La révolte gronde à Nox, le changement arrive et ça ne plait pas à tout le monde ! Choisissez votre camp et faites le vite, des têtes vont commencer à tomber.
 

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Les rituels

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MessageSujet: Les rituels  Dim 16 Sep - 21:43

Les rituels

Feat : Lucius von Dast, Miloslaw Kotka, Konstantin Becjm
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Ils chevauchaient vite en direction de Cardinal et Aleister était torturé. Il n’avait pas vraiment hâte de retrouver Taesch et sa condition d’esclave. D’un autre côté, il éprouvait une certaine affection pour Taesch, sans même parler de Lucius, qu’il ne voulait pas décevoir en reniant son beau plan. Enfin, tout ça ne lui embarrassa pas longtemps la tête. Ils n’avaient fait que quelques kilomètres et l’aube pointait tout juste son nez quand Lucius décida de virer de bord. Il fit se cabrer son cheval, dont la façon de hennir laissa penser qu’il n’avait pas franchement apprécié de se faire enfoncer le mors dans les gencives.

« Lux ! LUX !»

Personne ne pouvait accuser Aleister d’avoir manqué de volonté. Il avait tenté le coup. En appui d’une main sur la croupe de son canasson, le démon regarda la silhouette de son amour s’éloigner dans un nuage de poussière, de terre et d’herbe violemment arrachée.

« Bien. On continue jusqu’à Cardinal ?»

Il voulut se tourner avec un regard interrogatif vers Vassil, mais avec un «HYA !» énergique, celui-ci partait déjà à la poursuite du prince.

« Oh, très bien. Puisqu’il le faut. Gloire à l’amour !»

Avec gentillesse, il fit pivoter son cheval, puis suivit le tracé laissé par ses deux compagnons. Il savait pourquoi Lucius avait rebroussé chemin. Parce que lui aussi l’avait entendu, cet harmonieux son de cloche.


Il rattrapa Vassil avant que ce dernier ne fonce tête baissée dans le périmètre fermier. Une fois à bas de son cheval, il invita son compagnon, qui le regardait avec colère, faire de même.

« Ce n’est pas la peine de le suivre. Il va probablement forcer les choses auprès du sacrifice.
- Ou le tuer ! Ce n’est pas que ça me dérangerait vraiment, mais Konstantin serait malheureux.
- Si tu veux. Le truc c’est que j’ai grandi avec Lilith. Je connais les femmes dans son genre. Quand elles prévoient un plan, il faut s’y tenir. Et si tu crois que je ne sais pas quel rôle tu as joué là-dedans, tu te goures. Je vois tout, Vaseline.
- Quoi ? ... Mon nom c’est Vassil.
- La fée ne va pas risquer de tout gâcher. Allons dans la forêt, ça pourrait nous donner l’avantage.
- Pour sauver Miloslaw Kotka ? Franchement, je ne vois pas l’intérêt.
- Mais non, imbécile ! Qu’est-ce que tu crois qu’elle va faire de Lucius une fois qu’elle aura obtenu ce qu’elle voulait ? Le libérer, bien gentiment ?
- Okay, je vois. Allons-y.»

Dans la forêt, ils passèrent près d’un couple en chaleur. Aleister serait bien resté regarder, parce que c’était vraiment très chaud, mais ils avaient autre chose à faire. Et Vassil n’était pas vraiment un bon guide, même s’il avait vécu toute sa vie à côté de cette putain de forêt.
Tous deux se postèrent au sommet de la cascade, à l’abri d’un empilement de rochers bien lisses. De là, ils verraient tout ce qui se passerait pendant l’entrevue.

« Oh, regarde. La pierre sacrificielle est déjà en place.»

Un gros paquet de pop-corn apparut devant eux. Ils avaient encore du temps avant le début du spectacle. Alors, Aleister reluqua un petit moment Vassil. Quand celui-ci commença à montrer des signes de gêne, il lui dit :

« Ton petit gilet, là. Tu t’en sers ?»

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MessageSujet: Re: Les rituels  Dim 16 Sep - 22:55






Les rituels
feat. Aleister, Lucius, Konstantin
Le soleil s’était couché et Milo aurait dû avoir peur. Pourtant, jamais il ne s’était senti aussi paisible. Tandis qu’ils marchaient en direction de la ferme, main dans la main, il ne pouvait s’empêcher de donner des petits coups d’œil vers le visage de Konstantin, le sien couvert d’un immense sourire. Ce qu’ils avaient fait, aujourd’hui, avait provoqué en lui des sensations inédites, longues et de nombreuses fois. Tout avait été tellement parfait, plein d’amour et de désir. Il se sentait accompli. Et il ne voulait plus jamais être séparé de son fiancé.
Les souvenirs de leur journée d’amour affluèrent petit à petit, l’emplissant d’une douce et coupable chaleur. Ils s’étaient étreint, la terre comme matelas, les feuilles en guise de drap. Leur peau était zébrée de noir, leurs vêtements décorés de verdure. Les preuves du bonheur.
Il allait glisser quelque chose à Konstantin, le féliciter sur sa façon de combler ses désirs, quand la vue de Lucius, tranquillement installé sur une barrière, fit mourir les mots dans sa gorge. Il avait les yeux noirs. Pas de colère, non. Entièrement noirs, sans blanc. Miloslaw frémit, même si Lucius parlait d’une voix égale à celle qu’il avait d’habitude. Morgane, elle le contrôlait. Sans doute. Il serra plus fort la main de son fiancé.

Il était inutile de résister. Aussi, la mort dans l’âme, Miloslaw emprunta le chemin de son destin. La mort. Ils firent vite et arrivèrent avant minuit. Morgane n’était pas là, mais elle avait déjà tout préparé, semblait-il. A quelques pas du bassin dans lequel se jetait la cascade avant de suivre un cours d’eau souterrain, il y avait une pierre plate, elle-même juchée sur deux autres pierres, verticales. Milo refusa de s’en approcher, mais il était persuadé qu’il ne lui serait pas difficile de s’y allonger pour qu’on lui plonge une dague sacrificielle en plein cœur. Et ça, c’était la version douce de ses prévisions.
Grimaçant, il étudia le reste du paysage. Morgane avait réuni du matériel. Des outils. Des flacons. De la vaisselle vide. Et un panier de fleurs séchées. Il eut soudain la nausée, certainement amplifiée par son manque de sommeil.
Quel était le plan déjà ? Convaincre Morgane ? Se battre ? Tout lui paraissait soudain tellement ridicule. Leur plan A était foutu, leur plan de secours ne rimait à rien. Ils étaient complètement fichus. Lui au moins. A minuit, son sang éclabousserait les pierres. Pris d’une pulsion désespérée, Miloslaw saisit le visage de Konstantin entre ses mains. Il avait les larmes aux yeux.

« Ne te bats pas. Laisse-moi mourir. Je ne veux pas qu’elle te tue aussi.»

Un bruit de feuilles froissées raidit les muscles de son dos. La bouche sèche, il se retourna. Elle était là, majestueuse et magnifique. Un ange de la mort en personne. Son regard hautain et satisfait glissa sur eux comme s’ils n’étaient qu’une rangée de pierres. Puis, il se posa sur l’autel et elle sourit. Tout son langage corporel criait victoire. Miloslaw se vomit dans la bouche. Il cracha par terre. Il n’aurait même pas le luxe de mourir avec dignité.

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MessageSujet: Re: Les rituels  Mer 19 Sep - 18:03

Rituels
LUCIUS

Enfer et damnation ! Le bruit dans sa tête ne semblait pas vouloir cesser tant qu’il ne serait pas complètement proche de sa cible. Alors que les sabots de son chevaux frappaient avec violence la terre et l’herbe, il ne pouvait désormais plus penser qu’à une seule chose : Miloslaw Kotka mourrait avant que le soleil ne se lève de nouveau. Son frère ne verrait jamais cette nouvelle journée qui poindrait sur la baronnie qui portait son nom. C’était triste mais inéluctable.
Quand l’opération aurait trouvé une conclusion, Morgane et sa sœur seraient enfin réunies et Milo serait enfin mort. Quant à lui ... il deviendrait un élément de substitution parfaitement décent. Morgane disait qu’elle avait beaucoup de choses à lui enseigner. Elle avait cette insupportable façon de parler dans sa tête mais elle avait raison. Et puis, elle avait la voix d’une mère. Il n’avait jamais eu de mère, tendre et bonne avec lui. Plus elle parlait et plus il réalisait combien deux pères ne pourraient jamais compenser le sein aimant et maternelle de Morgane.
La voix d’Aleister résonnait, elle aussi, dans sa tête mais elle paraissait bien insignifiante, maintenant. De toute façon, au moment où il voulut se retourner pour apercevoir le démon, son corps ne lui obéit pas, restant fixé sur le fait de rejoindre la forêt avant l’heure du sacrifice.
Son esprit, une fois reconcentré sur Miloslaw, se mit à bouillir. Ce n’était qu’un petit opportuniste. Alors même qu’il n’était pas un prince comme lui, il était toujours concentré sur lui même et ses petits malheurs. Moi, moi, moi. Détestable.
Le succès de l’opération serait grand mais que resterait-il de lui une fois que Milo serait mort ? Non, il ne devait pas, n’avait pas le droit de penser à ce qu’il adviendrait de lui dans le futur. Morgane avait de grands projets, de beaux projets pour lui qui le ferait un jour figurer dans les plus grands tableaux de la littérature historique. Elle avait pour but de faire de lui ce mage qui d’un mot renverserai la réalité et la ferait sienne. Et quand le temps serait venu, il aurait même le droit d’être libre.
Malgré l’empressement du jeune homme qu’il était, il comprenait qu’elle ne voulait que le meilleur pour lui, aussi devait-il se laisser faire. Il n’était pas assez stupide pour aller contre la volonté toute puissante de cette femme qui serait bientôt sa mère. Ce pouvoir, il pourrait le dompter à force de volonté et d’entraînement mais certainement pas sans elle.
Lorsqu’il arriva dans la forêt, elle l’accueillit à bras grands ouverts et le serra contre lui avec toute la tendresse d’une mère.
“Mon petit ... Nous allons accomplir de grandes choses ensemble.”

KONSTANTIN

La redécouverte de la forêt fut brutale et malsaine. Lucius avait le regard aussi vide que si on lui avait volé son âme et, en pleine nuit, sous l’influence de sa mère, la végétation semblait vouloir les engloutir. La neige commençait à tomber mais c’était bien le dernier des problèmes de Konstantin. Il avait vu ce que sa mère pouvait faire, aujourd’hui, et il était hors de question qu’il ne la laisse aller plus loin. Il ne laisserait pas son honneur être ainsi plus longtemps oublié.
Il aimait Miloslaw et la remarque en était doublement plus juste désormais qu’il avait pu éprouver les sentiments de son fiancé à son égard et aucune fée, aucune sorcière ne l’empêcherait de vivre une vie parfaite et paisible avec son amour, désormais qu’ils étaient enfin réunis.
Ses yeux, alors qu’ils arrivaient sur le lieu du sacrifice, cherchaient quelque sens à cette mort organisée. Sa mère avait toujours estimé que la nature primait sur tout le reste mais elle n’avait jamais été quelqu’un de cruel !
Par Mondory, cet intérêt porté à Miloslaw était proprement stupide. Comment pouvait-elle penser qu’en le tuant, cela ramènerait sa sœur ? Ils n’avaient besoin que d’une goutte de sang de Morgane pour ramener Meluzina et ensuite ... ensuite la tendre mère de Miloslaw, toujours bonne et sage, saurait certainement ramener sa sœur à la maison. Cela aurait fait sens, au moins.
Il fronça les sourcils quand Lucius s’arrêta près de la pierre sacrificielle. Toute cette mise en scène était d’un ridicule consumé. Il ne savait pas comment les sacrifices se faisaient, du temps où les métamorphes vénéraient encore les dieux cruels - le seul document qui datait de cette période était un contrat de mariage et l’encre était partiellement effacée - mais il savait que tout ce grandiose n’était sans doute que pour faire peur à Miloslaw. Et visiblement cela marchait.
Alors, quand Miloslaw se tourna vers lui, il tenta de se rappeler qu’ils faisaient cela pour Wies. Et Meluzina. Il ne se rappelait pas grand chose de sa tante, à part une odeur persistante de verveine et une toison d’or bouclé. Elle n’aurait sans doute pas aimé toute cette mise en scène et aurait préféré un roman comique à cette tragédie. Meluzina était une femme bonne et il se demandait comment sa mère avait pu devenir aussi mauvaise sans qu’il ne s’en rende compte.
Un mouvement à sa gauche le tira de ses pensées et il jeta un regard perçant à travers les fourrés. Il aurait reconnu cette odeur à cent mètres à la ronde.
“Je ne te laisserai pas mourir, pas ce soir. Jamais. Si seulement nous avions cette fichue potion, restée sur le comptoir de la cuisine, près des bocaux de riz.”
Pourvu que le poisson morde à l’hameçon. Quand sa mère s’avança, un air terrifiant sur le visage, il s’approcha aussi. Il allait la retenir le plus longtemps possible, espérant que les choses se résolvent grâce à l’intrus dans les fourrés.

LUCIUS

Qu’était donc cette sensation qu’il ressentait courir dans son sang, jusque dans ses veines les plus étroites ? le succès proche de la création ? Ou bien ... la culpabilité ? Miloslaw semblait si triste, apeuré, et quand il rendit ses tripes sur le sol moussu, Lucius s’approcha, touché au cœur. Il lui tendit un mouchoir brodé.
“Je suis désolé que tu doives mourir.”
Morgane se tourna vers lui. Son visage ne reflétait que l’outrance et le dégoût. Quand elle lui dit de venir près de lui, il eut envie de résister mais ne s’en sentit pas la force.
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MessageSujet: Re: Les rituels  Jeu 20 Sep - 14:32






Les rituels
feat. Aleister, Lucius, Konstantin

A
Aleister était furieux. Cette sale fée noire se croyait plus maline qu’un démon. Et bien elle avait tort. La fourberie n’égalait pas la vraie ruse, la vraie soif de pouvoir et le don de manipulation. Il serra le poing quand elle embrassa Lucius, écrasant un grain de maïs soufflé dans sa poigne. La chaleur de la jalousie conquit son visage, son cœur, son ventre. Il serra les dents pour ne pas hurler, croisa ses chevilles pour s’empêcher de sauter la distance qui le séparait de SON mortel. A côté de lui, Vassil ne semblait pas autant en colère que lui. Il avait plutôt l’air... Troublé. Que lui avait donc promis Morgane ? Le retour de sa mère ? A une époque, Aleister aurait donné tout et son double pour avoir de nouveau une mère. Il s’en souvenait à peine, un visage flou, à peine une silhouette lui revenaient en mémoire quand il essayait de forcer cette dernière. Et puis, les images étaient impures, mêlées avec celles de Lilith. Ce dont il était sûr, c’était que sa vie n’était pas aussi moche quand elle était encore en vie. Peut-être que son père était meilleur alors, ou bien elle le protégeait de lui. Il lui était impossible de revivre ce trop court moment de son passé et parfois, cela le rendait fou.
Il ne laisserait pas une autre personne avide de pouvoir et remplie d’égoïsme lui arracher quelqu’un d’aussi précieux. Que Lucius meurt ou devienne son esclave, cela ne ferait aucune différence. Il devait le tirer des griffes de cette sorcière, et pour ça, il ne voyait qu’une solution : abattre Morgane.

Les mots de Konstantin, si peu subtils, ne tombèrent pas dans l’oreille d’un sourd. Comme monté sur ressorts,Vassil fit aussitôt un mouvement pour obéir à son cher métamorphe. Aleister le retint de justesse avant qu’il ne les fasse repérer. De la tête, il fit «non», puis se désigna du doigt. Hors de question de laisser le farfadet tout gâcher. Il se fit invisible et descendit le promontoire sans faire de bruit. Il s’estimait grand prince de lui avoir laissé les pop-corns.  

M
Bien sûr, Konstantin ne pouvait pas capituler. Et Milo avait atteint la limite de ses forces. Son coeur désirait tellement être sauvé. Peut-être même qu’il aurait été soulagé qu’elle choisisse de sacrifier quelqu’un d’autre à sa place. Quelque chose qu’il n’avouerait jamais, quelle que soit la suite des événements.
En réponse à la curieuse réplique de son fiancé, il hocha la tête, les lèvres serrées et les joues humides. Tant pis. Il aurait tenté le coup. Il devait maintenant s’attendre à assister à un massacre, une horreur, juste avant de rendre l’âme lui-même.

Lucius lui offrit son mouchoir. Son beau mouchoir brodé. L’espoir gonfla son cœur, juste un instant. Et puis, la réplique du prince plongea dans sa poitrine, saisit cet espoir et le lui arracha froidement avant de le réduire en poudre, qui disparut dans une brise. Alors, le ton glacial, il lui rétorqua :

« Non merci, prince Lucius. Je ne peux me permettre de salir votre précieux mouchoir. Il vaut bien plus que mon propre sang

En cet instant, la peur le faisait détester celui qu’il avait longtemps pris pour son frère. Dire qu’il mourrait avant même de savoir qui étaient ses vrais parents. L’Empereur Elijah, le Prince Luscka... Il avait été si près de les considérer comme des pères. Comment réagiraient-ils quand ils verraient ce qu’était devenu leur fils aîné ? Un esclave, un fidèle de la fée Morgane. Lui, le si tout-puissant prince Lucius... Quelle tragédie ! ... Ils finiraient sûrement à l’arracher à ce cruel destin qui tentait de l’arracher aux siens. Mais certainement pas à temps pour Miloslaw.
Il leva ses yeux brouillés de larmes vers la lune. Il espérait que ce serait la dernière chose qu’il verrait,car elle était belle. Ronde, brillante. Rassurante.

Sans qu’on ne lui ai rien demandé, il alla s’allonger sur la pierre sacrificielle. A quoi bon lutter, de toute façon ? Peut-être que s’il se donnait à Morgane, Konstantin ne réagirait pas. Il n’osa pas le regarder une dernière fois, se concentrant sur la lune.
Morgane se rapprocha de lui, il la voyait du coin de l’œil s’affairer. Jeter des poudres sur son corps, le parfumer d’onguent à des points précis. Elle le préparait comme s’il devait se rendre à un bal. Ou comme s’il allait finir en rôti. Quelle ironie pour un Kotka !

« Lucius, tu veux porter le premier coup ? Juste là. Ca risque d’éclabousser un peu.»

Miloslaw serra les poings, se mettant à trembler. Il ne voulait pas. Maintenant qu’il était sur le point de vraiment mourir, une vague de rébellion désespérée se propagea dans ses membres. Il détacha son regard de la lune, le pose sur Lucius et lui balança son poing toujours crispé dans la figure.

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MessageSujet: Re: Les rituels  Sam 22 Sep - 14:10

RituelsFenrir & Milo & Lucius & Aleister"Fenrir s'apprête à vivre une nuit de pleine lune complètement folle. Saura-t-il affronter sa mère et sauver son fiancé ? Qui survivra jusqu'au matin ? "

Journal de Kon #3 - Le sacrifice

Mood sonore : scars to your beautiful - alessia cara   

KONSTANTIN

Konstantin regarda sa mère, alors qu’elle s’approchait de Miloslaw et tendit ses muscles pour lui barrer le passage mais il constata avec amertume que c’était impossible. Ses bras et ses jambes étaient complètement immobilisés, probablement par un sort. Sa mère était une fée puissante, de ce qu’il avait compris, mais bien avant cela déjà, il savait qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait de lui. Elle avait un véritable pouvoir, puissant, lié à la nature. Et ici, elle était sur son territoire.
Lorsqu’elle se mit à incanter, ses muscles se tendirent de plus belle mais il était toujours cloué au sol. Elle mettait un soin incroyable à prononcer cette langue qu’il ne comprenait pas et Lucius répétait chaque phrase après elle, comme un son de cloche insupportable.
“Yaxi hach ke hani.
- Mama, je t’en supplie, ne fais pas ça !”

Miloslaw semblait avoir abandonné et sa mère ne lui accordait plus qu’une importance secondaire. Si seulement Vassil pouvait se dépêcher, ramener la potion. Ils ramèneraient alors Meluzina, saine et sauve. Et sa mère arrêterait peut-être d’agir comme une folle. Peut-être même qu’elle redeviendrait cette femme aimante qui prenait des bains avec lui, sur la plage. Elle portait toujours la même tenue quand ils s’y rendaient, et sa robe bleue possédait tous les reflets de l’eau. Il se demandait désormais si ce n’était pas, en effet, de l’eau.
Que diable ! Désormais il se savait seul et unique maître de sa destinée ! Il devait sauver son fiancé avant que Vassil ne revienne, d’une façon ou d’une autre mais ce maudit sort n’aidait en rien.
“Cette magie ne te mèneras à rien, Mama ! Si tu en avais usé pour soigné ta sœur, au lieu de tuer son fils, on n’en serait pas là maintenant !”
Sa mère resta sourde à toute forme de dialogue et il se retrouva au même endroit, seulement ses liens étaient plus serrés. Est-ce que s’il l’énervait assez, elle finirait pas laisser tomber son sort ? Est-ce que les fées pouvaient marcher sur la colère ?
“Mama ! Rien de tout cela ne ramènera Meluzina !”
Sa mère finit par se rapprocher de lui, alors qu’elle ordonnait à son nouvel esclave de commencer à trancher dans le vif. Elle était plus petite que lui mais la puissance qui se dégageait de son aura la rendait bien plus puissante.
“Son nom est Mélusine et, tu verras, quand tout sera fini, tu pourras être heureux avec Vassil et ma soeur sera de nouveau parmi nous. Maintenant, puis-je ?”
Lorsqu’il tenta de répliquer, il se rendit compte qu’un sort l’avait rendu muet. Désespéré, il jeta un coup d’œil vers le haut. Pourvu qu’il fasse vite.

LUCIUS

Les incantations lui venaient naturellement et elles lui semblaient si claires que de l’eau de roche. Il allait la voir, bientôt, cette fin tant attendue. Il espérait, en réalité, que tout serait sans douleur. Son cœur se sentait lourd à penser au destin de Miloslaw mais c’était nécessaire, tout cela.
Une voix à l’intérieur de lui ne semblait pas tout à fait d’accord, cependant. ‘Tu connais le chemin, tu l’as déjà parcouru.’ De quel chemin parlait donc cette voix intérieure ?

KONSTANTIN
“Etsi handegiri hisao redzag, etsi ...”
La litanie était insupportable et, alors que Lucius levait le couteau sacrificielle, Konstantin fit un dernier effort pour se détacher du sort. Ses bras commencèrent à le brûler, alors qu’une poudre rouge les recouvrait, et il s’écroula dans les feuilles. Il ne s’était jamais senti si misérable et si atteint et quand la bile envahit sa bouche, il ne put que se pencher en avant pour vomir le peu d’alcool qu’il avait consommé la veille.
Ses genoux tremblaient quand il réussit à se relever. Il se sentait comme un bébé faon mais il devait agir avant que sa mère ne le voit.
Alors qu’il entamait sa transformation, il remarqua avec un soulagement non dissimulé que Miloslaw avait décidé de se battre pour vivre. Ainsi, ils agiraient ensemble, en attendant que leur sauveur ne revienne avec la potion qui leur ramènerai Meluzina. Le jeune homme gronda et bientôt, il ne fut plus homme mais loup. Il n’était pas très sûr sur ses pattes mais il se sentait capable de sauter, ainsi, c’est ce qu’il fit. Il se jeta sur sa mère avec toute la force de son corps affaibli par la magie.
Ils disparurent aussitôt dans les buissons, roulant sur la terre et, lorsqu’ils s’immobilisèrent, il se retrouva au dessus de sa mère, tous crocs dehors. Si sa mère refusait d’entendre raison, fort bien, il emploierait la force.

LUCIUS

“Miloslaw, ne te débats pas. Je ne veux pas te faire mal.”
Et c’était vrai. Si son ami n’avait pas hésité à lui donner un coup de poing, Lucius souhaitait faire en sorte que ce sacrifice fasse le moindre de douleur possible. Il tendit la main et sourit doucement à Miloslaw, lui lançant un sort pour qu’il ne puisse plus bouger.
“Esma kokitur.”
Cette voix intérieure qui l’interrogeait toujours le torturait et ne cessait de demander ‘quel genre de frère es-tu ?’ mais il savait que tout cela était nécessaire. Morgane lui avait dit et il la croyait. Bientôt, il serait son fils et elle serait la mère qu’il n’avait jamais eu. C’était peu ou prou la vie dont il n’avait jamais osé rêvé, dont il avait toujours eu peur, tellement elle serait parfaite.
En reprenant l’athamé en main, il coupa sa propre main. Son sort était puissant, il le savait. Cela rendrait le sort bien plus rapide, non ? Ensuite, il enfonça le poignard dans la chair tendre de Miloslaw, juste entre deux côtes.
“Ce ne sera plus long, je te le promets.”
De sa main ensanglantée, il caressa la joue de Milo. Il espérait lui apporter un peu de réconfort dans ce moment difficile.


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MessageSujet: Re: Les rituels  Sam 22 Sep - 15:36






Les rituels
feat. Aleister, Lucius, Konstantin

M
Les oreilles de Miloslaw entendaient comme à travers du coton les suppliques de Konstantin, qui essayait de convaincre Morgane de renoncer. La fée semblait cependant imperméable à la Raison. S’il avait eu l’esprit clair, Milo se serait probablement demandé pourquoi son fiancé n’essayait pas de l’arracher à cette pierre plate.
La tête prise dans sa terreur, il lui fallut être tout au bord du précipice pour qu’un déclic se fasse. Et il se battit, contre Lucius.

Choqué par son geste, Milo ne poursuivit pas la bagarre qu’il avait débutée. Il venait de frapper le prince Lucius, le prince héritier de l’Empire, et il ne s’en sentait même pas désolé. Du coin de l’œil, il vit la forme lupine de Konstantin entraîner Morgane plus loin dans la forêt, traversant une barrière de buissons. La situation ne ressemblait en rien à ce qu’il avait imaginé. C’était plus violent, plus insoutenable. Et il n’avait certainement pas prévu de se retrouver face à Lucius, dont l’esprit était possédé par la fée. Maintenant, il ne se sentait plus la force de continuer sur cette voie.
Le prince, lui, ne cultivait pas de tels scrupules. Il utilisa un sort pour l’immobiliser et Miloslaw eut beau réunir toute sa volonté pour briser le charme, il n’y parvint pas. Et puis, le couteau. La lame était teintée du sang de Lucius. Quand elle plongea dans sa propre chair, Milo fut capable de ressentir la magie de Lucius. Elle était noire, écrasante, impitoyable. Le monde se flouta devant ses yeux et une pression énorme s’empara de sa tête. Il voulait fuir cet état d’impuissance. Et la main de Lucius, dégoûtante, révoltante. Ce sourire malsain. Cette fausse gentillesse, cette compassion corrompue. Alors, il se transforma.

L’ourse qu’il devenait instinctivement était lourde et il avait toujours du mal à s’adapter à ce nouveau corps.La blessure était toujours là, dans son flanc, et quand il bougea la patte arrière, la douleur s’élança à travers ses muscles, le faisant grogner. Au moins, il pouvait de nouveau bouger librement.
Après un dernier regard d’évaluation pour Lucius, il choisit de capituler. Konstantin se battait, il devait donc le soutenir, d’une façon ou d’une autre. Parce qu’ils allaient être mariés. Et qu’il devenait donc la personne prioritaire dans sa vie.
Conscient que Lucius n’allait pas tarder à trouver un autre sort pour l’immobiliser, il agit avant que le prince n’ait la tête bien froide et posa lourdement ses pattes sur ses épaules. Il exerça assez de pression pour le faire tomber et réussit à ne pas trop lui faire de mal dans le processus. Au pire, il lui avait un peu griffé les omoplates.
Que faire, maintenant ? Qu’est-ce qui pourrait bien faire revenir Lucius à lui ? Il avisa les bracelets. Un bijou qu’il n’arrivait pas à enlever. Parce qu’il était contrôlé par la magie de fée. Sauf que cette magie, s’il en croyait sa petite expérience et celle de Konstantin, ne fonctionnait pas sur les métamorphes.
Avant un grondement d’avertissement, Miloslaw saisit le poignet de Lucius entre ses dents. S’il s’y prenait bien, il pourrait exercer une pression suffisante pour briser ces entraves. Ou alors, il briserait le poignet du prince, ce qui serait une conséquence acceptable. Alors, il serra les mâchoires, priant pour que son plan fonctionne.


A
Où était cette foutue potion, déjà ? Cela faisait bien deux minutes qu’Aleister fouillait la cuisine. A côté des bocaux de riz, avait dit Sans-cervelle. Il finit par tous les renverser sur le sol, répandant les grains blancs sur le carrelage rouge paprika.

« C’est ça que tu cherches, Al’ ?»

Lentement, le démon se retourna. Vassil avait entre ses doigts une minuscule fiole remplie d’un liquide clair. Il voyait le truc venir, mais tenta tout de même le coup.

« Parfait. Allons-y.»

Il préférait ne pas s’attarder sur la façon dont Vassil était arrivé ici avant lui.

« Je crois que je vais plutôt la jeter. Elle ne servira à rien, Milo doit déjà être mort de toute façon.
- Si c’est le cas, Lucius sera triste une fois qu’il sera revenu dans son état normal.
- Morgane le rendra heureux, ne t’en fais pas.
- J’en ai marre de toi.»

Trêve de bavardage. Aleister lui envoya une énorme dose de désir, d’envie. Il avait rarement réussi quelque chose d’aussi efficace en la matière depuis qu’il était à Nox. Dans sa tête, Aloïs l’encourageait bruyamment. Vassil, complètement pris au dépourvu, tomba à genoux, les muscles tremblants. Aleister se contenta de se baisser pour ramasser la fiole au creux de sa main. Submerger par des sentiments oppressants, le farfadet regardait tout autour de lui. Il voulait, oui, mais quoi ? Trop de choses. Il ne savait plus ce qui le satisferait. A manger, des vêtements, des bijoux, de l’or ? Ou simplement respirer plus que les autres ? Vivre plus que les autres ? Il voulait tout et son contraire et finit par hurler de frustration alors qu’Aleister quittait la ferme au pas de course.

Quand il arriva près du lieu de sacrifice, il y trouva un véritable bazar. Lucius était désormais en compagnie d’un gros ours et les autres... Quelque chose lui rentra dedans, quelque chose de puissant en dépit d’un poids plume. Un loup. Plus loin, folle de colère, il reconnut Morgane. Elle n’avait plus autant la classe quand on la titillait un peu.
Le loup l’avait déjà un peu perturbé, mais la vague de magie violente qu’il se prit ensuite le déstabilisa complètement. Il perdit l’équilibre et tomba au sol. Manque de chance, son coude heurta durement une grosse pierre et il laissa s’échapper la fiole de potion. Le petit objet monta dans le ciel, brillant sous un rayon de lune. Il allait tomber au sol. La question était : allait-il se briser et réduire tous leurs efforts à néant ?

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MessageSujet: Re: Les rituels  Lun 24 Sep - 18:10

Rituels
LUCIUS

La cacophonie ne cessait jamais, pas vraiment. La magie était une véritable musique en elle même, qui se nourrissait des mots qu’on lui susurrait à l’oreille. Parfois, elle était belle et gracieuse, c’était généralement le cas d’ailleurs. Mais, depuis qu’il avait ce bracelet, elle était plus bruyante, plus sauvage. Comme une valse discordante qui l’aurait emporté dans sa mélodie étrange. Il n’aimait pas franchement cela mais il n’y pouvait rien : c’était pour le bien commun.
Au château, on lui répétait toute la journée combien il devait maîtriser sa magie, la cacher, la garder en lui. Ne pas faire peur à son peuple, surtout pas ! Morgane, elle, l’enjoignait à l’utiliser autant que possible. Elle le guidait dans les flux de la magie, plus naturels et moins contrôlés que les siens. Et elle ne voulait que son bien, elle l’avait affirmé à de nombreuses reprises. Si seulement Miloslaw voulait bien se laisser faire, tout serait déjà fini. Sa souffrance peinait beaucoup Lucius.
Dans quelques instants, il ne serait plus le voyageur perdu en une contrée inconnue mais bel et bien le fils d’une fée. Il serra l’athamé dans son poing, sans trop comprendre pourquoi. Il se sentait en colère, mais pas contre Miloslaw. Et tout semblait tellement étrange, quand cette voix chuchotait à son oreille. Quand elle lui disait que ce n’était pas le bon choix, que son frère avait besoin de lui.
“Miloslaw, quand apprendras-tu ? C’est ta mère que j’essaye de sauver ici.”
Mais les choses étaient différentes, maintenant. Miloslaw ne l’écoutait plus et ils n’étaient plus frères. Ils n’étaient plus que de simples ennemis qui se devaient de se battre l’un contre l’autre. Oh, si seulement il avait choisi de se rendre simplement. Si seulement ...
Si c’était là toute la force de Milo, Lucius espérait que Meluzina en hériterait quand elle reviendrait. Il ne l’avait pas connu mais il pouvait puiser dans les souvenirs de sa mère et elle était si belle, toujours, dans ses robes couleur de l’aube, entourée de tellement de fleurs qu’on aurait dit qu’elles poussaient sur elle. Il l’aimerait sûrement tant et tant qu’ils pourraient être comme mère et fils, eux aussi. Peut-être l’aimerait-elle comme elle aimait Vassil.
Il se souvint brusquement de quelque chose, à cause de cette fichue voix. Il était en ville, à Ravenwell. Il devait avoir quatre ou cinq ans et son père le tenait fermement contre lui. La façade du magasin indiquait “A. Maybrick, opticien” et Lucius trouvait les petites lunettes de la devanture absolument hilarantes. Il avait tendu la main pour les attraper mais Elijah l’avait vite mis hors de portée de la décoration en entrant dans le magasin. Et comme s’il avait senti la déception de Lucius, il l’avait tenu un peu plus fort.


KONSTANTIN

Sa mère ne mit pas de temps à se ressaisir. Elle était forte et capable et elle était une foutue fée, après tout. Une grande fée. Elle le poussa dans l’escalier naturel que formait les pierres sous lui et le rejoignit rapidement au bas de ce petit dénivelé. Il n’eut pas le temps de reprendre ses esprits qu’elle mettait déjà une main sur sa joue, lui expliquant que tout cela était pour le bien, le bien commun. Un grognement sourd sortit de sa gorge alors qu’elle reculait.
Elle avait fait tomber son chapeau aux larges bords et, désormais, elle avait l’air d’un épouvantail, ses cheveux recouverts de neige, emmêlés autour de feuilles mortes et glacées. Néanmoins, elle avait toujours l’air d’une combattante, une guerrière. Et elle lui ferait du mal si elle en ressentait le besoin.
Sa robe rayée blanche et noire était tachée et elle l’épousseta avant de se rapprocher de nouveau. Cette fois, cependant, elle n’était plus une mère mais bel et bien une ennemie. Elle l’avait bercé, lui avait donné tout ce dont il avait besoin, mais elle souhaitait désormais accomplir quelque chose. Et Konstantin comprit avec amertume que sa soeur était plus importante que lui, à ses yeux. Pourquoi ? C’était si injuste, si méchant ! Il avait toujours été là pour elle !
Il se jeta sur elle mais elle veilla à éviter, lestement. La magie devait certainement influer sur ses réflexes et Konstantin n’avait pas dormi de la journée. Elle était clairement en meilleure forme que lui et, même s’il avait été au meilleur de sa forme, elle l’aurait certainement battu, parce qu’elle dissimulait un couteau bien aiguisé derrière son dos. Quand il vit le métal brillant recouvert de sang, il eut envie de vomir. Qu’est-ce qu’elle avait fait ... ?

LUCIUS

La douleur à son poignet le réveilla désagréablement. Tout son corps le faisait souffrir mais, pire que cela, il avait l’impression de sortir d’un mauvais réveil.
Lorsqu’il regarda son poignet, il vit qu’un morceau du bracelet s’était enfoncé dans sa chair. Il sentait toujours la magie de fée en lui mais il était redevenu lui même et il sentait la magie glaciale couler dans ses veines. Il était devenu plus fort, le premier être à user de la magie des dieux autant que de celle des fées. Il eut un petit rire avant de repousser doucement Milo. Avant de lui accorder une explication, il passa un doigt sur son poignet, là où se trouvait le débris métallique.
“Etsi hanochku ouea.”
Le métal fondit pour ne plus former qu’une goutte, complètement enfoncée dans son poignet et frappée du sceau de sa famille. Il se sentit plus serein. Puis il se jeta dans les bras de son frère.
“Oh je suis désolé, désolé ! Tu es blessé ?”
Ses souvenirs étaient flous mais il se revoyait très nettement planter une lame dans le corps de son frère. Il passa une main sur la blessure, invoqua une rune et l’ours fut de nouveau un homme, guéri en tous points. Le prince le serra encore contre lui.

KONSTANTIN

La fiole se brisa et, au même moment, sa mère tomba à genoux, se tenant le coeur comme si on lui avait arraché. Elle regardait plus haut, là où se trouvait Milo.
“Luxifer ...”
Le loup se retransforma en humain et il regarda la fiole. Stupide démon. Ils ne pourraient jamais ... A moins que ...
Le sang continuait de couler de son flanc. Lucius avait dit ‘Un être de son sang’. Si sa mère était sa soeur, alors ils portaient le même sang en eux. Il abattit sa main ensanglantée dans la flaque de potion nauséabonde et pria Ravèn de tout son cœur que cela marche, que toute cette folie prenne fin.
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MessageSujet: Re: Les rituels  Mer 26 Sep - 13:43






Les rituels
feat. Aleister, Lucius, Konstantin

A
La fiole s’écrasa au sol, avec un bruit mat. C’était presque décevant. Toutes ces conséquences, et juste un petit éclatement discret. Morgane semblait perplexe, tandis que le fermier irradiait de colère et de tristesse. Tout ce petit monde ne respirait pas la joie et le bonheur donc. Aleister se mit sur pieds et suivit le regard de la fée. Lucius serrait l’autre fermier dans ses bras. Ainsi donc, il était redevenu lui-même. C’était heureux, même si... Miloslaw était nu. Une vague de jalousie le frappa et il entreprit d’escalader la petite butte qui le séparait de son prince.
Une secousse, assez violente, le propulsa le nez dans la terre. Le démon se retourna sur le dos, résigné à finir cette aventure allongé au sol. Le tremblement de terre avait pour épicentre le grand benêt et se propageait largement, de plus en plus. Quand il atteignit pleinement Aleister, celui-ci se retint à la racine émergeant d’un grand arbre. En espérant que celui-ci ne lui tombe pas dessus très bientôt.

« Qu’est-ce que t’as fait putain ?!»

Toute la forêt tremblait maintenant et les feuilles mortes s’envolaient en immenses gerbes vers le ciel. A peine retombaient-elles qu’elles étaient renvoyées en l’air. Ce n’était pas rassurant et Aleister espérait qu’ils ne finiraient pas par tous les rejoindre, disloqués.



M
Les bracelets cédèrent sous ses dents d’ourse. C’était inespéré ! Emballé par cette victoire, il regarda Lucius. Avait-il changé ? Etait-il toujours sous l’influence de sa tante ? Lucius le repoussa alors, usant de magie pour incruster un morceau de métal dans son poignet ? Mais quoi ? Miloslaw pensa que cela signifiait qu’il avait échoué, en fin de compte. Que Lucius avait trouvé un moyen permanent d’être dominé par cette magie. Dépité, il laissa ses grosses fesses d’ursidé tomber sur le sol et se tint là. Il ne pouvait plus rien faire pour empêcher sa propre mort maintenant. Et quand le prince se jeta sur lui, il resta immobile, la tête basse. A quoi bon se défendre ?
L’étreinte fut douloureuse, à cause de sa blessure. Mais l’état de son corps ne s’aggrava pas. En fait, Lucius n’essaya pas du tout de le saigner à blanc, il l’enlaçait en criant ses excuses. Cette fois, sa demande de pardon n’était pas guidée par la folie de Morgane. C’était sincère. Comprenant soudain qu’il avait bel et bien libéré Lucius de l’emprise de la fée noire, Miloslaw se laissa transporter par la joie. Prudemment, pour éviter d’aggraver sa plaie, il enlaça Lucius à l’aide de ses grosses pattes noires. Gentiment, il lui tapota le dos. Avec ses cordes vocales d’ourse, il ne pouvait pas lui répondre normalement, mais il espérait que le prince comprendrait son geste. Il lui pardonnait, maintenant que tout s’arrangeait. Lucius hors du camp de Morgane, il était presque sûr de venir à bout du problème qu’elle représentait. Mais surtout, il était soulagé de savoir que celui qu’il avait longtemps pris pour son frère n’allait pas finir esclave.
Lucius se dégagea après cette étreinte et invoqua une rune. Ca n’avait rien à voir avec la magie de fée. Content de le voir utiliser des sorts de façon habituelle, Miloslaw ne se rendit pas tout de suite compte qu’il était redevenu un homme et que sa plaie était guérie. Il n’en restait pas une trace, pas même une goutte de sang. Content, il accueillit en riant Lucius dans ses bras une nouvelle fois. Bon sang, il était tellement soulagé !

Avant que Miloslaw ne puisse s’inquiéter du sort des Becjm, un tremblement de terre violent l’empêcha de se relever. Le sol de la forêt s’agita, l’air autour d’eux était chargé. On aurait dit qu’un orage allait leur tomber dessus d’une seconde à l’autre, et pourtant le ciel était parfaitement serein. Quand les feuilles se mirent à sauter en l’air comme des geysers marrons, il pensa qu’ils devraient sans doute déguerpir. Plus ou moins à quatre pattes, il essaya de s’éloigner de cette folie, ne serait-ce que pour établir un trajet sécurisé. Mais il finit par tomber dans l’eau.
Il ne toucha pas le fond au moment où il s’y attendait. D’ailleurs, il ne toucha jamais le fond. En suspension dans l’eau, sans voir ni haut, ni bas, il tourna sur lui-même à la recherche de la sortie. Ce fut là qu’elle apparut. En la voyant, Miloslaw essaya de crier, mais seules les quelques bulles de l’oxygène qui lui restait dans la bouche surgirent.

« Maman ? se demanda-t-il en pensée. Et elle lui répondit.
- Milo ! Comme tu es grand et beau ! Quel âge as-tu ?
- Vingt ans.
- C’est tout ? Oh, ça ne fait donc pas longtemps. Je crois que... Mon heure n’est pas venue. Il est trop tôt pour que je revienne. Le monde se souvient encore de moi.
- Tu dois revenir. Morgane, elle va tous nous tuer si tu ne le fais pas.
- Mais si je reviens maintenant, je serai malade, tu sais. Mes pouvoirs de fée... Oh, tu sais, n’est-ce pas ?
- Oui, maman. Et tu n’aurais jamais dû me le cacher. Comme pour Vassil.
- Ah, je sais ! Ce ne sera que temporaire, bien sûr, mais... Ca peut marcher.»


Elle tendit sa main vers lui et le bout de son index toucha son front, tout juste. C’était presque un frôlement. Le plus gracieux qu’il ait jamais vu. La seconde d’après, il était propulsé hors de l’eau.
Miloslaw se hissa sur le bord, étrangement fatigué. Les secousses s’étaient stoppées. Une fois debout, il regarda ceux qui se tenaient devant lui. Dans le lot, il y avait sa mère, apparemment très heureuse. Comme il l’avait toujours connue.
Mais où était Konstantin ? Et Morgane ? Son ventre se tordit soudain à la pensée que son fiancé puisse avoir été tué.



A
Tout le bazar forestier cessa tout d’un coup. Aleister remonta la pente en s’accrochant au racines qui émergeaient du sol et se tint à genoux devant la scène. Il y avait une femme, vêtue à la mode du village d’à côté. Il ne l’avait jamais vue, bien qu’elle lui rappelait Vassil par certains traits du visage. Et puis, Milo sortit de la flotte. Il était nu et trempé. Et comme il se tenait devant eux, deux grandes ailes de papillons irisées, dans les tons bruns et rouges, apparurent derrière lui. Oh merde, il était devenu une putain de fée ! Et il n’avait même pas l’air d’en avoir conscience.
Il regarda plus attentivement la femme, qui était en train de confectionner une couronne de fleurs. Elle avait transmis son pouvoir de fée à son fils. C’était du grand n’importe quoi. Devait-il vraiment côtoyer autant de magie féerique ? Ce n’était pas bon pour lui, tout ça. Il allait finir par attraper une infection.
Se souvenant soudain de ses priorités, il se rapprocha de Lucius. Il n’y avait pas à dire, il était beaucoup plus beau quand il n’était pas sous l’emprise d’une folle furieuse. Ne résistant pas plus longtemps, il l’enlaça étroitement, se moquant bien de le couvrir de terre. Et il l’embrassa. Parce qu’il en avait envie. Parce qu’il était soulagé. Et aussi parce que Lucius était à lui et qu’il voulait que tout le monde en ait pleinement conscience à partir de maintenant.
L’air le plus sérieux du monde, il saisit ses épaules et lui murmura d’une voix chaude :

« Je vais te mettre un collier, avec un grelot, comme ça tout le monde s’abstiendra de te posséder. Personne n’oserait défier un démon. »

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