charlie pour avoir vomi sur ses draps dans leur chambre commune avant même que les cours n’aient commencé. Charlie était pourtant une fille appliquée ! Quand elle habitait dans leur appartement, elle leur faisait le ménage à hauteur de sa part et parfois un peu plus. Jeune fille calme et sans histoire, elle avait aussi une âme d’aventurière mais veillait à ne déranger personne. Parfois, Taesch la trouvait un peu trop effacée à côté de son frère ... Mais comment parler à une adolescente ? Encore plus d’un garçon ?! Il était perdu.
Mais, malgré tout l’amour et le soucis qu’il portait à sa fille, elle serait punie avant qu’ils ne parlent de ce garçon qui vivait au village. Tout acte devait avoir une rétribution juste et saine, c’était ainsi qu’il avait élevé les deux enfants qu’il avait trouvé abandonné dans un panier près des poubelles de son appartement du centre ville de Paris, comme des chatons dont on ne voudrait pas. Était-ce à cause de leurs cheveux trop pâles, de leurs yeux presque aveugles qu’ils avaient été abandonnés ? Il ne le saurait sans doute jamais mais il s’en fichait. Lui les avait aimé dès qu’il avait posé les yeux sur leurs petits visages contractés par la douleur.
Lorsqu’Yvan lui répondit, Taesch cligna les yeux. Il le fixa, de façon a bien lui faire comprendre qu’Yvan faisait preuve d’une irresponsabilité absolument inimaginable à son rang mais Yvan enchaîna sur autre chose. Ce club devait être tué dans l’oeuf et Taesch ne lâcherait pas l’affaire jusqu’à ce que les enfants abandonnent d’eux même leurs putains de guitare électriques. Oh, ce n’étaient pas les premiers. Comme c’était rare, il ne pensait jamais devoir accepter une telle proposition. Mais, oh, qu’on le foudroie sur place s’il autorisait sa fille unique à devenir la claveciniste d’un groupe de rock dans SON établissement !
Taesch se reconcentra prestement sur le sujet des nouvelles classes. Très bien, ils parleraient du sujet de ce groupe du démon plus tard, quand Yvan serait disposé à fesser ses neveux comme il le fallait. Il passa une main dans ses cheveux, qu’il rabattit en arrière et appuya sur un bouton pour augmenter la vitesse de rotation du ventilateur et l’orienter plus haut afin que leurs papiers ne s’envolent pas.
Ils en étaient à gérer le budget - en absence de Rozen, sinon ils se feraient houspiller comme des enfants - quand son portable vibra. Deux fois.
“Non, on ne peut pas faire ça, sinon on va se retrouver à sec en moins de deux. Je suis désolé mais les équipements de sports devront attendre que tous les parents aient payé les frais de scolarité du premier semestre.”
Il jeta un coup d’œil à son portable et soupira doucement. Deux SMS d’Aleister. Le premier disait ‘Charlie va bien mais je crois qu’elle a perdu son intestin grêle dans le seau près du lit.’ et le deuxième ‘Au fait, Félix est malade aussi, je crois que je ferais mieux de me barrer.’ Aleister n’avait que deux modes, sympa ou fils de pute. Le portable sonna une troisième fois et le message disait ‘Je suis sorti du lieu de quarantaine, j’aimerais pas être toi quand tu rentreras ce soir.’ Aleister était en mode fils de pute.
“Faisons une pause.”
Cela lui rappela qu’il voulait lui poser de questions. Il se leva pour préparer d’autres cocktails et déposa un verre de whisky simple devant Yvan. Il avait bien remarqué qu’il n’avait pas aimé son précédent cocktail. Cet alcool venait d’une ville paumée du nord de l’Ecosse qu’il s’était décarcassé pour importer. Yvan avait intérêt à aimer ça.
“Comment tu fais avec Isobel ? ... Je veux dire avec les garçons et tout ça.”
Il passa une main dans ses cheveux, une nouvelle fois, et but un peu de sa boisson en s’enfonçant dans son fauteuil moelleux. Putain, pourquoi est-ce qu’il avait choisi du cuir ?
“Parfois j’ai envie de mettre des barreaux aux fenêtres de Charlie mais ça ne résoudrait rien, hein ? Elle a grandi trop vite.”
Quand Yvan avait été engagé, Charlie était encore une petite fille de huit ans, toujours habillée en robe fleurie ou en salopette pratique. Désormais, elle était une véritable adolescente ... il avait bien dû remarquer un changement trop rapide, non ?
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MessageSujet: Re: 26 aout : sur le rivage  Ven 20 Juil - 16:16



26 août : sur le rivage
La pré-rentrée d'Yvan von Dast

Non, Taesch n’était pas content du tout. Il le fixa un moment et Yvan décida de l’ignorer. Il était un homme honnête et il ne plierait pas devant le directeur juste parce qu’il était... Le directeur. Certes, il était un homme de principes et l’armée lui avait appris à respecter ses supérieurs, mais Taesch était une créature étrange et colorées, sortie tout droit d’une autre dimension, qui n’avait aucune forme de respect pour la hiérarchie. Et puis, si Yvan ne le contredisait pas un peu, qui donc le ferait ? Avec efficacité, il entendait.
Ils se mirent donc au boulot, le ventilateur aérant comme il le pouvait le bureau. Yvan devait lui aussi s’avouer vaincu devant la canicule, sa chemise gris clair était tachée en plusieurs endroits de sueur et son pantalon en cuir collait à ses cuisses. Il avait très envie de retourner dans sa chambre pour prendre une douche glacée. Sauf qu’il ne le ferait pas, parce que le devoir passait avant tout.
Après avoir terminé l’histoire des emplois du temps dans les grandes largeurs, Yvan s’autorisa un coup d’œil en direction de Taesch. L’air chaud soulevait ses cheveux à intervalles réguliers, rendant l’image digne d’une pub pour un parfum ou un paquet de café. Sexy. NON ! Non, pas sexy. C’était juste du vent, des cheveux. Rien que de très ordinaire. Il se plongea dans le dossier alloué au budget.

Evidemment, il fallait que les équipements de sport attendent. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui on négligeant l’importance d’une bonne culture sportive. Les gens ne musclaient plus que leurs doigts sur les claviers de leurs téléphones portables et se ruinaient la santé en hurlant, la bouche pleine de saloperies trop salées ou trop sucrées, sur des joueurs qui ne pouvaient pas les entendre derrière l’écran plasma de leur salon. Pathétique. A vomir. Il contre-attaqua aussitôt, même s’il savait qu’il n’obtiendrait pas gain de cause, puisque le mal était déjà fait.

« Ah, ça ! Si on n’avait pas tout déjà dépensé dans ces ordinateurs tout neuf dont personne n’a besoin, de toute évidence...»

Il fallait toujours investir dans la nouvelle technologie, quitte à faire des adolescents des esclaves nouvelle-génération. Yvan espérait que le lycée se rattraperait vite au cours de l’année. Il refusait de se donner corps et âme à une institution qui oubliait les valeurs fondamentales.
Taesch se faisait harceler de SMS, comme pour illustrer les pensées d’Yvan. Comme il réclamait une pause, le CPE en profita pour goûter au whisky. Délicieux, vraiment. Il ne dit rien, ne laissa rien transparaître sur son visage, et se garda la moitié de la dose pour un plus tard.
La discussion en vint à toucher aux enfants, leurs enfants plus précisément. Taesch aurait donc des problèmes avec Charlie ? Cela étonnait Yvan, qui pensait que Taesch était le genre de type à qui tout réussissait parfaitement. Mais il était vrai que le domaine de l’amour et du sexe chez les adolescents pouvait perturber les parents les plus doués.
Il reprit son whisky en main, s’installa confortablement dans sa chaise et réfléchit, les yeux en l’air.

« Et bien, ce n’est pas difficile. Avec Isobel, je me suis juste assuré qu’elle comprenne que c’était à elle de mener la danse et pas aux garçons. Elle sait que ce sont tous des bêtes sauvages assoiffées de sexe et qu’elle ne doit pas hésiter à les frapper pour converser son intégrité.»

Après une petite gorgée d’alcool - il était vraiment bon ! - Yvan ancra profondément ses yeux dans le regard incroyable de Taesch (ce qui n’était pas nécessairement un signe qu’il l’attirait romantiquement parlant) et lui proposa la chose suivante, en essayant de bien lui faire comprendre qu’il ne pensait qu’au bien de Charlie :

« Je pourrai apprendre quelques prises à ta fille, tu sais. De quoi décourager un soupirant un peu trop insistant. Isobel a déjà été renvoyé toute une semaine à cause de ça, je suis vraiment fière d’elle.»

Pas parce qu’elle avait été renvoyée, bien sûr. Mais parce qu’elle s’était bien défendue. Un garçon avait voulu l’embrasser de force alors qu’elle l’avait déjà rembarré. Les coups de talons à répétition dans les parties intimes avaient dû le dissuader définitivement de forcer n’importe quelle fille à l’avenir.

« Enfin bref, là où je veux en venir, c’est que puisque tu ne peux pas mettre de barreaux entre tes enfants et le monde, apprends-leur à en avoir constamment, et des biens solides, autour d’eux. Ca marche ! Ma fille est aussi pure que les premières neiges d’hiver en Sibérie et aussi forte qu’un fleuve impétueux.»

Il aimait aussi s’imaginer que les branches brisées prises dans les courants étaient les prétendants de sa fille. Pauvres fous.


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MessageSujet: Re: 26 aout : sur le rivage  Sam 28 Juil - 17:04



Sur le rivage 26 Août : quelques jours avant la rentrée
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Taesch, avec ses enfants, n’était que douceurs et bonté. Bien sûr, il les grondait de temps à autres mais il savait être bon et gentil la plupart du temps. Ils passaient de nombreuses soirées à jouer aux jeux de société qui les rapprochaient, s’amusaient ensemble dans la cuisine et, dans l’ensemble, ils étaient très soudés. Pour Yvan et sa fille, ce n’était pas si ressemblant ... Ils avaient une hiérarchie claire à respecter et Isobel ne se permettait jamais de remettre son père en question.
Il se doutait bien qu’Yvan était du genre à pénétrer dans l’antre de sa fille sans se gêner, elle ne pouvait rien lui cacher. Lui même permettait à ses enfants d’avoir un jardin secret, de se montrer un peu revêches. Il savait parfaitement où se trouvait le journal intime de sa fille et quel était son code secret mais le plus important était qu’elle se sente libre de faire ce qu’elle voulait. Son sens de la loyauté était aléatoire, parfois plus tourné vers ses amis et son frère que son paternel mais Taesch lui pardonnait. Il avait été un adolescent, lui aussi.
Il se redressa prestement au coup de ventilateur. C’était si bon que de se laisser aller un peu par cette chaleur étouffante. Depuis quand la canicule était-elle une norme ? Il était directeur d’une école et n’avait pas de temps à perdre à lire toutes les théories sur le réchauffement climatique, c’était sûr mais peut-être qu’il devrait se renseigner plus avant.
La blessure à sa jambe le faisait un peu plus souffrir par cette chaleur. Une ligne simple et boursouflée sur ses cuisses si lisse, sur sa peau si parfaite, à l’intérieur. Un cadeau d’au revoir de Nèfle, la mère de son fils. S’il avait eu le courage, il l’aurait certainement fait enfermé pour cela. Il aurait dû. Il aurait pu, ainsi, découvrir qu’il avait un fils avant que celui-ci ne soit enlevé par la nounou. Vous pourriez pensez qu’une femme, quand elle attendait un enfant de vous, vous le dirait ... Quel monde de fous.
Et puis, Yvan se décida à lui donner son explication, sa méthode d’éducation. Et c’était risible. C’était elle qui menait la danse, c’était sûr ! Un jour, il l’avait surprise avec son petit copain dans la salle de musique à s’envoyer en l’air. De toute évidence, elle avait la situation bien en main. Huang he, le pauvre gosse sur qui elle avait mis le grappin, semblait parfaitement se laisser contrôler. Bon, c’était sans doute de son plein gré, Isobel n’était pas du genre à se réjouir du malheur des autres et de son pouvoir sur eux.
Yvan s’empressa ensuite de lui faire une proposition. Il pourrait apprendre de quoi se défendre à Charlie. C’était vrai qu’elle ne maîtrisait aucun sport de défense ... et le tir à l’arc ne la tirerait pas d’un mauvais pas. Mais ce n’était pas le sujet de sa question !
Le CPE continua dans sa lancée et Taesch éclata de rire quand il prit Isobel pour exemple, qu’il lui dit qu’elle était pure. C’était vraiment trop drôle. Il se racla la gorge et but une gorgée de son cocktail.
“Arrête, ta fille est loin d’être pure. Elle change de petits amis comme de chemises et a déjà initié la moitié des filles de troisième années aux plaisirs du BDSM. Tu croyais qu’elle avait été renvoyé pour quoi l’année dernière, en janvier ?”
Puis il se redressa et but une autre gorgée. Il s’étira doucement, veillant à ne pas trop tirer sur sa blessure et croisa les jambes.
“Mais je te respecte pour ça. Ta fille est déjà une femme, elle sait ce qu’elle veut, quand et elle ne laisse personne lui dicter une autre loi que la sienne. Charlie est ... J’ai peur qu’elle ne se fasse embrigader dans un mauvais coup. Elle est trop gentille et pourrait trop donner, bien trop. Être blessée. Je ne supporterai pas ça.”
Il profita d’un nouveau souffle d’air frais qui venait soulever un peu son haut, ébouriffer ses cheveux, un moment de paradis dans une journée d’enfer.
“Je t’ai déjà dit que j’ai été marié ? J’étais trop jeune, elle a profité de ma crédulité, de mon argent et elle me faisait des caprices quand je ne pouvais pas faire ce qu’elle voulait. Quand je l’ai quitté, elle m’a poignardé avec un ciseau de cuisine. Je ne veux pas que Charlie se laisse entraîner dans une relation comme celle là.”
Il perdit son regard dans le vide un instant avant de reprendre ses esprits. Yvan était peut-être sa porte de sortie. En se redressant, il entendit son fauteuil grincer.
“Tu pourrais lui parler pour moi ? Elle t’adore.Je te paierai à dîner.”
Et c’était bien vrai. Elle parlait toujours du père d’Isobel en toutes formes d’éloge. Il était gentil avec elle. En décroisant les jambes, il sourit doucement.
“Bon, on reprend ? Ce bureau va vite devenir impraticable.”
Taesch avait envie de dire à Yvan qu’il pouvaient aller chez lui mais il aurait envie de l’attirer dans sa chambre et c’était mauvais. Il s’était promis de ne plus essayer. C’était sa bonne résolution de la rentrée.
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MessageSujet: Re: 26 aout : sur le rivage  Dim 29 Juil - 14:29



26 août : sur le rivage
La pré-rentrée d'Yvan von Dast

Oui, Yvan était un homme fier et comblé. Fier de son travail, fier de son parcours, de ses amis, de sa famille (globalement) et surtout fier de sa fille. Isobel était tout ce qu’un père pouvait rêver. Forte, indépendante, avec de la répartie bien dosée, juste ce qu’il fallait de respect pour les adultes et la pointe de sel d’insolence qui lui permettait d’avancer. Yvan gardait néanmoins toujours un œil sur elle, d’une manière ou d’une autre. Il savait, par exemple, où elle était partie cet été. Il avait fait des recherches, pour s’assurer qu’aucune mauvaise influence ne pouvait l’atteindre.
Aussi, quand Taesch lui annonça de but en blanc qu’elle pratiquait déjà le sexe, qu’elle avait même une grande expérience en la matière et qu’elle donnait dans le BDSM à un niveau élevé, il fut d’abord trop choqué pour répondre quoi que ce soit. Les yeux écarquillés, Yvan sentait la colère et la confusion l’envahir tout entier. Comment osait-il ? Non, non, Isobel n’était pas comme ça ! Il s’apprêtait à le signifier très clairement (et méchamment) à Taesch, quand ce dernier avança qu’il le respectait pour son éducation. Tombant une deuxième fois des nues, le CPE cligna plusieurs fois des yeux, complètement paumé. Il décida alors qu’il verrait cela plus tard, une fois ses tâches de la journée terminée. Et puis, quand il serait enfin seul, il passerait un petit coup de fil à Isobel. S’il s’avérait que Taesch avait raison, il s’arrangerait pour que sa fille rentre illico presto !

La colère et la confusion refluèrent un peu et il avala cul sec ce qui restait de son whisky. Il en avait bien besoin s’il ne voulait pas éclater au visage du directeur. Ce dernier avait un air de contentement sur son visage alors que le ventilateur venait de souffler son air bienfaisant dans sa direction. Cette fois, Yvan ne s’extasia pas sur ce physique de publicité. Il se demandait si Taesch lui avait vraiment dit la vérité ou bien s’il se moquait de lui. C’était possible, ce n’était pas exactement un homme honnête après tout.

Emmuré dans son silence chargé de contenir ses violentes émotions, Yvan écouta l’histoire de Taesch. Pourquoi donc se confiait-il à lui comme ça ? Tous deux étaient loin d’être intimes ! Normalement, leur relation se limitait au boulot. Boulot, boulot, boulot. Pas de tentation, pas de rendez-vous, pas d’amitié. Oh, il n’aurait pas dû lui proposer de donner des cours de self defense à Charlie ! Maintenant, ce foutu directeur se croyait tout permis, comme si Yvan venait d’ouvrir en grand une porte donnant sur son cul. Mais au premier signe de tentative de rapprochement, il couperait court et net. Impitoyablement.
Mais cette histoire... C’était tellement triste, tellement touchant ! Yvan avait pitié de Taesch. Encore un petit morceau du mur de la perfection qui venait se briser sur le sol de l’abus. Est-ce qu’Yvan aurait pu se laisser avoir comme lui ? Il était tenté de penser que ce ne serait jamais le cas. Sauf qu’il n’avait jamais été amoureux, pas vraiment. Alors, comment en être certain ?

« Lui parler ? Ouais, ouais, bien sûr ! Par contre, pas de dîner. Remercie-moi plutôt en acceptant ce groupe de rock. Charlie est dedans non ? Ce sera un bon moyen pour elle de s’affirmer et de devenir plus forte.»

Haha ! Il avait conscience de faire preuve de manipulation, un système qu’il haïssait. Et pourtant, comment agir autrement avec Taesch Condé ? Lui qui n’était que malice, constamment. Si juste une fois, il pouvait avoir le dessus... Enfin, gagner l’un de leurs désaccords. Ce serait bien.

« Oui, reprenons.»

Une heure et demi plus tard, Yvan se laissa tomber contre le dossier de sa chaise avec un gros soupir. Bon sang, par ce temps c’était une vraie corvée de s’occuper de tout ça. Il n’avait pas cessé d’être distrait, soit par la chaleur qui lui brûlait la nuque, soit par les gouttes de sueur qui roulaient sur la peau de Taesch. Maintenant qu’il avait entendu parler de ce coup de ciseaux, il se demandait si le directeur en portait toujours une trace. Et où ? Vu ce qu’il portait aujourd’hui, ça devait être dans un endroit bien caché. Intime. Douloureux. Donc il ne la verrait jamais et ne saurait jamais. Parce qu’il était bien sûr hors de question qu’il lui demande.

« Alors ? Pour le groupe de Lucius ? On les autorise ou... ?»

Il se tût, arrêté par l’image trop parfaitement sexy du directeur. Le rayon de soleil, le souffle d’air, sa posture, la brillance de sa peau salée... L’excitation le prit par surprise et il sentit des fourmis courir partout dans ses entrailles.
Avec un petit raclement de gorge, il se reprit.

« Ou non ?»


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MessageSujet: Re: 26 aout : sur le rivage  Jeu 2 Aoû - 15:06



Sur le rivage 26 Août : quelques jours avant la rentrée
we had a promise made  
Rosie était quelqu’un de bien, forcément, pour tout le monde. Seul Taesch connaissait cette peur au ventre quand il arrivait au coin d’un couloir, d’une rue, quand il frappait à la porte de son bureau de deux coups secs. C’était stupide. Taesch était désormais un homme accompli, avec des enfants, un établissement qui avait besoin de lui pour tourner, des employés dévoués ... Mais à l’intérieur, il restait un gosse apeuré. Il était celui qui avait autrefois été humilié, bafoué.
Les remarques de son frère trouvaient toujours une hilarité générale chez les Condé lors des réunions de famille, contrairement à son humour, moins cruel et acide. La révélation lui était venue, finalement, un jour. Il avait beau être un Condé, il n’avait pas à avoir honte de ne pas être un fils de pute près à tout pour réussir. Il pouvait vivre sa vie ... honnêtement.
Sauf que, bien sûr, Rozen avait été un amour de se proposer comme trésorier. Et comme Taesch n’en avait pas sous la main, il avait accepté. Erreur. Il se voyait désormais très mal renvoyer son frère qui avait quitté son travail pour venir travailler pour lui. Et quand Taesch avait trouvé quelqu’un qui lui plaisait, Rozen n’avait pas hésité à lui rappeler la mascarade avec Nèfle, sa blessure et son enfant kidnappé. Il avait pourtant bien cru avoir cicatrisé mais Rozen était un maître dans l’art de rouvrir les plaies.
Il avait ensuite appris que ce mec, qu’il aimait vraiment bien, le détestait pour une raison qui lui était inconnue et, pire, qu’il adorait l’humour incisif et les méthodes très ‘traditionnelles’ de son frère. Cette romance était cuite comme une crème brûlée.
Yvan n’avait aucun respect pour lui et ignorait ses avances quand il ne les démontait pas tout simplement mais Taesch s’était épris de lui et rien n’y faisait. Il le respectait tant ! Père célibataire, il avait élevé sa fille avec une force et une discipline dont Taesch ne disposait pas.
Yvan remis ce groupe de rock sur le tapis et Taesch fronça les sourcils. Il ne fallait pas être expert en sciences naturelles pour bien comprendre qu’Yvan faisait ça pour ses neveux mais le voir aussi déloyal frisait le rêve étrange. Il était désormais quinze heures trente et Taesch doutait de pouvoir encore lui résister bien longtemps dans cette chaleur étouffante. L’alcool lui était vite monté à la tête et il se sentait soudain réellement mou et malléable.
Il passa une main dans ses cheveux et soupira doucement, les rabattant en arrière. Il goûta un moment la caresse fraîche du ventilateur avant de rouvrir les yeux, embués par ses allergies.
“Très bien, je donne mon aval. Mais ne crie pas trop vite victoire, ils vont se lasser et puis, Charlie va très vite comprendre que la présence de tes sauvages de neveux n’est pas pour elle.”
Taesch en était venu à regretter amèrement le mois de Décembre quand son téléphone vibra une nouvelle fois. Charlie l’appelait à l’aide, cette pauvre petite choute. Il pensa à envoyer Elijah la secourir mais il ne saurait pas quoi prendre et finirait prostré dans un coin de la pharmacie. Taesch savait bien quel médicament demander et n’écouterait pas sa fille qui lui demanderait de lui donner quatorze boîtes d’antivomitifs par jour. Il n’était pas si faible.
“Une urgence, Charlie est vraiment malade, je dois aller lui chercher de quoi se soigner et lui apporter.”
Il se leva assez rapidement et attrapa sa veste, y cherchant ses clefs de voiture. Il fouilla une poche, deux poches et, dans la troisième, il trouva un petit mot d’Aleister. ‘J’avais besoin de la voiture, je serai rapide, désolé. A’
“Aleister ...”
Désespéré, il se tourna vers Yvan et lui montra le mot avant de lui jeter un de ces regards pleins d’espoirs qu’il réservait pour les moments désespérés.
“Tu pourrais m’emmener à Saint Floret?”

La pharmacie était ventilée et c’était une bénédiction des cieux, tant qu’il hésita à se signer devant les grandes piles de crème solaire. Il tira un numéro et remarqua qu’il y avait cinq personnes devant eux, tous des vieux qui parlaient avec un accent déplorable. Il passa une main dans ses cheveux, en ayant bien conscience d’y étaler de la sueur et prit son mal en patience en soupirant un coup. Devant lui, une femme se retourna et le regarda de bas en haut avant de renifler avec mépris.
“Ces parisiens !”
Non mais cette insulte.
"Vieille peau."
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MessageSujet: Re: 26 aout : sur le rivage  

26 aout : sur le rivage

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