La révolte gronde à Nox, le changement arrive et ça ne plait pas à tout le monde ! Choisissez votre camp et faites le vite, des têtes vont commencer à tomber.
 

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Cinquième pari : Valet de cœur

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MessageSujet: Re: Cinquième pari : Valet de cœur  Ven 20 Juil - 15:06

Valet de coeurFenrir & Milo"Fenrir attendait son amant, s'occupant de la ferme comme il le pouvait, rêvant de romance et d'enfants. Hélas cette vie s'écoulait autour de lui sans même l'effleurer. Et puis, un soir ..."

Journal de Kon #1 - Miloslaw Kotka est de retour !

Mood sonore : fly me to the moon - frank sinatra  

Konstantin était loin d’être un poltron mais l’amour était une chose si surprenante et compliquée. Hâte-toi lentement disait son oncle Dmitri. Lui même avait connu une terrible histoire d’amour. Il avait remporté le droit de féconder le père biologique de Milo duquel il était tombé amoureux à leur première rencontre. Il s’était isolé un an, comme le voulait la coutume, pour se former, comme l’avait fait Kon. A son retour, le père de Milo était tombé amoureux d’une autre. A sa connaissance, Dmitri ne s’en était toujours pas remis.
Il ne laisserai pas la même chose lui arriver. Il gardait en lui le souvenir de Miloslaw, enfant, les yeux brillants comme des gemmes parce que sa mère lui apportait une soupe à l’oignon. Il espérait un jour provoquer de tels sentiments en lui. Tout était si parfait, quand on y pensait ... Il avait juste à saisir sa chance. Libre de tout fardeau, il pourrait rester ici avec Miloslaw, pour toujours. Et tant pis pour tout le reste du monde.
La mère de Milo n’avait jamais semblé comprendre les regards amoureux que ce gamin de douze ans posait sur son fils et, si ç’avait été le cas, elle n’avait jamais souhaité les séparer. Elle aurait pu, pourtant, en un tournemain. Rappeler le père de Konstantin, le virer de sa propriété ... Mais elle n’avait rien contre leur amitié un peu plus prolongée, leurs pérégrinations dans les montagnes, leur complicité. Oh comme il aurait voulu ne jamais avoir quitté cette montagne. Leur amour aurait fleuri en même temps que leur puberté. Et Konstantin aurait peut-être fini par guérir.
Sa maison lui aurait manqué, bien sûr. C’était une charmante chaumière sur pilotis qui donnait sur la partie sud de l’île. Grande et confortable, elle sentait toujours bon la cannelle et les épices. Son père qui s’occupait à éplucher des pommes de terre pour en faire de l’alcool, sa mère près du feu qui, les yeux révulsés, jetait ses osselets pour prédire l’avenir. Ils lui manquaient. Il n’y était pas retourné depuis trop longtemps. Et si quelque chose leur était arrivé ... ? Non. L’île veillait sur eux.
Sa mère n’était pas du genre à se laisser avoir sans revoir son fils, de toute façon. Elle était une sorcière, en quelque sorte, c’était pour cela qu’elle avait dû s’enfuir de Ravenwell. Sa magie naturelle avait commencé à devenir dangereuse et sur l’île de Jem, elle avait trouvé des personnes pour lui apprendre à jouer avec les racines, les arbres, les bêtes et les forces de la tempête. Druidesse et chamane du village, elle prédisait l’avenir autant qu’elle guérissait les blessures.
Lorsqu’il était petit, elle lui racontait des récits très construits sur la nature et pourquoi il ne fallait jamais la brusquer. Konstantin avait toujours trouvé injuste de voir qu’elle s’investissait autant pour l’île sans jamais pouvoir se métamorphoser.
Milo, lui, était parfaitement l’inverse de sa mère. Il ne connaissait rien à ces pouvoirs qui sommeillaient pourtant en lui. Sa transformation en ourse le prouvait bien ! Konstantin ne commettrait pas la bêtise de le laisser tomber maintenant.
Lorsque Milo s’écrasa dans ses bras, Konstantin rangea tous ses mauvais souvenirs et ses regrets au bagne des ténèbres et le serra tendrement contre son torse. Il savait parfaitement qu’il profitait un peu de la situation mais était-ce si grave ? Il sentait son estomac rempli de papillons, ému à l’idée de ce qu’ils auraient pu faire. Miloslaw avait-il confiance ou aurait-il aussi fait cela avec un inconnu ? Konstantin aurait aimé, tellement aimé, qu’il lui fasse confiance au point de s’abandonner ...
“Ne sois pas désolé. Ne sois jamais désolé.”

Ils passèrent la croix des fées - qui prenait désormais tout son sens ! - et s’aventurèrent dans une zone que Konstantin n’avait encore jamais exploré. La cascade était magnifique et le métamorphe se sentit heureux de la voir.
Il se sentait toujours bien dans la nature. Bien sûr, moins que sa mère, mais Essadaria ne faisait qu’un avec les arbres, les belles cascades et les ratons laveurs. Elle s’absentait souvent pour se plonger dans la forêt, des semaines, souvent. A vrai dire, elle passait plus de temps loin du village qu’à l’intérieur de celui-ci. Essadaria était née avec le don, pas lui.
Lorsque Milo se déshabilla, il se détourna et soupira doucement. Se palpant le ventre, pour regarder s’il n’avait pas un peu grossi ces derniers temps, il se demanda si ce serait long. ‘Je t’accompagne’ avait-il dit à Milo mais il ne savait pas dans quoi il s’embarquait. Il ne savait pas trop si on pouvait faire confiance aux fées mais, encore une fois, il n’en avait jamais rencontré. A part Vassil ... il avait couché avec une fée pendant deux ans et demi, c’était une nouvelle assez dure à gérer.
Il y eut un énorme bruit et Konstantin se retourna. Le danger était plus important que la pudeur de Miloslaw qui, de toute façon, lui avait exposé son corps la nuit dernière en lui racontant sa vie. Il se souvenait encore de cette cicatrice, de ce goût qu’elle avait laissé sur sa langue, plein de désir et de retenue.
Il se précipita sur les sangsues qu’il arracha avec violence. Sa mère lui avait appris comment faire. Elles retombèrent au milieu du lit de la cascade et il les écrasa de sa chaussure.
C’est alors qu’elle leur apparut. Ses ailes étaient irisées, ses vêtements étaient étranges mais il ne pouvait pas ne pas la reconnaître.
“Mama ?”


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MessageSujet: Re: Cinquième pari : Valet de cœur  Ven 20 Juil - 17:39






Valet de cœur
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Que pouvait craindre un vampire de sangsues ? Rien, tant que les sangsues étaient ordinaires. Mais celles-ci ne l’étaient pas. Plus grosses, elles lui arrachaient son sang, affaiblissant ses jambes à une vitesse folle. Plusieurs l’escaladaient, comme pour l’engloutir. Et en fait, c’était peut-être bien ce qu’elles avaient l’intention de faire. Parce qu’une fée le leur commandait. Quelle horreur !
Konstantin ne mit guère de temps à intervenir, alerté par l’énorme bruit qu’avait provoqué la chute du rocher. Sans montrer d’hésitation, il arracha une à une les sangsues qui s’en prenait à Miloslaw. Ce dernier hurla presque à chaque fois, au début. Quand son fiancé en eut terminé, sa peau était encore plus livide que d’habitude au niveau des mollets et ses jambes ne le portaient plus qu’à peine. Il s’écroula dans l’eau et, tandis que Konstantin écrasait les bestioles, il se hissa avec peine dans l’herbe.
Un petit éclat, comme un rayon de soleil entre les feuilles d’un arbre, attira son attention. Le temps qu’il tourna la tête, elle était déjà là, comme si elle s’y était toujours trouvée.

Belle. Non, magnifique. Des ailes de papillon, sombres mais suintantes de poudre scintillante. Des cheveux qui semblaient se fondre avec sa robe, une robe qui semblait se fondre avec sa peau, une peau qui semblait se fondre avec l’eau dans laquelle elle pataugeait. Les lèvres ouvertes sur son admiration, les yeux écarquillés par la fascination, Miloslaw se dit que c’était la première fois qu’il voyait vraiment une fée.
Tante Morgane, il était sûr que c’était elle, les jaugea avec colère. Ou désappointement. Oui, elle semblait surtout particulièrement ennuyée. Et puis, Konstantin brisa le silence. Avec un mot qui brisa le cœur de Milo.

Sa mère ? Comment cette créature pouvait-elle être sa mère ? Cela voulait donc dire que la mère de Kon désirait le supprimer ? Après l’attaque du rocher, il n’avait pas vraiment de doute sur la question. Et aussi... Tous les deux étaient donc cousins ? Et Vassil ? Tout cela virait d’une manière effrayante. Il était à deux doigts de l’inceste et ne savait même plus s’il devait en vouloir à quelqu’un ou juste offrir sa vie pour que tout redevienne paisible à la ferme. Quel fou il avait été de revenir ! Tout le monde se débrouillait bien sans lui, qui ne faisait qu’apporter des ennuis.

« Konstantin. Vas-t’en. Cela ne te concerne pas. Retourne avec Vassil, c’était très bien comme cela. Oublie Milo. De toute façon, il va mourir. Et ne me fais pas une scène, s’il-te-plaît. Des métamorphes femelles, il en arrivera bien d’autres un jour. En plus, tu ne le connais vraiment que depuis quelques jours. Tu passeras vite à autre chose. Je pourrai même te permettre de féconder Vassil si tu veux. Ou n’importe qui d’autre.»

Miloslaw sentit une vive colère lui brûler la poitrine. Il se releva, forçant sur ses jambes affaiblies. Son corps réclamait du sang.

«NON ! Konstantin est à moi ! Et en plus, il m’aime, moi. Pas Vassil. Moi !»

Il posa un instant les yeux sur son fiancé, l’air de dire «n’est-ce pas ?» Au fond, il n’était pas certain que Konstantin ne finisse par réaliser qu’il était amoureux de son demi-frère fée. Il y avait pourtant un moment où il devait commencer à lui faire vraiment confiance, quitte à souffrir plus tard. Et ce moment-là était approprié.

Morgane éclata de rire. Il en était sûr maintenant, c’était elle. Elle avait les mêmes yeux pétillants que sa mère, bien que la couleur de l’iris soit légèrement différente.

« Pauvre chéri, si affamé d’attention. Mais ça ne fonctionnera pas. Je suis venue ressusciter ma sœur et pour cela, Miloslaw Kotka, tueur de fées, tu dois mourir à ton tour. Qu’il vienne se sacrifier sur la grande pierre plate, au sommet de la colline Est, quand la lune sera pleine dans deux semaines. Mélusine renaîtra et la corruption sera chassée de cet endroit. Bien sûr, s’il n’est pas là avant minuit, je lâcherai la forêt sur... Ce charmant petit village qui n’a jamais rien demandé à personne. Avec toutes les surprenantes et horribles tragédies qu’il leur ait arrivé ces dernières années, ce serait vraiment dommage qu’ils en bavent encore plus, n’est-ce pas Kon ? Mon chéri, ne fais pas ta tête de cochon et montre-toi raisonnable.»

Miloslaw avait le sang glacé. Il était persuadé que Konstantin allait le laisser tomber et le ligoter lui-même pour l’emmener à la mort, sur son épaule. Après tout, pourquoi ne l’aurait-il pas fait ? Il aurait alors tout ce qu’il voudrait et en plus, il s’agissait de sa mère ! Il ne pouvait pas tenir à lui à ce point, si ?

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MessageSujet: Re: Cinquième pari : Valet de cœur  Ven 20 Juil - 18:44

Valet de coeurFenrir & Milo"Fenrir attendait son amant, s'occupant de la ferme comme il le pouvait, rêvant de romance et d'enfants. Hélas cette vie s'écoulait autour de lui sans même l'effleurer. Et puis, un soir ..."

Journal de Kon #1 - Miloslaw Kotka est de retour !

Mood sonore : mama - my chemical romance  

Faisons le point. Sa mère était là, devant ses yeux. C’était elle, la tante Morgane, il en était persuadé. Il était aussi persuadé que c’était une fée. Mais c’était impossible. Sa mère s’appelait Essadaria Becjm, née Wrujka. Oh mais cela expliquait tout désormais. Cela expliquait pourquoi Vassil portait le même nom que sa mère. Cela expliquait tant de choses. Lui qui avait cru à des coïncidences rigolotes. Il avait même rigolé avec Vassil à ce sujet. Ils s’étaient rapproché comme ça ... tout le monde lui avait menti, depuis si longtemps.
Il serra la main de Miloslaw en la regardant. La nudité de son fiancé était désormais le dernier de ses problèmes. Il avait bien plus sur les bras. Il avait cru en une femme qui s’avérait être une totale inconnue. Il fronça les sourcils en la détaillant. Sa mère était une femme secrète et il l’avait toujours respecté mais il était hors de question qu’elle fasse du mal à l’homme de sa vie. Elle s’était fichue de lui pendant tout ce temps !
Il revoyait encore la dent de dragon que sa mère portait en sautoir, celle que lui avait offert son père. Le bracelet de fiançailles, puis de mariage, que son père lui avait offert. Elle les portait, vaguement cachés par une sorte de grand tissu flottant. Cette femme ne pouvait pas être sa mère, celle qui dansait pour que la pluie vienne, celle qui l’avait couvert de pétales d’azalées pour le bénir en rendant grâce à la nature. Son père était-il au courant? Savait-il que sa femme était une fée maléfique ?
La tête lui tourna brusquement. Était-il en enfer ? Il sentait son sang couler dans ses veines comme l’eau de la cascade, brutale et enragée.
Toutes ces heures à lire des contes enchantés tirés de la bibliothèque coincée dans le renfoncement du mur de ses parents, toutes ces journées à souffrir d’une douleur atroce alors que sa mère, cette fée ou cette sorcière, il ne savait plus, connaissait bien la source de cette souffrance. Toutes ces semaines à croire que c’était de la faute de son père qui avait choisi une femme normale au lieu d’une métamorphe alors que c’était le sang de fée qui coulait dans ses veines qui le rendait malade.
Les années qu’ils avaient partagé ensemble, dans les bois, jusqu’à la limite où il avait le droit d’aller. Les caresses, les baisers, les douceurs, les contes, les pleurs, aussi. Tout cela, l’avait-elle mimé ? Avait-elle imité l’amour qu’elle avait pour lui et son père ? Où allait-elle quand elle s’enfuyait de Jem ? Les contes avaient souvent, ils l’avaient vu, des bases réelles. Et là, ils étaient en plein de le modèle même du conte classique : la trahison et la désillusion.
De quel vice avait-il hérité d’elle ? Il se sentait mal et la nausée lui montait de plus en plus à la gorge. D’un instant à l’autre, il pouvait se plier pour cracher de la bile.
La femme semblait étrangement désappointée et Konstantin reconnaissait avec regret chaque petite ride d’expression de ce visage. Ses lèvres vermillon, un peu trop pincées, ses yeux trop plissés. Essadaria - non, Morgane - maîtrisait avec brio toutes les étapes de la culpabilisation. Mais il n’était plus un petit garçon malade et elle ne lui faisait pas peur. Plus peur. Il s’avança d’un pas et s’arrêta quand elle commença à parler.
Il allait la rembarrer quand Miloslaw parla en premier. Konstantin, touché en plein coeur, tourna la tête vers Milo. Ébahi, il le regarda, planté sur ses pieds, parfaitement décidé à en découdre. C’était comme un voeu qui se réalisait.
Sa mère tenta de le convaincre, sans se laisser ébranler et il se sentit bouillonner de rage à l’intérieur, comment osait-elle ! Il s’avança jusqu’à la dominer de sa taille et s’arrêta à quelque centimètres seulement de son visage. Il retira les multiples bracelets qui couvraient ses cicatrices et les laissa tomber dans l’eau. C’était à cause d’elle qu’il se sentait toujours obligé de se recouvrir de bijoux.
“J’ai été malade à cause du manque de magie, c’est ça ? Comme la mère de Milo ? Tu savais et tu m’as laissé souffrir, tu m’as laissé endurer mille morts avant de m’envoyer ici. Est-ce que papa sait que tu es un être immonde et maléfique ?”
Morgane leva les yeux au ciel, comme pour lui signifier qu’il agissait comme un enfant et plaça ses poings sur ses hanches. Dans son enfance, cela ressemblait à quelque chose qui se conclurait par une fessée. Mais il n’était plus un gosse souffreteux.
“Je savais que c’était une erreur ...
- Tu veux dire ma naissance ?
- Ne sois pas puéril, mon petit loup.”

Il s’écarta de quelques centimètres. Il se sentait exploser de l’intérieur.
“Tu as été horrible, tu m’as menti toute ma vie ! Tu as dit que tu venais de la capitale et que tu avais dû fuir mais c’est faux, n’est-ce pas ? J’ai été dévasté, j’ai pleuré toutes les larmes de ton corps quand j’ai su que ta famille t’avais rejeté ! Mais ce n’était qu’un mensonge de plus pour toi. Combien de familles est-ce que tu as eu ? Tu dois être plus vieille que le monde. Combien de fils est-ce que tu as rendu malade à cause de ton sang de monstre ? Combien ont atteint l’âge adulte ?”
Morgane sembla ébranlée, juste un instant puis retrouva son visage impassible et froid; Si différent de celui qu’il connaissait. Alors il s’avança et posa sa main sur la joue délicate et éthérée de sa mère.
“Je t’aime, Mama, mais tu sais que je te laisserai exterminer l’empire entier, le monde dans son ensemble si cela pouvait sauver Milo. Sa vie est plus importante que n’importe laquelle pour moi.”
Puis, il s’écarta, doucement. Planté dans une position solide, il mit ses poings sur hanches, lui aussi. Décidé, il lui accorda une expression tendre et méprisante à la fois.
“Nous serons là, à la pleine lune. Et nous ramènerons Meluzina sans qu’un seul cheveu de Miloslaw ne soit touché. Même si pour ça, nous devons te botter les fesses.”

“Comment ça il falloir cheveu ?”
Lucius était un mage, première nouvelle. Et apparemment, il avait peut-être une solution pour ramener la mère de Milo mais il avait besoin d’un morceau de Milo.
“Les fées ne meurent pas. Pas quand elles sont aussi vieilles et puissantes. Elles se fondent dans la nature. Tout ce dont on a besoin c’est d’un truc pour la ramener parmi nous. Quelque chose qu’elle aimerait assez pour la faire refaire surface. Je me chargerai du reste.”
Vassil fronça les sourcils et Lucius lui adressa un sourire canaille. Vassil rougit. Que se passait-il au juste dans cette cuisine ?
“J’aurai besoin d’un de tes cheveux, aussi.
- Quoi ?
- Eh bien, tu es son fils, non ? Elle devait t’aimer autant qu’elle aimait Milo.”

Cette fois, Vassil resta figé quelque secondes puis arracha un de ses cheveux; Au moment où Lucius allait le prendre, Vassil recula sa main.
“Je vais aider. A la ramener. Ma mère.”
Konstantin croisa les bras. Le retour de Milo n’avait apporté que des bonnes choses ici. Il sourit doucement hocha la tête. Ils allaient ramener Meluzina tous ensemble.
En baissant les yeux, il remarqua que ses marques, ces cicatrices qui zébraient ses bras, scintillaient de poudre rouge. Il était pourtant persuadé que cette de sa mère était noire.
Il rabattit prestement ses manches.

FIN.


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